‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 3)Chapitre 62 sur 240 · XI · texte numérisé non relu

XI

L'Asie, province romaine en 621. iSd ar. J.-C.

La cessation complète du monnayage macédonien de For dans l'Asie Mineure est une énigme historique qui n*a cies monnaies d'm

en Asie BOUS

pas encore été expliquée; nous allons en parler ici suc- ics succeBscurs cinctement. Il existe un grand nombre de pièces d'or de Philippe II , d'Alexandre le Grand , même de Philippe III Arrhidée; mais, à l'exception du roi de Thrace Lysimaque et des Lagides d'Egypte, toutes les monarchies fondées sur les ruines de l'empire d'Alexandre ont bientôt cessé d'émettre des monnaies d'or; celles des premiers Séleucides ne sont pas communes (1) ; celles d'Antigone et de Démétrius Poliorcète sont d'une grande rareté; les derniers rois de Macédoine et de Syrie, les Attales, malgré leurs richesses, les souverains de la Galatie, de la Gappadoce, les rois parthes n'en ont frappé qu'aux vir et vin* siècles de Rome. Dans l'ancien empire d'Alexandre il n'existait, autant que nous sachions, d'autres pièces d'or que celles d'É-

(1) l\ y a peu de Icmps que Burguu (Cat. Northwick, p. 127) et d'autres connaisseurs ont pris la dérense des grandes pièces d'or des premiers Séleucides qnijusqu'àce jour,avaientélé généralement regardées comme fausses* Burgon et ceux qui partagent sa manière de voir se basent surtout sur le poids de ces pièces : 34s%21 (=527,9, Cat. Northwick) et aa«%99 (=524 1/2, ibid,), qui s'accorde exactement avec Toctadrachme attique. D'après cela, le monnayage en or des premiers Séleucides parait être beaucoup plus considérable qu'on ne l'avait cru auparavant, quoiqu'il reste encore assez limité.

[Depuis la pubiicatiou de l'ouvrage de M. Mommsen, d'autres grandes pièces d'or des Séleucides, parfaitement authentiques, ont été signalées.]

GRAPITRE IT.

138etl37ar. ).-C.

89 et 88, 85 «t 84 ar. J.-C.

On continue h en

frapper aux noms

de« rois Philippe

et Alexandre, aprëa leur mort.

La monnaie d'or, droit exclnsif da anzerain.

Rome

se considère

comme anteraine.

gypte, les pièces à moitié romaines de Thrace, avec le nom de Cosoa («tipra, p. 283) , quelques monnaies très-rares de Nicomède II Épiphane (ans de Rome 616 et 617) (1), celles de Mithridate Eupator avec les dates qui correspondent aux années 665, 666 et 669, 670, et la contre-marque de Tatelier dePergame (2), enfin la petite pièce d*or d*Amyntas, roi de Galatie, frappée sous l'autorité de Marc-Antoine (3). D'autre part, iJ est bien prouvé que rémission de pièces d'or aux noms de Philippe et d'Alexandre continua encore après leur mort. De cet ensemble de faits, on serait amené à conclure que le monnayage de For étant considéré comme un des attributs de la royauté suzeraine, aucun des rois qui se partagèrent le grand empire macédonien n'eut la prétention à la suzeraineté sur les autres royaumes, et par conséquent ne songea à faire frapper de la monnaie d'or en son propre nom. Les Lagides d'Egypte ne paraissent pas s'être considérés comme successeurs d'Alexandre; aussi font-ils exception. Quoi qu'il en soit, le gouverniement romain adopta cet ordre d'idées et ne permit d'émettre de

138 ar J.C.

89, 85 et 76 ar. J.-C.

(1) Mionnet, t. Il, p. 509, ir* 49 et 50. Le poids est celui du philippe (8*^,46= 159 1/4); l'année 160 d'une des pièces, avec date, correspond à l'an de Rome 616.

(2) Eckhel, Doct. num. vet,, t. Il, p. 365.— Mionnet, t. II, p. 360, n** 6 et 7 ; Suppl., t. IV, p. 466, n*** 8 et 0. Le.<« poids sont de 8«%46 (=130,5, Leake) ; 8«%43 (=130, 1, Co<. Thomas, p. 229. — CaL Northvoick)-, 8«',42 (=158 1/2,

'Mionnet, p. 7);8*s36(= 157 1/2, Mionnet, p. 6, pièce trouée) ; 8c%23 (=127, Cat. Thomas, p. 230) ; 8s',15 (Koeline, Musée Kotschoubepy t. Il, p. I3t, 135). La plupart de ces monnaies ne portent pas de dates; on n'y trouve que les années 209 = l'an de Rome 665 (Mionnet, Suppl., t. IV, n» 8. ^Cat. Thomas, p. 230), 213 = Tan de Rome 669 (Musée Kotschoubey, 1. 11, p. 131), et 222=ran de Rome 678, si l'on peut admettre la pièce décrite par Mionnet, Supplément, i. IV, n*9.

(3) On De sait comment expliquer le poids anormal de cette pièce d'or, icr,43 (=22, Leake), qui n*est connue que depuis peu de temps.

Page 1