ALS CRA VL LATIN
qui nies, ce tombeau est le seul de tous ceux qu'il avait pu visiter qui contint des . monnaies. M. Carlo Caïn panai i a trouvé des as latins à Vulci et à Toscanella; M. l’archiprètre Regulini en a vu «à Caere (1 ) et Arduini en a rencontré • dans les tombeaux d’Orte, sur la rive droite du Tibre, à moitié chemin entre Rome et Chiusi. Des cinquante monnaiesqu’ Arduini y découvrit, aucune n’était étrusque, toutes étaient romaines, excepté trois qui étaient des as latins (2).
Les dépôts d’Amelia et de Vicarello, dont nous avons déjà parlé, confirment encore ces données. Ce n’est qu’aux environs de Clusiutn et de Tuder que l'on commence à trouver des monnaies étrusques et ombriennes.
A l’Est et au Sud, les monnaies appartenant au système libral du Latium se rencontrent sur la côte transapennine, dans le pays des Senones (Seuoyallia vel Sena gallica, nunc SinigayUa) et dans le Picenum, ainsi que dans la Sabine, dans le pays des Marses, dans les Abruzzes, enfin dans l’Apulie septentrionale, jusqu’à Luceria et Venusia; on en a trouvé aussi dans le nord de la Campanie et même dans le Samnium, mais elles n’y ont probablement pas été fabriquées.
L’as est en général fort rare partout, et les petites divisions beaucoup plus communes; nous reviendrons sur cette, particularité.
Plusieurs des villes où ces pièces furent fabriquées étant ép«iu« des colonies latines fondées à une date parfaitement connue, talion, nous savons au juste l’époque à laquelle peut remonter ce monnayage; ainsi les monnaies de Luceria sont nécessairement postérieures à l’année 440 de Rome, celles de Venusia 55i Z. j..ç. à 403, celles d’Hatria à 465, d’Ariminum à 486, de Firmurn m 9 ,T' J-'c'
(1) Gemiardli, /oc. et/., p. 27.
(2) L'Acs grave, p. 101.