CHAPITRE ir
petite valeur d’argent possible, sont (1) une preuve que les hommes <1’ affaires des temps anciens employaient indifféremment dans leurs comptes l’unité d'argent et ses fractions, c’est-à-dire le nummus et les libellae, ou l’unité de cuivre et ses divisions, l’as et les onces. bri*in«d« .igné». Nous voyons qn’originaireiiient les divisions du denier et
du sesterce ont dû avoir des signes identiques, que l’introduction du denier de 16 as a pu seul y apporter un changement, et que ces divisions devaient être pour le denier de 10 as, la 1/2, le 1/10, le 1/20, le 1/40. Les signes ou chiffres sont les mêmes dans les deux séries, à l’exception du quatrième, qui dans la première est un D, et dans la seconde un T. Il est probable que ce dernier est d’une époque plus récente, comme en général tous les chiffres exprimés par l’initiale de leur nom (2) ; dans la série du denier on a conservé le chiflre de l’ancienne forme. Les dénominations ont été évidemment variées dans les deux séries pour la plus grande commodité des calculateurs, qui pouvaient reconnaître au nom seul de la fraction s’il s’agissait d’une division du denier ou du sesterce : semis et quinque libellas, varia et libella, semuncia et sembella, siciliens et teruncius. Mais il est difficile d’admettre que cette distinction soit très-ancienne. Les dénominations un cia et semuncia n’ont pu être
(1) Cette expression proverbiale mal comprise a donné lieu A Donatus de supposer (dans son Commentaire sur Phormlon, I, t, 9) que la libella était le 1/12 de l'once. Il est certain que, ne connaissant que le système oncial d'une port, et sachant de l'autre que la libella était la plus petite Traction possible, il ne pouvait donner une autre explication.
(2) Comme C pour centum, M pour mille, û pour quinarius, et plusieurs autres. On ne peut en dire autant des signes S et 2, semis, sernuncia, qui indiquent des moitié*; Il est vrai que l'expression moitié n’est pas à proprement parler un nom de nombre.