‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 131 sur 255 · SU4 •*. J · texte numérisé non relu

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vers l’an A 20; les pièces d'argent d'Albe sont postérieures à l'année A5I, époque de la fondation de cette colonie et ont été également fabriquées sous l'influence de Tarente. Le type des pièces d’argent de Téaté est semblable à celui des didrachmes de Tarente, et Taras sur le dauphin se voit même sur les monnaies de cuivre de cette ville. La principale pièce de la série des Rubastini n le type ordinaire des dioboles de Tarente et d’Héraclée : Hercule étouffant le lion. Le pied monétaire des didrachmes permettrait de les classer, soit dans le système de la Campanie, soit dans celui de Tarente. Mais les petites pièces n’ont aucune analogie avec celles de la Campanie, dont l'émission était d'ailleurs arrêtée depuis longtemps quand le monnayage des villes latines de l’Apulie commença; celles de troisième et de quatrième grandeur ont au contraire beaucoup de ressemblance, tant pour le pied monétaire que même en partie pour le type, avec les dioboles et les oboles «le Tarente, de Ie', 3 et 0'r,6. La seconde pièce de la série latine de l’Apulie manque, il est vrai, dans la série de Tarente, mais elle pourrait s’y intercaler parfaite ent comme représentant la valeur d’un demi-drachme.

C’est donc parmi ces pièces qu’il faut chercher l’unité d’argent du système décimal de l’as ; et celle que l’on peut avec le plus de raison considérer comme telle , est certainement le diobolf, dont le poids (lsr,3) est à peu près celui du scrupule romain. Legrand nombre de ces pièces frappées à Tarente et à Héraclée, et que l’on retrouve même parmi les monnaies de la colonie de Pitanates envoyée par Tarente dans le Samnium (voy. p. 169), prouve assez combien ce diobole avait d’affinité avec le monnayage de l’Italie du centre et de l’est. Selon toute apparence cette pièce était donc considérée dans le Latium,

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en Apnlie, et au delà des Apennins, coiuuie la principale unité d’argent, comme le nummus; elle se divisait en dix Uhrllite, suivant l’usage établi à Rome, en Sicile, et certainement aussi dans les colonies latines. Or pour adapter le nummus (ou unité d’argent) de dix hbtllac à la principale unité de cuivre représentée par l’as libral de douze onces, il fallait évidemment prendre comme point de départ la grande ou la petite unité, et l’on préféra choisir cette dernière parce qu’il était plus facile de diviser le nummns en dix onces (5/0 d’as) que d’avoir une libella d’une once cl un cinquième.

Les deux plus petites unités des deux systèmes, la libella faible et l’once de la série librale se trouvant ainsi assimilées, le poids et la dénomination des pièces peuvent facilement s’expliquer. On frappa des demi-onces ou hemilitrae (voy. à Y Annexe K, u° 3, les pièces portant les deux signes 2 et H réunis), des onces ou libellae, des sexlans, des quadratu, des Iriens, autrement dit des pièces de deux , de trois et de quatre libellae , enfin des quincunx ou deminummus, et plus tard aussi des dextans ou nummus en cuivre; en même temps on frappa en argent des deminummus et des nummus, plus rarement des pièces d’un nummus et demi et de six nummus valant les premières quinze onces et les secondes cinq as, et très-rarement aussi des as de cuivre valant un nummus et un cinquième.

Quant au poids, si la libella représente une valeur d’argent de 0»r,13 , l’once de cuivre, qui doit avoir la même valeur, pèsera (d’après la proportion de 1=250) à peu près 32*', 5, et les autres pièces de la série suivront la même proportion; nous arriverons ainsi à un as d’environ quatorze onces, et c’est eu effet sur ce pied

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