‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 132 sur 255 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

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d'Aucftnc.

Aulrcsp feeetk p«o ptèa semblables •n Apulie.

que sont coulées la plupart des monnaies de celte calé gorie (1).

La pièce d’Ancône pesant 8 grammes, ayant pour type la tête de Vénus et au revers les armes parlantes de la ville (un coude avec deux étoiles) et la légende ArKON , est une exception. Elle pèse environ 8 grammes (2) et elle ne peut pas être moins ancienne que l’as libral, mais elle ne peut entrer dans aucune des séries de ce monnayage. II est probable que c’est une monnaie coloniale, et qu’elle appartient à quelqu’une des séries d’argent de l’Italie ou de la Sicile; les deux étoiles peuvent parfaitement indiquer un diobole ou un dililron.

La même observation peut s'appliquer aux monnaies de cuivre de l'Apulie, si toutefois elles appartiennent à cette époque. Cependant en l’absence de tout chiffre indiquant leur valeur, nous ne pouvons en dire autre chose, si ce n’est qu'elles n’appartiennent certainement à aucune des séries de cuivre ayant une valeur intrinsèque, et quelles semblent plutôt être d’origine grecque, et avoir été frappées sous l'influence de Tarente ou peut-être des villes grecques assises sur l’autre rive de la mer Adriatique.

(1) M. Btrckh (iletr. Unters., p. 380) cherche 8 expliquer la force du pied monétaire de l'aes grave d'Ilalrla, en disanl qu’il dcvail y avoir dans le voisinage de celle ville des mines de cuivre dont l'abondance diminuait la valeur intrinsèque du métal. Mais celte supposition ne s’appuie sur aucune des données historiques que mus possédons. La dénomination Dea Cuprn et les noms de ville Cupra monlana et Cuprn martlimn ne dérivent pas de Cuprum (aes), mais sont dérivés (Varro, De lingun lalina , V, 1 il) ) du mot sabln cyprius ou cuprius, équivalent de bonus. Il est fort douteux que le cuivre se soit trouvé ü l'état natif sur le mont Catrio dans le Plcenum, quoi qu’en dise Rellenghis ( roi/ Amati, Ofsrrrarzio’ii supra una antica statuetta , dans le Giornale Arcntitco, t. II).

(ï) 8*', 5 (.= 108, Carelli), et 8«',5, au Cabinet de Berlin.

MONNAIKS DF. CORA.

Il nous reste à parler des monnaies de Cora si rares et si MonnalM d* Ccr». difficiles à expliquer. Nous n'en connaissons que deux, une d'argent et une de bronze. Voici leur description :

Tête laurée d’Apollon.

r CORANO. Cavalier avec la clilamyde flottante brandissant une lance. Poids, rt*r,03. Æ. (1).

KORANO- Tête laurée d’Apollon.

r) Taureau à face humaine couronné par la Victoire.

Bronze du module ordinaire des monnaies de cuivre napolitaines (2).

l.a légende, le style et le type de ces deux pièces conviennent à des monnaies cainpanienDes; on peut ajouter qu'à l’époque indiquée par la forme des lettres, c’est-à-dire au v* siècle de Rome, les villes du Latium n'avaient pas encore frappé de monnaies d’argent de ce module et que toutes leurs monnaies de cuivre étaient taillées d’après le système libral. 11 serait donc assez naturel de restituer ces deux pièces à Cosa de Campanie dont on connaît déjà d’autres monnaies de cuivre avec la légende COSANO- Mais nous pouvons espérer que cette attribution , qui serait un moyen extrême auquel on ne devra recourir que comine un pisaller, ne sera pas nécessaire et qu’en effet ces deux pièces

(1) = U6 grain», Millingen, Jncient coins of (Week ciliés and Rings, Londres, 1831, P* L — Compare! aussi les Considérations sur la numismatique de l'ancienne Italie du même auteur, page 237, et surtout la page 22 du Supplément. Il parait prouvé que la légende est bien CORANO et non SORANO, comme M. Millingen l'avait cru d'abord. Il a renonce lui-méme à celle opinion d’après les observations de MM. Ch. Lenorinanl, de Longpérler et de Luyncs, qui avalent soigneusement étudié la legtnda sur l'original.

(2) Riccio [Mon. di cit/à, p. 3), d'après une pièce de son propre cabinet. Cependant la présence de A devant o nous semble citrauidliiaue.

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