CHAPITRE I
do la Tvrrliénie et celui des côtes de l’Asie Mineure soit fortuite. C’est un fait curieux à constater, mais qui n'a rien d’étcmnant.
Nous avons vu le poids de l'argent dériver du poids de l'or par la réduction de celui-ci aux deux tiers. Cette fois c’est la monnaie d’argent qui sert de point de départ à celle d’or, c’est à-dire l’or de Milet est à l’argent comme l’argent est au statère de Phocée; ou bien, le statère d’or de Phocée est vis-à-vis de l’argent dans la proportion de 3 : 2 ou de 3 : A ( suivant que l’on part de l’unité ou de la demi-unité); c'est-à-dire que le statère d’or variant de 16sr,72 à 16*r,05 et le demistatère de 8(I) * * * S',36 à 8*',02 , il en est résulté une unité d’argent qui varie de i \ *r,l A à 10*r,70. En retranchant le tiers de ce dernier poids, nous arrivons au poids de l’or milésien qui pèse de 7‘r,42 à 7*r,13 et en doublant à 14*',85 ou 14,r,27. Il en résulte en dernière analyse que le statère de Phocée et celui de Milet sont dans la proportion de 9 : 8 (1) , et qu’en ajoutant à l’étalon de Milet le huitième de son poids, on retrouve celui de Phocée.
Ainsi à Milet le poids des pièces d’or est bien différent de celui des pièces d’argent, mais ils sont dérivés l’un de l’autre dans des proportions régulières : ceci explique
(I) Ou Lien en chiffres : si le poids de l'unité d'or égale 100, l’unité de
l'argent sera ■ — - — = 133 1/3; d’où 11 résulte — — = 888 9; 88 8/9:
100 = 8 : 9. Ces pièces pourraient aussi être considérées comme des tétradrachmes répondant à la drachme d'argent, dont nous parlerons plus tard, et qui égale le tiers de la pièce d’argent primitive. Le résultat est le même , mais le raisonnement est faux, car la division par tiers de la grande pièce d’or prouve qu’on la regardai! comme l’unité, et non comme quadruple de l’unité.
Rapport
réciproque de l'or et de l'argent dans le ay stèuie miléalen.
INTRODUCTION HISTORIQUE
l'existence des pièces d'argent dont le type et le poids coïncident .avec ceux des pièces d’or, et qui sont cependant des divisions de l’argent. A Clazomène, par exemple, le statèred’or pèse lâ*r,06 et une pièce d’argent du même type, de la même époque, frappée aussi d’un seul côté, pèse la moitié Gsr,93 (1) ; d’autres un peu plus récentes pèsent 3'r,48 (2) et l1 2 3 * * 6',07 (3) , et cependant ces pièces sont évidemment des moitiés et des quarts de l’unité d’argent. Le point de départ est au fond le même, mais les séries de l’un et de l’autre métal ne peuvent pas être confondues; la division de l’or de Milet par tiers établit une distinction radicale entre l’or et l’argent et une différence bien marquée avec l’or de Phocée qui se divise par sixième.
Proportion réciproque du talent euboïque d’or et du talent babylonien, ou des deux étalons do l'empiro perso.
Avant de chercher comment les monnaies d’or et d’argent de la Perse et de l’Asie Mineure ont pu pénétrer dans la Grèce, et d’étudier les changements quelles y ont subis, examinons ce qu’étaient le talent d'or ou euboïque et le
(1) 6>\93 ( = 107, Thomas, p. 90); C<',78 ( = 104,7, Mus. Brltt., p. 245).
(2) Sanglier ailé ; au revers , lion de face dans un carré , 3*', 48 ( = 53 3/4 , Hunier, pl. LXVI, Dg. 17; =53,7, Leakc, avec les pièces de CJaiomènc' ; S*, 21 ( = 49,5, Leake).
(3) Types semblables, quelquefois dans le champ K, 1<\07 (= 20 1/4,
Mlonnet, VI, Suppl., p. 85, 23); !‘’,03 ( = 19 1/2, Mlonnet, ibid.,
n* 25); 0*',93 ( = 14,4 , Thomas, p. 296), 0*’,89 , = 16 3/4, llionnet, ibul ,