‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 17 sur 255 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

talent d’argent ou babylonien. Nous avons vu dans les paragraphes précédents que l’unité d'or égale 16", 10 ou

16", 72, et l'unité d’argent égale - — = 10", 79

ou bien = 11", 16. Ces deux poids sont les

deux étalons royaux ou poids de l’empire des Perses , qui ont servi de point de départ à Hérodote (1) dans son traité, aussi célèbre que difficile à bien comprendre, sur les revenus du grand roi.

L’unité dont chacun de ces talents est composé est facile à trouver, car ils doivent nécessairement en contenir le môme nombre, et par conséquent si le talent d’or est, comme le dit Hérodote, plus léger que celui d’argent, il faudra que la monnaie représentant l’unité d’or soit aussi plus légère que celle qui représente l’unité d’argent.

Cette unité sera ou le statère ou la drachme, c’est-à-dire comme nous l’avons vu ci-dessus , page 6, note 4, ou bien une valeur équivalant à deux poids égaux (ma-nip) ou bien un de ces deux poids valant le demi-statère (S?(*xii»i). Or les Grecs ont toujours considéré la darique comme le statère d’or des Perses , et la monnaie d’argent pesant de 10 à 11 grammes (par exemple, le statère d’Égine qui en dérive) comme leur statère d’argent.

Il en résulte donc :

1* Que le (aient euboïque d'or vaudra 3,000 dariques d’or, pesant chacune 8", 36, ou 6,000 drachmes, pesant chacune 4", 18 = 25,080 grammes.

Valeur

du talent d'or et d'argent.

(t) ttl. 89 et teq.

INTnOOLCTION IIISTORIQUt

2° Que le latent babylonien d'argent vaudra 3,000 statures j>erses d’argent du poids de 11*', 14, ou 6,000 dariques d’argent du poids de 5",57 = 33,440 grammes.

3° Que ces deux talents sont l’un à l’autre dans la pro- , portion de 3:4.

4° Le latent de Phocfe vaudra 3,000 statères de Pliocée ou de Cyzique, c'est-à-dire à peu près le double du talent cuboïque.

5” Le talent d’or de Milet, si la pièce d’or pèse 14 grammes, vaudra 1 talent euboïque et 7/9 ou 1 talent babylonien et 1/3 = 44*',58ü 2/3.

Examinons si ces résultats s’accordent avec le texte d’Hérodote et les renseignements que nous fournissent les autres historiens.

Tc.to «riurwioie. Hérodote nous apprend que dix-neuf satrapies payaient leur tribut en argent, ce qui faisait un total de 7,600 talents d’ «argent ou b.abyloniens (1).

.1) l.es somme* payées par chaque satrapie en particulier sont: pour la première, 400 talents; pour la seconde, 500 talents; pour la troisième, 300 talents ; pour la quatrième, 300 talents ; pour la cinquième, 350 talents ; pour la sixième, 700 talents ; pour la septième, 170 talents ; pour la huitième, 300 talents; pour la neuvième, 1000 talents; pour la dixième, 450 talents; pour la onzième, 200 talents; pour la douzième, 300 talents; pour la treizième, 400 talents; pour la quatorzième, G00 talents; pour la quinzième, 250 talents; pour la seizième, 300 talents ; pour la dix-septième, 400 talents; pour la dix-huitième 200 talents; pour la dix-neuvième, 300 talents. Les ICO talents prélevés sur le tribut de la quatrième satrapie de Cillcie pour l'entretien du haras royal sont-ils compris dans ces sommes? Bcrckh le pense , mais le contraire nous semble plus vraisemblable. En effet , Hérodote ne dit pas qu’il donne le montant de tout l'impôt, mais seulement celui des revenus sjdeodoit royaux. On ne volt même pas pourquoi 11 sépare avec tant de soin en cet endroit 140 talents qui se rapportent essentiellement aux 360 qui étaient comme le revenu propre de Darius, èyoita. Au reste, 6i l'on

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