‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 19 sur 255 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

.inique (qui est 1=1,276), que ne le sont les chiffres 1 =1, 1/4 et 1 = 1, 1/3, que nous ont transmis Xénophon (1) et Ilésychius (2).

Au vi* siècle de Rome , les Romains comptaient toujours en talents euboïques quand ils stipulaient une somme en valeurs étrangères, par exemple dans leurs traités avec Antiochus (3) et les tètoliens (4), et dans ceux de 513 (5) et de 553 (fi) avec Carthage. Posidonius d’Apamée (le maître de Cicéron) évalue de même en talents euboïques le produit des mines de l’Espagne (7). Or, dans toutes ces circonstances, poids euboïque signifie toujours poids atlique, et il nous sera facile de le prouver.

Dans les préliminaires de la paix entre Rome et Antioclius, le payement de 15,000 talents euboïques fut fixé ainsi qu’il suit: 500 talents immédiatement. 2,500 à la ratification et 12,000 en payements annuels après la paix. Conformément à ces conditions, le général romain reçoit, au moment du traité définitif, 2,500 talents (8) et les 12,000 restants sont stipulés dans le traité : àp-fuploo & Wxw Àv-.!oyo<

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(1) Anal/., I, S, 6.

(2) Sub verb. — Cf. Pliol. , stib verb.

(3) Polyb., I, 63. — Appian., Sic., 2.

(4) Polyb., XV, 18.— Appian., Pun.,54.

(5) Polyb., XXI, 14.— T.-LIv., XXXVII, 45. -Appian., Syr., 38.

(G' Polyb., XXII, 13,15: dpyupfoo pr, yclpovox Axxutoû TdXavxi KùGtfxd a'. — Tlt.-Llr., XXXVIII, 0.

(1) Strnb., III, p. 147.— Dan» la ville de Priène en Carie, on mentionne des mines euboïques de viande ( Corpui inter, gr., n* 2006).

)8) Polyb., XXII, 24.— Tllc-Llve (XXXVIII, 37) dit par erreur l,500talents. (9) Polybe XXII, 20 ne parle pas de talents attiques, mais de talents d'argent attique, absolument comme dons le passage cité plus haut, XXII, 15.

Le mot poli!» euboïque a toujours le poids aftiqur.

Preure

de cette opinion.

INTRODUCTION IIISTORIOll:.

Preuve# Urée* d' Appien

Il est clair que ce talent, qui doit peser 80 livres romaines, est le talent attique, lout comme les 12,000 talents d’argent attiquesdont il est fait mention dans le traité sontles 12,000 talents énoncés dans les préliminaires de la paix. Le nom de talent euboïque est le nom le plus ancien, on pourrait presque dire le nom officiel du talent attique , et celui qu'on lui donnait de préférence dans les actes importants. Nous avons trouvé dans Hérodote ce nom employé dans le même sens.

Appien nous fournit un dernier témoignage parfaitement d'accord avec les données précédentes. D'après lui, le talent euboïque vaut 7,000 drachmes d'Alexandre (1), et il est probable qu’il veut indiquer ici la drachme romano-attique, c'est-à-dire le denier de la république; 7 deniers valant environ 6 drachmes attiques(ou plus exactement 112 deniers égalant 110 drachmes). Cette évaluation n’est pas, il est vrai, rigoureusement exacte ,mais elle suffisait à Appien.

C’est Titc-LIvr qui le premier a Introduit le* mots talents atliques, locution usilée de son temps. (XXXVIII, 38) : Argenti prohi duodccim milia Attica talenta data..,, talent um ne minus pondo octoginla romanis ponderibu * pcndat. — Bœckh, p. 104, I0C, suppose une diminution de la somme fixée dans les préliminaires; il n’en est pas fait mention dans les auteurs.

(1) Appian., Sic., 2 : E/ti tô EùCocixàv riXavrov ÀXi^av^ctov; foaypà; iirraxiffxiXiac* Le sens grammatical seul suffit pour indiquer que ce sont des drachmes d'Alexandre et non des drachmes d’Alexandrie dont il est ici question, comme le suppose à tort M. BircLh, Melrotog. Vnterswh ., p 14 cl suiv.. D’ailleurs Pollux (IX, 59, 85) le dit positivement. Polybe compte aussi en drachmes d’Alexandre XXXIV, 8, 7). Dans les inscriptions de la Béotie (Corpus inscrip. gr.y n* 15705) , dans celles de l'Argolidc ( Rhaiigabé, Ant. Hcll., II. p. 1007,n* 2340), et celles de Mllet ( Corpus inscrip . gr., n**2588, 2855, comp. 3521, 3599), la drachme d’Alexandre est nommée à côté des drachmes de Ptolémée (ntoXt|uut)c&) et des drachmes d’Ëgine et de Mllet ; ce n était donc pas la même monnaie. Cette drachme est la drachme attique qu’Alexandrc le Grand adopta pour la Macédoine et à laquelle on donna son nom, comme on avait donné le nom de Philippe k la monnaie d’or frappée par son père.

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