‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 37 sur 255 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

monnayage asiatique. Nous le voyons à Lainpsaque et dans les autres villes de l’Asie Mineure, chez les Athéniens, les Étoliens, les Acamaniens, les Thasiens, pour le peu d’or qu’ils ont produit; nous le verrons également en Sicile et à Tarente; nous le verrons surtout en Macédoine, où les rois l’adoptèrent et le suivirent fidèlement depuis leurs plus anciennes monnaies d'or jusqu’aux dernières. Car c’est une grande erreur d'attribuer, ainsi qu’on l’a fait souvent, une origine athénienne aux pbilippes d'or. Comme le remarque parfaitement M. Bœckh (1) , il entrait, au contraire, dans la politique de Philippe II de nationaliser en Macédoine le statère d’or de Darius; c’était comme un acheminement éloigné à la conquête de la Perse qu’il projetait déjà.

L’idée de prendre l’étalon d’or pour servir de base aux monnaies d’argent en même temps qu’à celles d’or peut être considérée comme une anomalie , et cependant cette anomalie sert de point de départ aux deux séries de monnaies grecques les plus importantes par leur ancienneté et par le nombre des pièces.

Commençons par la monnaie d’Athènes. Il existe des pièces d'argent d’une espèce particulière et fort ancienne ; elles sont toutes frappées d’un seul côté et portent divers emblèmes : la tète de Gorgone de face (2) , la chonette , le

En Macédoine.

Philippe» d’or.

Anomalie de ce système.

Système athénien.

Type

des ancienne* monnaie».

(1) Met. Untersuch., p. 130.

(2) 17*r,02 (=3201/2, cabinet de France, trouvé à Athènes parCousinéry, Beulé, Mon. d' Athènes , p. 17. — Mionnet, II, p. 113, n° 15; Poids, p. 64); 16«r,87 (deux exemplaires dans le cabinet de M. le duc de Luynes, Beulé, loc. cit, p. 32). — 8*r,50 (= ICO, Prokesch, Abhandl. Berlin Akad., 1845, p. 74, à l'article Séapolis, exemplaire parfaitement consent); 8«%43 (= 158 1/2, Mionnet, U,p. 112, n°12; Poids, p. 53ducabinetCousinéry; d'après M. Beulé, p. 17, il existe deux exemplaires qui pèsent 8«r,45) ; 8*r,30 (ca-

INTRODUCTION HISTORIQUE

cheval (i) (on peut rattacher à cette pièce celles qui onl pour emblème la croupe de cheval et la triqùctra qui se voient sur les fractions (2)), l’osselet (3) et surtout la roue (4).

Iiinet de Berlin, trouvé à Siubln, près de Bromberg; Beulé, p. 31 ).— 0*',72, O*', 05 (deux exemplaires;, 0*%C3 (deux exemplaires i, 0^,01 (Irais exemplaires), O1', 00. Les deux exemplaires trouvés i Siukin qu'on voit au cabinet de Berlin pèsent tP'jtU ; Prokeseli (lnedita,p. 238), i l'article Séipolit, cite un exemplaire de II grains 1/3; les autres qui sont A Paris et dont parlent Cousinéry et Mlonnet (II, p. It3, n~ 13 et 14; Poidt, p. 53), pèsent 0>’,70 (= 18 1/4), O*-, OU (=13), 0*’ 00 (=12 1/2). Nous donnons ces poids d’après l'ouvrage de M. Beulé ( p. 18, 31). — 0*',2Ü (Paris, du cabinet Cousinéry; Beulé, p. 13). Nous pouvons joindre i ces monnaies ta drachme avec la tète de Gorgone et la Chimère (Mionnet, I, p. 316, n* 960), qui pèse 4*', 14 (=78). Les monnaies semblables que Mlonnet cite i l’article Séapolie de Macédoine (lit, Suppl., p. 83, n* 503 504 ) et que M. Beulé rattache à celle-ci, pèsent 9>',80 (= 18i 1/2), et 3>',85 ( = 72 1/2). La première au moins doit donc être une monnaie macédonienne.

(1) 8*Y12 (cabinet de M. le duc deLuynes, Beulé, Mon. d'Ath.,f. 32); 8*', 14 (Paris, de la collection Cousinéry, exemplaire endommage; Beulé, p. 17.— Mionnet, It, p. 112, n" 11).— 0*',05 (Paris, Beulé, p. 17. Mionnet u'a pas cité cette dernière pièce parmi celles de la collection Cousinéry).

(2) Cheval, 8«',45 (Paris, collection Cousinéry, Beulé, p. 17). — Croupe d'un cheval, 4'', 25 (Paris, collection Cousinéry? Beulé, toc. cil.); 4>’,22 i Prokeseli , Ined., p. 238, pièce trouvée à Athènes ; 4>',20 (Paris, Beulé, ibid.).— Trlquetra, 2>' 00 (Paris, collection Cousinéry, Beulé, ibid., p. 17).

(3) 8*’, 13 (=153, Mionnet, II, p. 112, n" 2 ; coinp. III. p. 04, n* 15, pl. XL, n* 6, collection Cousinéry. M. Beulé donne nu même exemplaire 8*', 45, probablement par erreur).

(4) 8'’, 50; S1',!? (Berlin, pièce trouvée à Szubin, Beulé, toc cil. p. 31); 8>',35 (cabinet de M. le duc de Luy nes, Beulé, p. 32); 8*', 10— 4'',22; 4'', 15 (Berlin, deSiubin); 4". 12; 3", 08; 3", 85 — 0>',7I (Siubln), IP', 70, 0'',G9 (Srubln), 0>',M> (Siukin), G»’, 65 (deux exemplaires; — 10, Hunier, pl. LXVII, 1), o>',63 (Stubin), 0V ,02 (deux exemplaires trouvés 5 Siukin), 0*',60 ( trois, dont deux de Srabin), O»1, 58 (Siubln), (>>',55 (Siubln ), 0>',50, II*', 19 ( Siubln), 0*>,4O ( deux, dont une citée parM. Kr. Lenormant dans le Cal. Bchr, p. 37).— Les pièces sur lesquelles nous ne savons rien de plus se trouvent au Cabinet de Paris, et proviennent en partie de la collection Cousinéry. Le baron de Prokesch, dans ses Monnaies d’Athènes (Abhandl. der Berlin Akad., 1848, p. 9, n* 13), et M. Beulé (/oc. cil., p. 17), attestent que les oboles du poids de0>',0l

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