‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 39 sur 255 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

On peut rattacher à cet ancien monnayage d’argent un pu-ct» j monnayage d’or tout à fait analogue; en effet, il existe ,DClel“1'‘' une petite monnaie d’or semblable à la pièce d’argent au type de la roue ; elle pèse 1er, 420 (1) et appartient évidemment au même système. Une autre pièce d’or, frappée également d’un seul côté, a pour type une chouette tournée à gauche (au lieu d’être tournée à droite comme sur presque toutes les pièces d’une date plus récente), et présente une analogie frappante avec les anciennes pièces d’argent du même type qui ont une légende. L’or en est pâte et proba- Um iirtn tyrtl blementd’un titre assez faible; le poids est de l‘r,36 (2). et i«»r. pow». Le poids de ces deux pièces ne correspond, il est vrai, avec celui d’aucune des pièces d’argent analogues ; mais elles rentrent parfaitement dans le même système, car elles valent l’une le douzième de l’unité d’argent de 17,r,ll, et l’autre le douzième de l’unité de 10,r,32 : ces pièces sont ce qu’on a nommé plus tard des dioboles.

Ces faits numismaiiques une fois établis , étudions i>p«i*two, l’histoire des opérations financières et monétaires de , Solon.

Avant lui on ne connaissait à Athènes et dans toute la Grèce que le statère d’Égine, frappé à Égine, à Athènes ou n’irn-

(1) Roue, ou milieu un petit cercle avec un point ou centre, ij) Carré irrégulier (22 grains). — Borrell [bium.Chron ., VT, p. 1 28) r|ui avait possède cette monnaie appartenant aujourd’hui à la Banque d’Angleterre, remarque qu’elle ressemble aux monnaies ordinaires au type de la roue, in every respect similnr in type nnd fabric, et qu'il ne l'a [attribuée A Thèbes que parce que le centre de la roue ressemble A un O.

(2) Beuld ( Mon. d'Ath., p. Ci). Ce savant et M. Musse) (/oc. cil., p. 02) sont d'accord sur la pAleur du métal. Les exemplaires des cabinets de Paris et de Londres, les seuls connus jusqu’ici, jasent tous deux 1",3S ( lieulé, toc. cil., = 21 grains, d'après llusscy).

INTRODUCTION HISTORIQUE

porte dans quel autre atelier, et il servait de base à toutes les transactions du gouvernement ou des particuliers. Solon le remplaça à Athènes par le système perse; la demidarique devint le statère ou didraclime attique. En substituant ainsi à l’ancienne une nouvelle monnaie matériellement plus légère, mais portant le même nom et ayant légalement la même valeur, Solon donna aux particuliers et à l'État un moyen facile de payer une partie de leurs dettes, méthode nouvelle sans doute alors, mais souvent employée depuis. Décidé à faire ce changement le législateur plutôt que de créer un nouvel étalon, trouva plus simple et préférable d’adopter comme étalon léger la darique déjà connue de tout le monde à Athènes où elle circulait depuis longtemps.

11 créa en même temps une monnaie d’or, ce qui, outre le profit considérable qui en résultait pour le trésor avait l'avantage de prévenir les objections qu’aurait pu soulever l'adoption de l’étalon d’or, s’il n’avait dû servir de base qu'à la monnaie d’argent.

i ractioni de l'or. Le même système de fractions ne fut pas adopté pour les deux métaux. Nous ne connaissons, il est vrai, jusqu’ici qu’une seule monnaie en or, mais elle suffit pour nous prouver clairement que la division par sixième de statère fut conservée; seulement le nouveau statère attique pesant la moitié du statère de Phocée, le poids de l'hecté attique devait nécessairement être le même que celui de l’hémihecton phocéen. Pour l’argent, on s’y prit différemment, les moitiés et les quarts remplacèrent l’hecté et le hémihecton ou, comme on les a appelés plu9 tard, letétrobole et lediobole. La raison en est toute simple; on conserva à la nouvelle monnaie d’argent l’ancienne division de la monnaie éginète et on sc contenta seulement de substi-

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