‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 44 sur 255 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

existe, ou du moins il est fort rare de trouver des pièces de deux tiers (1) et d'un douzième (2). Dans la série plu3 récente la pièce qui représente la moitié de l'unité est trèsrare et elle a un type particulier; cette exception n’est certainement, pas l'effet du hasard; on voit sur le droit Ilellérophon monté sur le cheval Pégase et au revers la Chimère (3) . Dans cette même série les douzièmes et les dixhuitièmes sont remplacés par des dixièmes sur lesquels on voit Pégase des deux côtés (h) et des vingtièmes avec Pégase et le trident (5).

net, IV, Suppl., p. 33, n” 177). Le baron de Prokesch (/oc. cil. ) considère cette pièce comme ie vingt-quatrième du statère, dont le poids normal serait de 0*\3G. Mais le poids des pièces s’oppose A cette attribution, car nous voyons qu'en general les autres tractions de Corinthe et des autres villes sont plus souvent trop faibles que trop fortes. Il faut mettre dans cette catégorie la pièce d'or avec la légende KO et le Pégase volant au droit , et un trident renversé au revers; elle pèse O1', 4 8 (=0, Prokesch, ibid., p. 251, à l'article de Corqjre).

(1) Pégase bridé, tj! Tète de femme d’ancien style; poids, 4«',0<! ( = 7 G, G, Leake ). Nous n’avons pas vu celte pièce citée ailleurs.

(2) C’est dans cette série que semblent devoir être rangées les monnaies sur lesquelles on voit Pégase avec le carré creux au revers, pesant 0»\GI(= Il 1/2, Prokesch, /nerf., p. 267). Il en est de même de celles d’une époque plus récente sur lesquelles on voit Pégase et la tête de Méduse au revers (Mionnet, IV, Suppl., p.48, n”3!2), de 0>',G9 (= 13, Prokesch) A 0‘’,48{= II, Prokesch).

(3) 3*',8G( = 10, G, Leake) ; 3*',81 (Cab. de Berlin, Pinder, Ant. Münzcn, p. 51); 31', 80 (=71 1/2, Mionnet, II, p. 1G7, n" 132). — Il est fort douteux qu’il existe des quarts, comme le suppose M. le baron de Prokesch ( loc. cil., p. 279). Quant aux tiers, le poids en diminue tellement, que les plus faibles Unissent par arriver au poids du quart; mais comme le type ne varie pas, il est difficile de croire que ce soit encore une pièce différente.

(4) 0«r,99( = 15,3, Mus. Brlt.); 0‘’,0t ( = 14 , Ilunler, Leake; 0«',89 ( = 16 3/4, Mionnet, IV, Suppl., p. 34, n* 185) ; 0«',85 (= 13,2, Leake). Le baron de Prokesch {loc. cil., p. 2G9) donne A celte pièce de 0",85 A 0*',80 (=16 — 15).

(5) 0*',42 ( = 6,5, Leake). Le baron de Prokesch (loc. cil.) attribue A cette pièce le poids de 0**,37 (=9 — 7).

Dan* la série i>lns récente.

IVIHOIH CTION HISTORIQUE.

Happrochemcnt cotre I« système «le Corinthe < t ceux de l'Asie.

DVu II résulte une différence radicule mrc 1* monnaie attique

Évidemment ci* système a pour base la même unité île poids que le système attique, mais il s’est développé d’après d’autres principes et il se rapproche beaucoup plus des monnaies asiatiques. Corinthe a conservé l’unité, le poids et les divisions du statère de Phocée; seulement comme nous l’avons vu pour les pièces royales d’or en Lydie et en Perse la moitié a pris la place de l’unité. I.’hecté est à Corinthe comme dans l’Asie Mineure la pièce importante et se divise par sixièmes; par contre, les quarts et les huitièmes, la drachme et le triobole qui existent h Athènes ne se trouvent pas dans la monnaie de Corinthe. Ce système a donc été directement importé de l’Asie-Mineure sans passer par Athènes, et si l’un de ces deux systèmes a dû faire un emprunt à l’autre, on pourrait plutôt admettre que ce fut Solon qui vint chercher à Corinthe le prototype de son statère. Ce n’est donc pas sans raison que les historiens et les inscriptions mentionnent la monnaie corinthienne comme une monnaie particulière, et tout à fait indépendante. La principale pièce d’argent de Corinthe pèse, il est vrai, moitié moins que celle d’Athènes, mais ce n’est pas une raison pour que la drachme corinthienne dont il est fait mention dans Thucydide (1) et sur les inscriptions de Corfou (2) soit la même que celle d’Athènes. En effet, le signe de la moitié qui se voit à Athènes sur le triobole, se trouve à Corinthe sur le sixième de statère qui vaut juste autant que le diobole attique. Les mêmes noms ne désignent donc pas des pièces de même valeur à Corinthe et à Athènes.

(1) dans une proclamai ion de Corinthe.

(2) Corpui in fer. gr.f n# 1845.

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