CHANTRE I. N
au type île la vache allaitant son veau, que l'on attribue tantôt à Corcyre tantôt à Dyrrachium, et qui appartiennent certainement à l’une de ces deux villes ou à toutes les deux à la fois, sont des statères corinthiens (1). Quelques-unes des monnaies de ces deux villes d’une époque plus récente et frappées des deux côtés ont même copié le type et le poids des monnaies de Corinthe (2). Quelques-unes des plus anciennes, au contraire, au même type et frappées d’un seul côté, ont le poids du slatère perse (3); les monnaies plus récentes de Corcyre, Dyrrachium, Apollonia et toutes celles de Zacynthe et de Céphalonie dérivent du même poids.
Quelques villes de l’Orient frappèrent des monnaies d’argent d’après le système corintho-attique. Nous pouvons citer le statère d’argent que Thémistocle fit frapper en sa qualité de seigneur de Magnésie sur le Méandre ( vers l’an 280 de Rome; Olymp. Lxxvm-â) (A) ; un autre statère semblable de Seuthès de Thrace avec l’inscription 2EY0A APrYPION (5), est frappé d’après le système corinthien. C’est probablement le »i6p<ùv«v avec lequel Thibion (ti), successeur de
Xénophon dans le commandement des troupes grecques à la
(1) 8«'I3 ( = là3, Mionnct, II, p. 37, n* 79); 8‘',0G ( = lil 3/1. Mionncl. Il, p. 37, n* 80); 7«r,48 (= 115,4, Leake, à l'article Cot'cijrc ). Avec la le* gende EN t 7*r,82 ( = 147 1/4, Mionnct, 11, p. 44, n" 105).
(2) 8‘r,40 ( == 131, Lcake) ; 8‘%34 ( = 128 3 4, Hunier ).
(3) llsr,58 (=218, Prokeech, lned.t p. 249); ll*r,05, (= 208, exemplaire usé, Prokesch, loc. cit. ).
(4) 0EMIXTOKAEO2. Apollon debout, iy Corbeau dans un carre creux. Poids, 8*', 50. ( Waddington, Revue num.t 1850, p. 40, pl. III, n* 2.)
(5) Cavalier, la chlamydc sur l'êpaule, galopant la lance en arrêt, fy Légende dans un carre creux, 8«rf40 (duc de Luyncs, Sum. ries Satrapict, pl. VI, et p. 45).
(6) PhoÜUS, L/*x. *uh. verb. O.Cpojviov iooxii irb ^tOpcovo; toô
/Tpi^vtoc iÈpr,5<h'.. — Cf Poli.. III, 80.
Villes d'Orlent qui suivent le système grec.
Pièces
rtc Thémistocle.
PIltM
«rtrc Inscription»
arumccnnc».
SS iktrüdlction histork/ue.
solde de Seutliès, payait ses soldats (355 de Rome; Olymp. lxxxxv-2). Une monnaie de Cypre portant une inscription araméenne (1) , que M. le duc de Luynes attribue avec beaucoup de probabilité au roi Abdémon (mort vers 330 de Rome; Olymp. lxxxix-1),' appartient à la môme catégorie; il en est de même d’une suite de pièces à inscriptions araméennes qui ont toutes le type de la chouette, type dont le choix ne peut pas être reflet du hasard (2) .
Enfin quelques pièces fort anciennes de Chios avec le sphinx (3), et quelques autres des Satrapes et des villes de la Lycie (4) ont été frappées sur le même pied. Dans tous les lieux que nous venons de nommer nous ne trouvons que le didrachme corinthien, jamais le tétradrachme atti-
(1) Tête de Venus, I)’ Roi dans un char ; 8<’,60 (duc de I.ujnes, Revue num., 1850, p. 310).
(2) Mionnel (V, p. 043, n" 19-24); la pièce la plus forte qu’il nous donne pèse 8"79(=l(i5 1/4). D'autres pièces du même type sont des tèlradrachmcs babyloniens ordinaires.
(3) 7>\89 (= 148 1/2, Mionnel, III, p. 200, n* 4); 7«r,73 (= 145 1/2, Mionnet, toc. vit., u“ 5). Ces monnaies sont très-anciennes et d'une forme très irrégulière.
(4) Comparez surtout Sliarpe, dans l’ouvrage de MM. Spralt et Forbes, T nivela fn Lycio, II, p. 292 et suiv. C'est 3 cet ouvrage que nous avons puise les renseignements suivants, toutes les fois que nous ne donnons pas une indication particulière. Monnaies des salrapes de Lycie, 8*', 4 (Plnder, cabinet de Dcrlln, Ant. ifi inzen, p. 08), el 8>',0C(= 124 1/4). Monnaies des villes de Lycie, et en particulier de KOT7PAAE, 8*',C8 (= 134 ) et au-dessous.(Pinder, loc. cil.— limiter, pl. LXVI, n* 24.— F. Lenormant, Cal. Itehr, p. 105 et suiv. — On pourrait placer peut-être ici la singulière monnaie en argent au type du char avec la triquetra au revers, citée par M. (lieckh (Met. Vnters., p. 320), d’après Paciaudl . dans son ouvrage sur les monnaies de Marc Antoine. En calculant le poids à 195 carals vénitiens d’après le ;«ro aottile comme pour les pièces d’Arigoni , elle pèserait 33«',4I , c’est-à-dire 4 doriques d’or. U existe aussi une pièce intermédiaire du même poids que le tétradrachme attique 'duc de Luynes, fier, num., 1813, p. C, note).