‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 47 sur 255 · CHANTRE I · texte numérisé non relu

CHANTRE I

que; et les fractions, où il en existe comme en Lycic, sont des tiers ou des sixièmes de la série corinthienne (1). Nous laissons aux savants qui viendront après nous le soin d’expliquer ces faits singuliers : toujours est-il qu’il est dès à présent impossible de révoquer en doute que les didrachmes corinthiens et les drachmes et tétradrachmes attiques ont été Souvent imités en Orient (2). Nous nous contentons de le constater et de faire observer que les deux étalons de l’empire perse étant l’un vis-à-vis de l'autre, dans une certaine proportion régulière et fixe, les pièces d'argent, quoique dérivées delà darique d’or, pouvaient parfaitement être intercalées dans la série d’argent ; la darique d’or vaut en argent trois quarts de statère perse. Ce fut Alexandre qui le premier fit entrer les anciennes pièces d’or dans la série d’argent, et adopta le système de division usité à Athènes.

\ La drachme d’Alexandre ou drachme attique est restée après la mort de oc prince la principale monnaie de son vaste empire, si l’on en excepte l’Égypte. Cette drachme fut copiée par tous les rois et par la plupart des villes surtout dans la Grèce européenne. Plusieurs villes libres de la Macédoine, les Étoliens, les Thessaliens (3) et les béotiens sui-

(1) Le» pold» le» plus forts, d’après Sharpe, sont 2",72 ( = 42) et l'',48 = 22 1/2), et d’après M. F. Lenormaot ( Cat . Behr), 2e1, 80 et l>',SO.

(2) Un statère au type ordinaire de Corinthe et peut-être du même poids, mais avec une légende arameenne, a été décrit par M. le duc du Luynes ( Num. des Satrapies, p. 34). Des tétradrachmes et des drachmes attiques, qui semblent avoir été frappés en Asie , et qui tantôt conservent la légende A6E, tantôt la remplacent par des caractères barbares, ont etc publics par M. Deulc (Monn. d'Ath ., p. 43 et suiv.).

(3) L’Inscription argienne publiée par M. Rhnngabé (Ant. hell Il, p. 1007, n* 2316) est probablement le dernier monument qui fasse mention de la monnaie d’Éginc; cette inscription énumère un certain nombre de Tilles de la Grèce septentrionale et surtout de la Thewalio, qui payaient chacune une

Alésant! re Introduit

]o système attique dans son empire.

A Cyrcoc.

Kn Sicile et eo Italie.

PO IMRODL'CriON UISTOniQUC.

\ irenl successivement cet exemple, tellcmeiil qu’à l'époque de la conquête romaine il n'existait dans la Grèce et dans la Macédoine aucune autre espèce de monnaie.

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