‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 60 sur 255 · CHANTRE II · texte numérisé non relu

CHANTRE II

oboles; leur poids de 0»',87 convient parfaitement (1) à la litra d’argent. Cette litra d’argent a été longtemps la petite monnaie ordinaire de Syracuse et de toute la Sicile. Il est souvent difficile de discerner, même en les pesant, si telle petite pièce d’argent que l’on rencontre isolément est une obole ou une litra, mais il est vraisemblable que la plupart sont des litrae : ce système avait même passé dans la Grèce proprement dite, et l’on trouve à Corinthe la litra et l’hémilitrion au lieu de l’obole et l’hémiobolion (voyez cidessus, cli. 1"), ce qui est évidemment dû à l'influence de Syracuse. En Sicile, les pièces d’argent depuis le triobolion et au-dessus, ne sont pas encore à cette époque taillées d’après le système des litrae, tandis que les petites monnaies contemporaines se groupent toutes autour de l’once. On a des monnaies d’argent d’Agrigente dont la valeur de 5 onces est indiquée par cinq globules, et leur poids est d’accord avec cette indication (2) ; on a aussi des pièces de cuivre de Syracuse semblables aux litrae d’argent pour le type et sur lesquelles trois globules indiquent la valeur de

(!) O^ (= 12 3/4, Hanter) ; 0>',8I ( = 12 1/2, Hanter); 0>', 8 ( = 12.4, Leake); O1'..® (= 12 1/4, Hunier) ; 0«r,78 (= 12, Hunier, trois pièces) ; 0:’,77 (=14 1/2, Mionnet, Poids, p. 30,n" 800); 0<',7e(=ll,T, Mus. Brit.;=14 l/l, Mionnet, ibid., p. 37, n* 802); 0'\7 4 (=14, Mionnet, iè»/., p. 3G,n" 700 et 800, trois pièces); 0»', 73 (=11,3, Mus. Brit. ); 0",C9 (= 10,7 Leake ; la moyenne de sept pièces) ; 0<',68 ( = 12 3/4, Mionnet, ibid., p. 37, n° 803); O", 04 (=12, Mionnet, ibid., p. 30, n* 800); 00,61 (= 1 1 1/2, Mionnet, ibid., p. 37, n- 801. Leake ( Transactions of thc royal Society of Literature, seconde série, roi. III. p. 358) dit aussi que ce sont des litrae.

(2) AKRA. Aigle sur un chapiteau de colonne. R Cinq globules, C’,34 ( = 5,2, Leake. — Cf. Mionnet, I, Suppl., p. 362, n* 37), et une monnaie des Léontine arec la légende AEON (rétrograde : Tète de lion. H Grain d'orge, 0*',38 ( = 5,5, Leake ), sont toutes deux de la même espèce. Le poids normal du pentonrion est 0>’,36.

INTRODUCTION HISTORIQUE

3 onces (1). Enfin on lit l'inscription OHU sur une pièce beaucoup plus récente (2).

Épicharme (mort après l'an 277 de Rome) (3) et Aristote nomment l’iiémilitrion, le pentoncion, le trias, l’bex&s ou hexantion , et enfin l’once, comme étant les plus petites monnaies de la Sicile. Pollux ajoute, d'après Aristote, que le trias vaut 3 onces. II est donc semblable au quadrans romain. D’après Hésychius (A) il existait un tétras, pièce de A onces, que l’on peut assimiler au triens romain. Nous verrons dans le système romain les expressions de septunx et quincunx usitées en même temps que d'autres plus anciennes, et l’on peut facilement expliquer une erreur causée par une confusion entre les mots tria», tétras et autres semblables, ce qui ôte à cette donnée une partie de sa valeur. Le pentoncion, qui est exclusivement sicilien,

(1) Mionnet, I, p. 305, n* 830. — Hunier n“ 213, 213.

(2) Arec la légende 2YPA Télé casquée de Minerve. r! Hippocampe allé (Hunier, n* 138). Les pièces de cette espèce sont presque toutes d’anciennes pièces surfrappées ; pour éviter probablement toute confusion , on les désignait quelquefois par le nom de leur valeur. Il nous semble Impossible de déterminer la valeur relative des métaux d’après des monnaies en cuivre qui ne portent point la marque de leur valeur, comme Leake a essayé de le faire (Transactions, loc. clt., p. 365 et suiv.); cette recherche a dans le fait peu d’importance, puisque le cuivre n'élait positivement qu'une monnaie d’appoint.

(3) Epicharme, cité par Pollux, IX, 82 .-

ûoxcp al novijpal pâme; aW’ ûnovtpovtav yuvaixa; pupk; âu ïrsvriô-yxiov àpyjptou, iXXsi 8s Xitpav, al 8*dv’ fijuXitptov 8c/ouïvai, xat ndvta YeyvusTXûvn

Et ailleurs :

èy 8» yip xo ye ^aAivrtov Xitpa xal ScxxXttpo; avanlp, éÇdvtuiv te xal ztvtu>yxi&v.

(4) Au mot TtTfâvtx.

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