POIDS NORMAL SUPPOSÉ. POIDS EFFECTIF
Or.
.Argent.
rr. jr r.
Br. ir.
De 0,96 à 0,81 [0,65]
[1,97] 1,91 it 1,48 [1,22|
De 2,16 h 1,50 (?)
10,94 il 10,50
Si
Cette explication n’est pas, il est vrai, entièrement satisfaisante, et elle sera probablement modifiée lorsque l’on aura un plus grand nombre de pesées que nous n’en possédons maintenant (2). II se peut même que toutes les
(1) Beaucoup de rca pièces sont certainement des Iriobotcs alliqucs.
(2) Le travail si complet de H. L. Huiler sur les monnaies de l'Afrique a porté dernièrement un grand Jour sur toute cette branche de la numismatique. Nous savons qu'il a modifié sur plus d’un point les idées de H. Mommsen. Ce savant avait bien voulu nous annoncer d'importantes corrections à faire au chapitre dont nous nous occupons; nous avions même retardé l'impression de notre travail pour les attendre; malheureusement les nombreuses occupations de M. Mommsen et les diverses éludes auxquelles II se livre, l'ont empêché jusqu'ici de s’occuper des monnaies phéniciennes de la Sicile. Nous
INTRODUCTION HISTORIQUE
Irrf'gularltu rte rcs piccei.
Ii.i* titre de l'or.
IVtccs soi-disant nmnidique* qui ae rapprochent do celle* de Tyr.
pièces que nous venons de citer ne fassent point. panie d’une seule et même série; toujours est-il quelles sont taillées fort irrégulièrement, que celles d’or, surtout, sont d’une fabrique peu soignée et que le métal est d’un titre très bas. Il est possible que les globules que l’on voit souvent sur ces monnaies soient des indications de leur valeur, mais il est difficile d’admettre qu’il en soit toujours ainsi (1). Rien n’est plus obscur que l’origine de ce système, son analogie avec celui d’Athènes est même difficile à comprendre. Il n’est pas très-ancien , on peut le regarder comme contemporain des litrae de Syracuse, et par conséquent, on ne peut pas admettre qu’il dérive d’un autre système étranger fort ancien, par exemple, du système tyrien. 11 existe un groupe de monnaies phéniciennes qui appartiennent à l’Occident, et que l’on regarde à présent comme d’anciennes monnaies numidiques, quoique par leur poids elles se rapprochent jusqu’à un certain point des pièces de Tyr (2) ; mais leur patrie et leur origine nous
espérons encore que cette rectification pourra nous être communiquée avant que notre livre ne paraisse, et qu’il nous sera permis de la donner & la fln de l’ouvrage. B.
(1) Consultez sur ces monnaies, Bœrkh, Met . l'nters., p. 3.13 et suiv.
(2) Tétezi'Hcrcule barbue, à gauche, avec la massue sur l’épaule droite, a Eléphant monté par son cornac, 14>\61 (=275, Minnnct, IX, Suppl, p. 231, n* 4 1 , pl. IX, n- 5). — Tcte jeune lauréc. ij! Eléphant, dessous un monogramme (Mionnet, IX, Suppl, p. 222, n* 42} ; G‘',M (= 101,3, Mus. Brlt , p. 74); G**, 48 (= 100, Thomas, Cal., p. 414); G*\47 (=99, Pembroke, Cal., p. 291); G*',80(= 105, Northwick, Cal., p. 1GI).— Même type, 3‘r,3G (=51 ,0, Mus. Brlt.); 3*’,13(=48,3, Thomas, ibirf.); 3‘\ 21 (= 49, G, collection Norlhwick). — Tête jeune avec le chapeau macédonien. R1 Eléphant portant une tour; à l’exergue, deux globules, 1*',13 (=17 1/2, Norlhwick, Cal., p. 7); cette pièce est évidemment l’obole de la drachme pesant G‘’,80. — Téted’llcrcule jeune avec la massue sur l’épaule, n’ Eléphant : II1’, Il ( = 171 1/2, Northnick, Cal., p. ICI).