‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 65 sur 255 · CHAPITRE II. 12S · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. 12S

semblent incertaines; il faudra peut-être les classer dans des séries différentes.

Il nous suffira de constater que les pièces siculo-phéni- concision, ciennes n’appartiennent ni au système attique ni à celui de la partie occidentale de l’ile et qu’elles forment une catégorie tout à fait à part (1).

Monnaies d’or et d’argent des colonies cbalcidicnnc? en Italie et en Sicile.

Le système monétaire des colonies clialcidiennes en Si- Ancien •jnfcmo cile et en Italie est fort intéressant à étudier, mais il est k fort embrouillé. Le lecteur trouvera à J’annexe U le poids des diverses monnaies qui le composent.

L’ancien système est aussi clair que simple ; nous donnons ici le tableau général des monnaies qui en font partie.

LÉGER» t. % POIDS EFFECTIFS.

Fr. »r. »r. fT.

Rimera. . Yhp... presque toujours rétrograde. 5,9 à 5,4 0,9 »

(La drachme est souvent sans légende et l obole n'en a jamais.)

Naxos. . . NAXION (rétrograde) b, liai, 9 0,8â0,7

’/.ancle. . . DANKtE (de gauche a droité). . . 6 a 5,2 0,76 »

Rhegium. RECION (rétrograde) 5,8 à 5 » »

(mines.. . KVME (de gauche à droite). . . 5,(4 > *

Ces pièces sont, comme on voit, des drachmes d’Égine

(I ) La principale pièce d'argent d’Agrigente pèse 41<r,(i8 (=807 1/2, Minnnet, I, p. 213, n’ 42), ce serait donc une pièce altique de 5 lllrae; son poids normal devrait cire de 13*', 60, et elle sc rattacherait au tétradraclune attique de la même espèce.— M. Ilccckh (Met. Inters., p. 331 ; parle d'une pièce semblable, pesant 37*', 27 (=475,2, Pemhroke, Col., p. 04); mais Burgon assure qu’elle est cuulec.

ilont le poids normal est de (5*', 20 et des oboles de ls\03. Le slatère, jiîèce principale de ce système, ne se trouve pas dans cette série; nous avons remarqué plus haut qu'il on est de même en Thessalie et dans l'ilc d’Eubée (1), et

(I) Il est difficile d'arriver A un résultat tout A Tait satisfaisant sur les monnaies de l’ilc d'Eubéc (comp. Ureckh, Met. Vnlers., p. 1 10 et suiv.), tant |>arie que leur nombre est assez restreint et leur attribution souvent inccrtainc,que parce que sans aucun doute on a souvent confondu ensemble des monnaies tout A fait différentes les unes des autres. En mettant A part les monnaies qui n’appartiennent pas A Cbalcis de l'ile d'Eubée, mais A laChalcidiquc dcThrace, ainsi que les monnaies thessaliennes des Histiéens (llorrell, Sum.Chron., Il, p. 235), II reste d'abord les monnaies au type de la tète de femme et de la tête de bœuf, dont les plus récentes portent le nom des Eubecns. Les pièces plus anciennes qui n'ont pas de légendes sont de trois valeurs dilTcrentes ; elles pèsent 1 1‘',73 ( = 181, Hunier); — 5,r,8f (= 110, Prokesch); — 2*',77 au uiavimunt; la première de ces pièces est très-rare. Parmi les pièces plus récentes, celles qui ont uue légende sont rares; quelques-unes d’entre elles ont ln même valeur que les premières, par exemple, 1a pièce pesant 5", 58 ( = 106, Prokesch); d'autres, plus communes, sont tout A fait dilTérentcs, et pèsent au maximum i",ll (=03,6, Leake) et l*’,7C (=27.1, Lcakc). — La série d’Érélrle se compose de deux pièces pesant nu maximum 5*',GI et 2 ', 95; on a encore de la même ville de grandes pièces d’argent avec les mêmes noms de magistrat et pesant IC', 83 (cabinet de Derlin, Pindcr, p. 60): elles sont fort rares. Les monnaies de Cbalcis, comme celles des Eubécns, pèsent, les unes, 6", 00 (=100 1/2, Mionnat, Poids, p. 121, n* 1); — 2*',86 (=11, Hunier); les autres, Ss'.TC (=58, Hunier); — I«',G9 (=25.7, Leake); — 0", 01 (= 1 1 1/2, Prokesch). 11 est clair qu’il y a eu ici un changement de système. Les pièces de la seconde série de l’ilc d’Eubée et de Chalcis sont probablement des drachmes, des trioboics et des oboles attiques; d’autre part, celles de la série plus ancienne sont certainement des statères, des drachmes et des trioboics du système d’Ëgine faibles; et nous remarquerons que les statères ont disparu de bonne heure, et n’ont été remplacés que rarement parle tclradrachmeatlique. Ce qui nous semble concluant pour reconnaître dans ces pièces le système euboiquo proprement dit, c’est ce que nous observons dans le monnayage des colonies chaicidicnnes de l’Italie et de la Sicile. Ces colonies ont eu d'abord des drachmes et des oboles taillées sur le pied d’Ëgine faible, et bientôt après des monnaies attiques. — Voyez au chapitre précédent, ce que nous avons dit des monnaies do l’ilc d’Eubée appartenant au système nllique.

Page 1