CHAPITRE II
rieure (1). line grande partie de ces monnaies sont des nt«< <iv
drachmes du système attique, des tétroboles (auxquelles
il faut joindre les pièces en éleclrum avant le poids du * cH1“
da Ilrotttuin.
pentobole), des trioboles et des oboles du meme système; mais il n’existe pas d’autres monnaies d’or qui puissent entrer dans cette catégorie. Ainsi, et avant tout, ce ne seront pas les belles pièces d'or de Syracuse au type de la tête de femme , h Roue dans un carré creux, copies évidentes des premières pièces d’argent quoique beaucoup plus récentes que celles-ci, et cependant qu’on doit considérercomme les plus anciennes monnaies d’or de Syracuse.
Klles pèsent de l‘r,17 à l'r,13 et 0|r,53. Évidemment elles représentent des unités et leurs moitiés. Nous en trouvons de semblables parmi les pièces d’or les plus récentes de Tauromenium qui pèsent de l'r,0S à 0er,8(i, et parmi celles de Géla de l,r,15 à 0'r,85 (si toutefois ces dernières ne sont pas fausses). Nous ne pouvons partager l’opinion de M. Btrckh (2) qui croit y voir le triliémiobolion attique dont le poids normal est de Jtr,O0 : d’abord parce que celles de ces pièces qui sont les plus anciennes et en même temps les plus régulièrement frappées dépassent presque toujours ce poids, et ensuite parce qu’il nous est-impossible d’admettre que pendant un espace de temps aussi long Syracuse n'a pas émis d'autres pièces d’or que des monnaies de la valeur du triliémiobolion, et que Tauromenium et Géla n'en ont jamais eu d’autres (3). On ne peut évident-
(1) Le poids de ces pièces se trouve à l'annexe H.
(2) Mri. I nters., p. 328.
(3) Les nombreuses pièces d’or greco- siciliennes de In collection Norlliwick confirment en general les anciennes données sur le poids de ces monnaies. Nous croyons cependant devoir citer plus particulièrement les pièces suivantes: Hercule étouffant le lion, £*T,82(= SU, 8.' «le Syracuse; Tète d’A
Quelle e*t la pièce qui a terri c prototype à l'or «lu ftruttlum.
130 INTRODUCTION HISTORIQUE
ment ranger dans le système attique ni les monnaies d'or au type de la lyre (pesant de l*r,87 à 1*',83), ni celles où l’on voit Hercule étouffant le lion (de 5*',70), ni les pièces analogues avec le nom d’Agathocle (de 5,r,75 à 5e', G), ni enfin celles de Syracuse avec la tête de Diane Sotira (de 7‘r,ll à 6", 51). M. Bmckb lui-même le reconnaît en partie. La ressemblance des pièces d’or d’Agatliocle avec les pièces siciliennes de Pyrrhus en argent est frappante et n'a pas échappé à ce savant.
Ce sera sans aucun doute par des pièces d’or analogues que nous parviendrons à expliquer le pied monétaire de ces monnaies; d’abord, parce que le poids de la lilra d’argent (de 0tr,87) est hors de toute proportion et ne peut se combiner avec ces différentes monnaies, et parce que les pièces d'or taillées sur ce pied sont plus anciennes que les pièces d’argent qui y correspondent. Nous trouverons tout naturellement cette explication dans les anciennes pièces d’or de Syracuse (de 1'*, 17 et de 0‘r,53); en effet, de même que la valeur de la livre de cuivre est représentée en argent monnayé par la litra d’argent, les principales pièces d’argent, qui étaient à cette époque le tétradrachme ou double statère attique et le statère, ont pu aussi avoir leur équivalent en or. Aristote (1) nous apprend qu’il y avait A Cyrène des tétrastatères , des statères et desdemistalères en or; nous ne connaissons pas de pièces de ce poids dans la série monétaire de Cyrène, mais si nous fai-
pollon et le trépied, l'',23 (= 19) de Tnuromenium; enfin deux pièces axer la légende TTAen monogramme : Tcte de Minerve. Rf:houelle,0*r,S3(=S 1/4). Télé d’Apollon. R Lyre. O»’, 34 (=r 5 1/4). Cette dernière piéee, évidemment un hcmlobolion attique, est toute nouvelle; la plèee d’or de 0*%53 se rattache aux pièces de Syracuso du même poids.
(1) Cité par Poilu'.' i.X.02.