‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 4)Chapitre 81 sur 255 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

1 Ôl

constatée qu'une seule fois et la pièce d'argent citée plus haut (p. là», note 1), sur laquelle se voient les noms réunis de Crotone et d’Hiinéra, ne sont pas des preuves suffisantes de leur identité; et l’on peut dire que la surfrappe des didrachmes de Géla, d'Agrigente et de Syracuse avec le coin des statèresde Métaponte semblerait prouver le contraire, et cela avec d'autant plus de vraisemblance que cette opération entraînait toujours un affaiblissement dans le poids (1). 11 v*,,ur «« p°m,

ftacîlocu.

est difficile de fixer la valeur des fractions, tant à cause de leur rareté que parce qu’elles ont été taillées avec beaucoup

en Calabre et dont Arcllioo a donne la description ( Opuscoli , II, p. 167 ), 217 appartenaient aux colonies achéenncs, savoir : 13 pièces Incuses et 30 au type du cerf, de Caulonia; 83 incuses el 3 avec l'aigle en creux de Crotone, ; 7 de Crotone et Témésn ; & de Laùs; 80 de Métaponte; 24 de Posldonla (au type du taureau); 1 do Siris ; 13 de Sybaris; de plus 40 pièces de Tarenle au type de Taras sur le dauphin, 19 au type de la roue, 13 avec l'hippocampe, 1 au type de la této de femme et une lncu.se de la mémt ville; enfin 04 télradrachmes dont 23 de Messine au type du lièvre et du char ; 3 de Rhegium avec le même type; 30 de Syracuse avec la tête de femme et lo char, 1 de Gela au type du taureau et du char, 1 d'Agrigente avec l'aigle et le crabe. Cette dernière pièce était peut-être un didraebme. — On a découvert aussi en Calabre un autre dépôt de plus de mille monnaies, presque toutes Incuses, no contenant, i notre connaissance, que des monnaies de colonies achéennes (la plupart de Svbarts, de Crotone et de Caulonia, 3 de Pyxua et 2 de Loûs), et quelques pièces incuses de Tarcnte ( Ballet. de Vlnst. arch., 1842, p. 71 ). — Nous iio savons pas si les dépôts de Naxos el de lthcgium, mentionnés dans le Ballet, de rinst. arch., 1863, p. 153 et sulv.; 1854, p. uxix et sulv.; 1856, p. vil; I857,p.55 et suiv., ne contenaient que des monnaies attiques, siciliennes et du Druttium, ou bien s'il s'y trouvait également des monnaies do Sybaris, de Métaponte, de Crotone et de Caulonia; toujours est-il que jusqu'ici on n'a rignalé dans ces dépôts la présence d'aucune monnaie achéenne.

(I) Voy. au sujet de ces surfrappes ce que disent M. le duc de Luyues (Souv. Annales I, p. 389 ), cl Avcllino (Opuscoli, II, p. 81 et suiv.), lTne pièce semblablo qui! était au type de Géla, et qui a été surfrappée au type de Mctaponte, ne pèse que 7'',89 ( = 148 1/2, Mionnct, I, p. 237, n*238), or il no se trouve pas d'autres didraebmes de Géla d'un poids aussi faible, mais ca poids est exactement celui des monnaies de Métaponte.

INTROiaCTION HISTORIQUE.

moins de soin et qu’elles sont fort inégales; on en reconnaît cependant trois différentes espèces , émises à une époque fort ancienne, ce sont des tiers, des sixièmes et des douzièmes, dont nous donnons ici le tableau :

KilM NORMAL. CAfLt.NfA CROt»>N*. LAÛ». MtTAfONTl.

rr «r. rr gr *r. fr sr gr fr

I.e tiers. . .(2,73) 2,55 à 1,93 2,57 fa 2 05 2,36 2,62 fa 2,2»

l.e sixième. . (1,36) 1,18 0,77 1.38 0,98 »,5fa0,9 1,39 1,1

Le douzième. (0,68) » » 0,65 0,51 » » 0,71 0,11

rOll<S KOfcMAL

Le tiers. . . (2,73)

Le sixième. . (1,36)

Le douzième (0,68)

On pourrait peut-être joindre encore facette nomenclature des pièces valant les deux tiers de l’unité, et dont le poids légal serait ô‘f,46 (si toutefois on peut regarder comme telles deux monnaies isolées, l’une de Caulonia pesant h1', 72, l’autre de Posidonia pesant 4sr,57), ainsi que d'autres pièces valant le cinquième de l’unité et dont le poids serait l‘\72; on pourrait attribuer cette dernière valeur aux pièces que nous fournit une série particulière, avec les types de Sybaris et de Posidonia réunis, et dont on ne peut pas faire des sixièmes puisque leur poids varie de 15%62 à l‘',05, et que quatre pièces, parmi celles que nous possédons, dépassent le poids normal du sixième. Nous n'avons trouvé nulle part aucune trace de moitiés qui devraient peser 4»', 10, ni de quarts dont le poids devrait être de 2S,,05. rut» probtbi» Nous avons vu plus haut (p. Ol) comment ce système se d* jutiquaz'* rattache à celui de Corinthe, et par conséquent au statère

•" de Phocée, et nous y trouvons une confirmation de ce que

celle» d« Corlutbc

d’autres données nous avaient déjà appris, savoir que le

P0S1DOMA.

1,(4 fa 0,87 0,37 0,30

2,55 fa 1.93 0,85 0,36

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