‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 5)Chapitre 29 sur 110 · SÉRIES ET VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

SÉRIES ET VARIÉTÉS

un bon jalon pour la chronologie, et les trois principales, savoir : le sesterce, le quinaire et le victoriat méritent, à cause de leurs émissions et de leurs démonétisations successives, un examen plus approfondi.

1* Le sesterce a été émis à trois époques différentes, se- 8e«t«ro«. parées entre elles par des intervalles assez longs.

a. 186 et suivants. Cette première fabrication n^a pu m« ««. j^. durer que quelques dizaines d'années; elle doit avoir cessé

avant Taffaiblissement du poids des pièces d'argent, en S37 (1)» avant qu'un type nouveau n'eût remplacé tu mw, j.-c, celui des Dioscures (puisqu'il tfexiste pas même de sesterce avec le bige de Diane) , enfin avant que les signes ou emblèmes de monétaires ne parussent sur l'argent. En effet, les monogrammes de Rome et de Luceria sont les seules marques accessoires que l'on voit sur les sesterces de cette époque* On peut cependant supposer que dans le commencement ces sortes de signes se mettaient plus particulièrement sur les piindpales pièces des divers métaux et ne se mettront pas sur les pièces divisionnaires.

b. En 666 ou 666 eut lieu l'émission des sesterces de ««etsiar. j.c. Kson et de Silanus, avec les initiales E. L. P. (e lege Papi-

ria?) (n* 213). €es espèces sont complètement isolées, et leur émission doit se rattacher à des changements introduits alors dans la petite monnaie et à l'adoption du syslème demi-oncial pour le bronze.

c. De 706 à 711 furent frappés les sesterces de Pompée 4« ii 48 ^w. j^. et de César, dont il sera question plus loin.

(1) il faot eep«Ddaiit ne pas oobller que les petites fractions ne sont Jtmais aussi régnilèrement ajostëes qne les pièces principales, et que leur poids n'est Jamais très-eiaet (p. 2S, note).

150 CHAPITRE TIII.

Quinaire. 2'' Oo pcut faire à peu près les mêmes observations ao

sujet des quinaires.

a. Les quinaires de la première époque sont semblables, pour le type, aux plus anciens deniers et portent le signe de leur valeur V; ils sont contemporains des plus anciens sesterces, mais leur émission a duré un peu plus longtemps que celle de ces derniers, car on en a trouvé pesant 1/168

217 »r. J..C. de livre, qui sont par conséquent postérieurs à l'année 537 (ci-dessus, pages 25 et 26, note); quelques-uns ont pour type du revers Diane dans un bige (n"" 7); enfin on les trouve non-seulement avec la marque des ateliers monétaires, comme ROMA (en monogramme) (n* 6) , L (n^ 8) , KOP (n* 9) , H (n» 1 4) ,Q. (n* 18) , mais encore avec des symboles ou emblèmes de magistrats monétaires, tels que Tépi, le fer de lance horizontal, le scorpion, avec les monogrammes TÂMP (n* 22), MT (n« 28), AVR. (n'» 34), et même avec le nom abrégé G. VAR. (n*" 18). Le petit nombre de quinaires de cette dernière espèce, que nous possédons, prouve que leur fabrication ne dura pas beaucoup plus longtemps que celle des sesterces; on en rencontre, quoique rarement, de coin espagnol, et l'on sait que le monnayage romano-espagnol

306 »v. j.-c. ne commença qu'en 5A8. Dans le chapitre suivant nous n'en trouverons que pendant la première période, et encore pas au delà de notre n"" 51 ; il n'en existe ni dans la seconde période ni dans la troisième (1).

104 ar. J..C. à. Lorsque Ton démonétisa le victoriat vers l'an 650, on frappa de nouveaux quinaires, auxquels on assimila ce qui pouvait rester dans le commerce d'anciens victoriats ; on leur donna en même temps un type à peu près semblable.

(1) Afin, de Vlnst, arch,, loc, cit., p. 24.

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