‹ Histoire de la monnaie romaine (volume 5)Chapitre 6 sur 110 · RÉDUCTION DE LAS · texte numérisé non relu

RÉDUCTION DE LAS

Les comptes de l'État puient donc continuer» et continuèrent en effet à être tenus en as anciens longtemps après rémission des nouveaux as. Par conséquent cette opération ne fut en aucune façon une dépréciation de la monnaie dans l'acception ordinaire du mot. Le cuivre conservant encore une valeur intrinsèque, les villes latines purent continuer à émettre leurs lourdes pièces de cuivre, les as de 14 onces d'IIatria purent circuler avec les as de h onces de Rome , comme ils avaient circulé auparavant avec les as de 10 onces, et ce ne fut que lorsque ce métal cessa d'avoir une valeur intrinsèque à Rome, que les villes voisines durent suspendre la fabrication de leur aes graves

On ne peut pas considérer cette opération comme une Lapruiun. banqueroute; en effet, une banqueroute qui aurait fait "^'^'"p-s^in?^ perdre aux créanciers de l'État et aux particuliers 60 bariquoiouK. pour 100 de leur capital, n'était pas dans les mœurs de la Rome du v' siècle^ elle n'était pas non plus dans les besoins de sa situation financière, à cette période florissante da la République, qui sépare la guerre de Pyrrhus de la première guerre punique. S'il en avait été ainsi, c'est-à-dire si l'on avait pu payer les dettes contractées en as libraux, avec des as trientaux , il aurait fallu que l'as réduit devînt l'unité monétaire légale, comme nous l'avons vu pour la litra de Sicile, tandis qu'à Rome les comptes publics continuèrent longtemps à être réglés en as libraux. Quelqu'ait été, en un mot, le but que se soit proposé alors le gouvernement romain (nous insistons sur cepoint), il n'y eut ni banqueroute ni altération des monnaies, dans l'acception ordinaire de ce mot, mais un simple changement dans le signe représentant la valeur ou, si l'on veut, dans Y expression de la valeur (Werthausdrncl:),

18 CHAPJTRE I.

Li vérit :Uo La Véritable dépréciation n'eut lieu que pendant la guerre,

de?,, éciation du j^pgque i»as descendit de 4 onces à â, 2 et même jusqu'à

cuivre comme * ' •» i

métal est de 1 oHce, sans que son rapport avec l'argent eût été modifié ; 19IÎ Hv. j^c ) ^^ pièces de cuivre devinrent alors une sorte de monnaie d'appoint conservant encore en partie leur valeur intrinsèque. En présence de cette dépréciation, celles des villes voisines qui avaient continué à couler des as d'une livre, durent nécessairement y renoncer.

Ce qu il y a de curieux, c est qu'au moment même où la loi Fabia, en consacrant la réduction de l'as à une once, commençait la dépréciation du cuivre comme métal , on voulut, pour ainsi diœ, lui rendre ce qu'on lui enlevait, en changeant la valeur proportionnelle du denier à l'as, qui devint 1=1G au lieu de 1=10, ce que nous examinerons plus loin.

WENIËHS OAHOENT. U*

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