‹ Histoire de la musculation irrésistible, ou, De la chorée anormaleChapitre 18 sur 89 · OBSERVATION 19.) DE PROPULSION · texte numérisé non relu

OBSERVATION 19.) DE PROPULSION

centigrammes, mais il éprouva des malaises qui forcèrent à redescendre à CO centigrammes. Au bout de huit jours, l'état du bras s'était aussi amélioré , il ne restait plus que le bégaiement.

On remplaça alors le zinc pur par le sulfure de zinc, 10 centigrammes par jour en solution aqueuse, à doses ascendantes. Arrivé à 30 centigrammes par jour, cinq semaines après le commencement du traitement, le malade fut parfaitement guéri.

De M. Lan (1). Henry S., âgé de 15 ans, a souffert pendant la dentition de spasmes, d'éruption à la tête, des vers, et surtout de scrofules. Les glandes abcédèrent, à l'âge de six ans, guérirent très lentement et laissèrent au cou d'assez grandes cicatrices. A 10 ans, il fut pris d'une fièvre nerveuse ; à lA, à l'exception des vers, sa santé était assez bonne ; mais exposé aux intempéries des saisons, il se plaignait de violentes douleurs dans les membres, auxquelles une fièvre se joignit plus tard; les douleurs dans les membres cessèrent, et il se crut parfaitement guéri. La maladie avait en effet disparu, mais pour revenir huit jours après, sous une forme dangereuse, sous celle de spasmes dans le bras et dans le pied gauches, légers d'abord, plus violents ensuite , en sorte que le 18 février 1822, il fut obligé d'entrer à l'Institut clinique de Berlin. Voici quel était son état :

Taille élancée, air de santé, mouvements précipités et anxieux, pouls petit, contracté, spasmodique, respiration un peu embarrassée, parole bégayante, incompréhensible, voix

(1) Ilufelands Journal, vol. lvh. Décembre, p. 61, 4823.

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îi peine pcrceplible; le malade ne pouvait tenir en repos sa langue qui lui sortait de la bouche ; mais il était obligé de la remuer involontairement de droite à gauche en avant, en arrière ; le bras et le pied du côté gauche ne discontinuaient non plus de remuer. Voulait-il prendre quelque objet avec la main, c'était toujours par un mouvement circulaire qu'il y parvenait, et s'il le tenait pendant quelque temps, il le laissait bientôt échapper involontairement. En marchant, il décrivait toujours un arc avec le pied gauche, tournait la pointe en dehors, et, debout, il lui était absolument impossible de le tenir en repos; il ne cessait de l'agiter. Au dire delà mère, ces mouvements convulsifs étaient par moments si violents, que le bras était surtout violemment soulevé,^ puis retombait, absolument comme pour atteindre un objet élevé. Dans cet état, le globe gauche de l'œil, disait-elle, roulait dans son orbite, agité d'un mouvement convulsif, la tête se penchait du côté gauche, le malade courait du haut en bas de l'escalier et reinontait à pas très précipités , ne pouvant, dans sa bâte, régler ses mouvements. Si on le maintenait fortement, les mouvements se changeaient en tressaillements, et le malade était en proie à une grande agitation anxieuse. Cet état, du reste, n'était accompagné d'aucune espèce de malaise ; le malade riait, était sobre de paroles, mais il possédait sa connaissance. Au bout d'un quart d'heure ou d'une demi-heure ces paroxysmes^ les mouvements convulsifs s'affaiblirent peu à peu, et ils finissaient par se changer en simple tressaillements des muscles du bras et du pied du côté souffrant. Ce tressaillement ne le quittait jamais cependant, non plus que le tremblement de la langue, et la parole était toujours incompréhensible. Toutes

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