OBSERVATIONS 20 ET 21.) DE PROPULSION
les autres fonctions étaient normales, et les muscles du côté droit parfaitement soumis à la volonté.
L'intelligence et la mémoire étaient très faibles chez ce jeune homme. Le rhumatisme supprimé fut regardé comme la cause de la maladie. On administra l'extrait d'aconit et de gayac comme sudorifique sous la forme de poudre, après avoir administré d'abord un laxatif de calomel et jalap, et un électuaire anthelmintique. Le malade ne rendit pas de vers; le sudorifique fut continué depuis le 21 février jusqu'au 20 mars, à doses ascendantes ; il parut un exanthème miliaire et des furoncles au bras et au dos, et la guérison s'en suivit.
En 1837 (1), un jeune garçon de lA ans, entré à l'hôpital pour y être traité de la teigne, avait des attaques chroniques extraordinaires. Subitement et sans cause, il était pris d'une excessive agitation ; il se jetait à bas de son lit, se roulait dans la salle, ou se mellait à courir, et il fallait une force extraordinaire pour s'en rendre maître. Ces accès se répétèrent pendant cinq à six jours, puis ils disparurent.
De M. Salgues (2), de Dijon.
Une petite fillede trois ans et demi, à la suite d'une vive frayeur, fut frappée des accidents propres à la chprée. A neuf ans, celte maladie n'avait point cessé. Elle n'avait été suspendue, pendant cette période de plus de cinq ans, que pcn-
(1) Uillicret Barihez, maladies des enfanls, t 2, p. 307. Paris, 1843.
(2) Revue môdico-cliirurgicalc de Paris, '18-47, p. IGS.
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dant six mois, suspension d'ailleurs, dont la cause est restée inconnue.
La cliorée de cet enfant était généralement caractérisée par des mouvements précipités qui l'entraînaient violemment à courir, la malade ne s'arrêtait que lorsque ses jambes se croisant, rendaient ainsi toute locomotion impossible. Alors elle se renversait fortement en arrière, puis en avant, imitant parfaitement l'inclinaison que donnent au torse l'opistothonos, et Temprosthotonos. Ces phénomènes morbides se présentaient sous la forme de courts accès, revenant un grand «ombre de fois dans la journée, et dans l'intervalle desquel les membres étaient souvent un peu agités.
Celte affeclion avait été combattue jusqu'alors à l'aide de la valériane, de Voxyde de zinc, de quelques purgatifs, et des bains froids; le tout en vain.
Lorsque la jeune malade entra à l'hôpital de Dijon, on tenta de rechef l'oxyde de zinc à dose perturbatrice, puis les affusions froides dans toute la longueur du rachis ; puis les bains de Baréges, secondés de frictions narcotiques et élhérées sur l'épine dorsale ; le tout sans succès. Deux forts purgatifs, repétés coup sur coup, ne réussirent pas mieux. Enfin, en désespoir de cause, M. Salgucs eut recours à Vémèlique à haute dose; chaque jour, pendant huit jours, l'enfant prit trente centigrammes de tartre stibié en potion. La première dose décida une très forte perturbation avec vomissements, et diarrhée abondante. Les autres, parfaitement tolérées, ne produisirent aucun effet apparent, si ce n'est de Tanorexie et la cessation complète de tous les accidents caractéristiques de la chorée. Le quatrième jour de cette médication, on posa dix sangsues SUT les parties latérales du cou, dans le but de
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détruire une légère hypêrcmie encéphalique. Le résultat en fut bon, et lînalement, la malade est aujourd'hui parfaitement guérie.
oeseuvation XXII.
Qu'il nous soit permis de faire mention ici d'un cas extraordinaire, que nous avons eu l'occasion d'observer plusieurs fois, au printemps de 18Zi7. Le malade était un homme d'environ quarante ans, petit, maigre, cordonnier de son état, à ce que nous croyons, car nous l'avons rencontré le plus souvent portant des bottes. Sa démarche était des plus bizarres, il faisait six à huit pas en ligne droite, mais d'une manière incertaine, puis il tournait tout-à-coup sur luimême, décrivait, tout en marchant, un petit demi-cercle, et faisait de nouveau quelques pas en avant, suivis du même mouvement de manège, en sorte qu'il décrivait, de droite à gauche, un entrelacement que l'on ne peut mieux représenter que par cette ligure slslsas.. Au reste, nous n'avons pu nous procurer aucun renseignement sur ce cas intéressant, le malade n'ayant jamais voulu entrer en conversation, et nous ne savons non plus ce qu'il est devenu.