B. DEUXIÈME ESPÈCE
XLVm.-Tlc» du (ronc.
Dans l'état actuel de la science, il ne nous a pas été possible d'établir d'autres divisions que celles-ci : Tics de la partie supérieure et de la partie inférieure du tronc, et tirs delà langue et du larynx. Cette division, nous le savons, n'est pas à l'abri de toute critique; mais elle nous est dictée par la nécessité. Plus tard, lorsque le nombre des faits se sera accru, il sera facile de la remplacer par une autre.
A. Tics de la partie supérieure du Irovc.
De Charles Bell. Une jeune fille de 19 ans, remuait cens-
TICS DU TRCraC. (obseuvation 75.)
tainment la têle et la tournait vingt-deux fois par minute. L'action produite par le mouvement de rotation avait son siège dans le muscle slerno-clédomastoïdien, le trapèze, le splénius, d'abord de l'un, puis de l'autre côté, eu sorte que la tête se mouvait sur l'apophyse odontoïdienne de l'atlas aussi régulièrement que si elle avait obéi à l impulsion d'un pendule.
De M. Toulmouche (1). Il existe à Nantes un négociant d'une activité assez grande en affaires, dont la plupart des fonctions se font avec régularité. Son avant-bras et le bras sont portés brusquement et irrégulièrement en avant, par un mouvement de totalité, et le poignet en dedans et en arrière. En même temps, les muscles du côté correspondant du col se contractent malgré la volonté, et détournent convulsivement la tête de leur côté. M. B., pour corriger un peu cette déviation des mouvements, a soin de tenir toujours la main droite dans le gousset de sou pantalon. Par là, il limite l'étendue des contractions anormales, et ne laisse apercevoir que le mouvement spasmodique et involontaire de la tête se fléchissant à droite, tandis que le visage se porte en arrière et en bas, comme pour regarder le coude.
Chez une jeune fille, la tête tournait continuellement, exécutant vingt-deux rotations par minute. Ce mouvement était dû aux contractions alternatives des muscles sterno-mastoïdiens et splénius de chaque côté. La respiration avait lieu librement. Les mouvements diminuèrent et cessèrent enfin, après deux ou trois attaques d'hémoptysie (2).
(1) Loc. cit., p. 378. (2) Ibid., p. 379.
(observation 7g.)