OBSERVATION LXXVIII
Du professeurPucinotti (dePise) (1). Alasuite d'une frayeur, les menstrues, chez la nommée Burgassi , avaient été dérangées et interrompues; puis elleeut à souffrir de cardialgie, de vertiges et de quelques phénomènes hystériques. Après être restée dans cet état pendant plusieurs années , la maladie
(1) Annales médico-psychologiques, vol. v.l845. p. 380.
'Jyw TICS DU TRONC. (observation 79.)
prit la forme suivante : Assaillie au cominenceinent des accès par des angoisses et des douleurs à la région du cœur, par une impuissance de parler et par une respiration sifllanle et pénible, la malade portait ses deux mains à sa tête, se grattait fortement et s'égratignaitle visage; en môme temps elle renversait ses yeux et les tournait dans tous les sens , après quoi survenait un mouvement rolaloire de là lêle , de droite à gauche , qui durait quelquefois jusqu'à trois jours entiers. An commencement de la rotation de la lôte , ses bras se portaient violemment sur la poitrine , s'y croisaient avec une violence tétanique , et ne revenaient plus sur la tôte que vers la fin de l'accès, et alors se répétaient tous les phénomènes par lesquels celui-ci avait commencé. Elle bégayait , et les mots qu'elle prononçait étaient tronqués au commencement comme à la fin du paroxysme. Dans le plus fort de l'accès, le bout de sa langue était appliqué presque immobile à la voûte du palais.
B. Tics de la partie inférieure du tronc.
De M. Riverend ( Hôtel-Dieu , service de MM. Bailly et Piorry ) (1). Un cas de chorée s'est présenté dans nos salles , c'est celui de Vonher, au n" 62 de la salle Sainte-Catherine : Démarche delà danse de saint Guy, mouvements rappelant ceux de la copulation. Cet individu s'était dès son enfance livré avec fureur à la masturbation , et sa dernière attaque de chorée avait eu lieu à la suite delà visite de deux femmes
(1) Journal hebdomadaire. 1834. vol. u. p. 'U7.