‹ Histoire de la musculation irrésistible, ou, De la chorée anormaleChapitre 62 sur 89 · OUSERVAT1ON80.) TICS DU TRONC · texte numérisé non relu

OUSERVAT1ON80.) TICS DU TRONC

qu'il avait reçues chez lui la veille. Avant de posséder ces détails, M. Piorry avait été conduit , par la nature des mouvements auxquels il se livrait, à penser que le poin t de départ des accidents avait bien pu être les nerfs des organes génitaux , avec irritation consécutive vers les nerfs des lombes et vertébraux , déterminant la cliorée. On employa des sangsues en grand nombre. Il y avait intermittence. Le sulfale de quinine fut administré , et le malade parut , trois jours après , complètement guéri ; mais huit jours plus tard , le malin du jour où il devait sortir de l'hôpital , les accidents revinrent avec plus d'intensité ; outre les mouvements que nous avons indiqués, le malade , à des intervalles assez rapprochés , soulevait la tête et le trOnc avec la plus grande raideur, et se laissait retomber avec assez de violence pour se briser le crâne , s'il eût rencontré un corps dur ; on fut forcé de lui mettre la camisole. De cette fois , les sangsues et le sulfate de quinine étant tout-à-fait impuissants , on a eu recours aux bains sulfureux , sous l'influence desquels le malade paraît maintenant complètement guéri ; et il sort de l'hôpital.

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