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I 4' HISTOIRE

Beaxicoup plus récent, M. Balthasar-Florence s*est produit heureusement au théâtre, comme dans la plupart des genres qu'il a tour à tour abordés. Ses nombreuses cantates, sa Messe solennelle et diverses autres pièces de musique religieuse, un concerto de violon, joué à plusieurs re • prises à Paris, ont été pour lui, dans son pays, des titres sérieux à la considération.

Cinq opéras, sept ballets ont été écrits par Stoumon, depuis directeur du théâtre de la Monnaie.

Par son opérette du Tricorne fnchanté (d'après Tamusante comédie de Théophile Gautier), c'est à l'histoire du théâtre que se rattache Léon Jouret, né à Ath, et professeur au Conservatoire de Bruxelles. Il a également composé des chœurs orphéoniques, dont quelques-uns sont

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demeurés populaires en Belgique.

Récemment, il a publié un recueil de chansons du pays d'Ath. Nommons auprès de lui un autre compositeur dramatique, J.-B. Colyns, auteur d'un opéra, U Capitaine Raymond, joué à la Monnaie.

Suivant notre coutume de n'oublier jamais ceux qui se sont voués à l'art accessoire, mais si indispensablement précieux, de l'interprétation, nous réservons ici une place aux chanteurs et chanteuses. Donnons tout d'abord en passant un souvenir à De GHmes, qui, parfait accompagnateur au piano, fut un excellent professeur de chant.

En ce qui regarde les chanteurs, nous sommes obligé de remonter un peu haut pour retrouver la trace de

Thollé, qui mourut en 1829 et qui, né à Liège, après avoir chanté Topcrabouffe en Italie, fut ensuite, à Poitiers, maître de chapelle à l'église Sainte-Radegonde, puis vint professer à Paris. Begrez, fixé à Londres, y devint un favori de la haute aristocratie ; cette faveur fut pour lui très fructueuse ; il eut un hôtel, un équipage bien tenu. Tel était l'engouement général que le dernier concert organisé à Londres par Weber mourant se donna devant une salle vide, parce que Begrez, chantant ce soir-là chez le duc de Saint-Albans, avait attiré toute la clientèle disponible des oisifs du grand ton. Cet artiste ne mourut qu'en i863.

Le Liégeois Masset fit ses éludes à Paris où, à partir de 1839, il chanta avec succès le répertoire à POpéra- Comique. Il fut aussi très apprécié en

Italie. Plus tard, il aborda l'Opéra, où il interpréta, en particulier, JérusaUm, Dont Sébastien^ etc. On sait combien fut méritée sa réputation de professeur On peut rapprocher de ce nom celui de Hennekindt, italianisé sous la forme d*Inchindi, qui créa, à rOpéra-Gomique, le rôle de Max dans le ChaUt, — et celui de M. Warot, sorti d'une intéressante famille d'artistes, actuellement l'un des meilleurs maîtres du Conservatoire de Paris.Warnots, qui parut un moment à rOpéra-Comique, chanta ensuite en flamand à Bruxelles avec une réussite considérable, puis devint professeur au Conservatoire de celte ville et directeur de l'importante école de musique de Saint-Josse-len-Noode- Schaerbeek. Sa fille, £lly Warnots, a remporté des succès de cantatrice.

D'autres noms ne sauraient être

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omis, en particulier ceux de Sylva, Bouhy, Evrardi, Agnesi, Georges Bonheur, ces deux derniers professeurs excellents au Conservatoire de Liège, — et ceux de Wicart, Carman et Depoitier qui, chantant constamment ensemble, jouirent à Bruxelles d'une véritable popularité. Citons aussi Maréchal et Delvoye, anciens lauréats du Conservatoire de Liège, actuellement attachés à TOpéra-Comique de Paris.

Quelques cantatrices belges sont, de leur côté, parvenues à une réputation européenne. Une des plus intéressantes est Marie Cabel, chanteuse légère dont le soprano agile excellait dans le style orné. Née à Liège, en 1828, elle fut amenée tout enfant à Bruxelles, où, par parenthèse, elle fut élevée dans une maison voisine de celle où devait naître, quelques

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années plus tard, un des plus ëiudits, des plus savants collectionneurs et bibliophiles belges de notre époque, le vicomte de Spœlberch de Lovenjoul. Après des succès retentissants à la Monnaie, on Fentendit à Lyon, puis à Paris au Théâtre-Lyrique et à TOpéra-Comique. Elle y brilla tour à tour dans le Bijou perdu, dans Jaguariia, dan»

l'Etoile du Nordy dans Galathée, dans le Pardon de Ploërmel et dans Mignon.

Une belle carrière artistique fut celle de M™* Gueymard, qui dans le Trouvère, la Favorite, les Huguenots, Don Juan, le Prophète, Hamlet, Don Carlos, fit admirer sa voix chaude et pleine, du timbre le plus sonore et de la plus riche couleur.

On assure que Meyerbeer avait songé, pour la Sélika de l'Africaine,

à une artiste belge, Léontine de Maesea, lauréate du Conservatoire de Liège, où elle futélèvedeM. Théophile Vercken, le fondateur de ta Société chorale la Légia, Ce fut à une autre Belge, Marie Sasse, que fut dévolu définitivement le rôle. Fort appréciée, dès 1859, au Théâtre- Lyrique, dans la comtesse des Noces, elle obtint à TOpéra une réussite éclatante, non seulement dans l'Africainfg mais dans presque tout le répertoire. Notons en passant qu'elle parut dans Tannhduser lors des représentations tumultueuses de 1861.

Nous rappellerons en outre les noms de M""* Hamackers, Artot-Padilla, Sternberg-Vaucorbeil, et celui de M"e Leslino, élève du Conservatoire de Liège, où elle a remporté, en 1870, la médaille de vermeil dans la classe de chant de M. Vercken,

et, la même année, le premier prix de piano dans la classe de M. Jules Ghymers.

En ce qui concerne la période la plus récente, nous compléterons plus bas ces indications sur les artistes du chanty aussi bien que celles qui vont suivre, sur la virtuosité instrumentale.

L'école belge du violon s'est beaucoup distinguée dans le présent siècle.

En suivant l'ordre chronologique, nous mentionnerons tout d*abord Ancot, professeur de mérite, qui, compositeur, écrivit une marche funèbre pour le service du maréchal Lannes. Simon, au jeu classique, se fit une grande situation à Mons. Nous avons déjà nommé Wéry, qui, après avoir un moment dirigé, à Paris, les Concerts

d*Amateurs du Waux-Hall, fut plus tard professeur au Conservatoire de Bruxelles. Nous n'omettrons point Fémy, qui avait recueilli U tradition de Kreutzer. Snel, élève, à Paris, de Baillot, déploya non seulement comme exécutant, mais comme professeur, organisateur d'auditions, chef d'orchestre, une grande activité. Andries, qui jouait en maître du violon et du violoncelle, écrivit sur plusieurs questions musicales et rendit, finalement , dimportants services comme directeur du Conservatoire de Gand. Ghys, qui donna des concerts avec Servais, fut un virtuose de mé-* rite. Seghers se fit connaître avantageusement à Paris ; il y dirigea pour la première fois l'ouverture de Tannhàuser au concert de la Société de Sainte-Cécile (24 novembre i85o).

Une grande et légitime renommée

consacra les aptitudes et récompensa les efTorts de De Bériot, qui avait commencé par être un enfant prodige, et qui, héritier de la manière sobrement élégante de Vioiti, remarquable par son goût irréprochable, par son style correct, par la décision et la délicatesse de son coup d*archet, fut un compositeur de beaucoup de distinction et un professeur éniinent.

Très bien doué, d'esprit méditatif, il savait dessiner et sculpter. Il réussit à fabriquer lui-même un violon. On se souvient qu'il épousa la Malibran, et qu'il en eut un fils qui s'est fait un nom comme pianiste.

C'est surtout dans l'enseignement que s'est signalé Meerts, façonAé par la sévère doctrine d'Habeneck et de Baillot, et qui approfondit avec compétence toutes les questions techniques qui se rapportent à la méthode,

Hauman était au contraire un instinctif, un irrégulier, au jeu inégal, difficile par là même à accompagner, mais ayant des moments d'inspiration où il déployait une vaste puissance de son, unie au sentiment du plus large style. Un souvenir est dû à Artoi, à Prume, à Tingry, dont le jeu solide était, de plus, coloré et caractéristique.

Henry Vieuxtemps atteignit à la supériorité transcendante. A Vienne, à Paris, il provoqua un véritable en* thousiasme. Il passa quelque temps en Russie, où l'empereur lui conféra des titres honorifiques. Il alla aussi se faire acclamer en Amérique. Compositeur de mérite, grand musicien, au sens le plus élevé du terme. Vieuxtemps a, comme virtuose, possédé un des talents les plus complets, les plus équilibrés, dont Thistoire arlis-

tique fasse mention. Il avait la force et la grâce, le souci du style. Ses deux frères Lucien et Ernest avaient acquis, l'un comme pianiste, Tautre comme violoncelliste, une certaine réputation, et il leur arriva plus d*une fois de se faire entendre tous les trois ensemble.

Nous avons connu personnellement Léonard, né dans les environs de Liège, élève d'un maître distingué de cette ville, M. Rouma. Violoniste sérieux, imbu du respect de l'art, plein de goût et de tact, Léonard déploya, dans la virtuosité et dans l'enseignement , des qualités très hautes. — Sorti d'une famille liégeoise en possession d'une très longue hérédité musicale, Massart, à notre Conservatoire, a façonné des générations nombreuses, et rendu des services présents à toutes les mémoires.

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Nous ne devons pas oublier Amédée Dubois, en dernier lieu directeur de TAcadénnie de musique de Tournai, ni M. Wilmoite, bon violoniste, possesseur d*une très précieuse collection d'instruments à archet.

Nous rappellerons encore Kettenus, qui fut violon solo à la cour de Mannheim, où il subit l'influence profitable de Lachner; Bessems,quifit partie de Torchestredu Théâtre Italien de Paris et eut du succès dans ses tournées; Jacques Dupuis, Tun des plus remarquables lauréats sortis delaclasse de François Prume, au Conservatoire de Liège; Colyns, qui fit montre surtout de finesse et d'élégance , et Leenders, auquel ses vo^rages artistiques en Europe valurent des ovations.

Nous joindrons à ces noms ceux des frères Singelée. La fille de l'un d'eux a été une cantatrice de valeur.

En demeurant dans le domaine des instruments à cordes, mais en passant au violoncelle, nous rencontrons Decortis, puis Tolbecque, dont l'un des frères avait été, avant Musard, le compositeur le plus recherché à Paris pour la musfque de danse. Nous nous arrêterons un instant à François- Adrien Servais, qui a porté Part du violoncelle à un degré jusque-là inconnu de perfection. Son jeu ferme, hardi, sa manière ample, souple et brillante, produisirent à Londres, en Hollande, en Russie, à Vienne, l'impression d'une chose nouvelle. Paris lui fit aussi Taccueil dont était digne un mérite aussi exceptionnel et aussi magistral. Ce grand artiste est mort à cinquante-neuf ans, en 1866. Son fils Joseph, né en i85o, mort en 188S, a, sur le même instrument, fait preuve d'un talent fort distingué. Il

a élé attaché à l'orchestre de la ville de Weimar et nommé professeur au Conservatoire de Bruxelles.

Nous n'insisterons pas sur François de Munck, homme de mérite, possédant quelques qualités hors ligne, mais malheureusement adonné à une vie déréglée ; sur Ernest de Munck, son fils, qui fît partie, à Paris, de Texcellent quatuor Maurin, et fut ensuite agrégé à la Chapelle du Grand-Duc de Saxe -Weimar; sur Jules de Swert, qui obtint le poste de violoncelliste-solo de l'empereur d'Allemagne. Paque, et plus récemment Adolphe Fischer, ainsi que Léon Massard et Jean Gérardy, mérite*, raient également une place sur notre liste.

Nous trouvons, au début du siècle, un harpiste belge de valeur, Dizi, qui s'établit à Londres. Ultérieure-

ment, Jules-Joseph Godefroid, mort à trente ans, ne put donner sa mesure. Son frère Félix est suffisamment connu. On sait si son exécution était habile, brillante, richement nuancée.

On peut dire qu'il fit accomplir un progrès sensible à la technique de son instrument, dont il respecta constamment le style propre. Le distingué professeur actuel de harpe au Conservatoire de Paris, M. Hasselmans, est de naissance belge.

Pour les instruments à vent, nous ménagerons une place à Blaes, clarinettiste de premier ordre, élève de Bachmann, virtuose de la Chapelle Royale et professeur au Conservatoire de Bruxelles. Van Buggenhout, Van Herzeele furent aussi de bons virtuoses sur cet organe dont Weber affectionnait le timbre coloré. De Lannoy se fit remarquer comme da-

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rinette-solo successivement dans différents corps de l'armée belge.

La flûte nous procure l'occasion de mentionner brièvement Demeur, excellent maître, mari de la cantatrice M™« Charton-Demeur ; TAnversois Aerts, qui joignait Tampleur et la finesse du son à un irréprochable mécanisme ; Dumon, virtuose d'un impeccable talent, et Adolphe Léonard. Quant au basson, qui a fourni aux compositeurs modernes de si sur« prenants effets de coloris, il nous rappelle le nom de Neumans, qui fut un fagottisle accompli.

Comme corniste, nous désignerons Alphonse Steenebrugen, né à Liège, et lauréat du Conservatoire de cette ville, plus tard professeur au Conservatoire de Strasbourg. Auprès de lui, nous placerons Toussaint Radoux, qui a rendu tant de services à

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Liège, comme professeur au Conservatoire et directeur de la Ugia, Il est le frère de Jean-Théodore Radoux, dont nous aurons à parler ci-après.

Bender, naturalisé Belge, se distingua comme inspecteur musical de Parmée. Il dirigea la musique de la Maison militaire du Roi et celle du régiment des guides. Un de ses neveux, homonyme, a rendu, comme chef, des services au régiment des grenadiers. Il faut ensuite citer auprès d'eux d'autres chefs militaires :

Staps, Panne, Labory, Van Kalk, Simar et ses deux fils, Clément Waucampt et Van Herzeele.

Un bon chef d'orchestre, capable, instruit et actif, fut Léonard Terry, en même temps compositeur et musicographe de rare mérite, correspondant de l'Académie Royale de Belgique. Il est l'auteur d'une œuvre

considérable : l'Histoire de la Mu-sique au pays de Liège, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fondation du Conservatoire de Liège. Cet ouvrage, demeuré manuscrit, et composé de quatorze volumes sans une seule rature, est conservé à Liège, à la Bibliothèque du Conservatoire, ainsi que la collection entière de Terry, achetée pour vingt mille francs par le gouvernement belge.

Riche en manuscrits rares d*auteurs liégeois, elle n'avait pas coûté à son propriétaire moins de soixante-dix mille francs. Terry a découvert chez un épicier le manuscrit (parties d'orchestre) des quatre opéras-bouffes de Hamal (mentionnés par nous dans notre premier volume), et il a, en particulier, reconstitué complètement la partition d'un de ces ouvrages, le Voiège di Chofontaine. Folkloriste

éminent, il a donné un travail sur les chansons populaires du pays liégeois (avec un recueil de ces chansons), travail couronné par la Société d'Emulation de Liège et publié par les soins de cette association. Professeur de chant au Conservatoire de Liège, il a formé des élèves remarquables, entre autres le barytgn Bouhy.

En commençant à parler de lui, nous le citions comme chef d'orchestre. Dans le même ordre d'idées, nous avons à appeler l'attention sur un musicien des mieux doués et des plus savants, Joseph Dupont, qui dirigea l'orchestre de la Monnaie et celui de l'Association des Artistes musiciens, puis succéda àVieuxtemps à la tête des Concerts populaires, occupant, de la façon la plus digne, une des premières situations artistiques de son pays. L'art de conduire

l'orchestre a encore été magistralement pratiqué par des hommes que, pour la plupart, nous avons eu ou que nous aurons à nommer à d'autres titres : Charles-Louis Hanssens, Fétis, Gevaert, Snel, Ch. Hanssens, Seghers, Mengal, Jean Hasselmans (le père du harpiste), J.-B. Singelée, Lemaire, Toussaint Radoux, H. Waelput, M.

Daneau et Eugène Hutoy.

Le chant choral est très goûté, très cultivé en Belgique, contrée où les belles voix n'ont jamais fait défaut.

A ce point de vue, nous n'aurons garde d'omettre Denefve, auteur d'une cantate fort bien écrite pour l'inauguration de la statue de Roland de Lassus, et qui s'est intelligemment voué au développement et à Tamélioration des sociétés de musique vo-

cale d'ensemble. Le nom de Lintermans doit être également signalé»

ainsi que celui de Thys, auquel on est redevable d*un très estimable Historique des sociétés chorales en Belgique. Van Malderghem, mort à une date encore récente, participa à la même œuvre. II s* est fait plus apprécier encore en publiant de volumineux recueils d'auteurs anciens du xvi« siècle, dont les compositions ont été par lui déchiffrées et mises en partition. Bien que ces éditions soient parfois incorrectes, elles ont le mérite d'avoir précédé tous les recueils analogues, aujourd'hui si nom* breux. Des œuvres lyriques et chorales rythmiques ont été dues à Jean- Baptiste Rongé. Rendons hommage^ en passant, à l'activité que, à l'étranger, Mees déploya comme professeur de musique.

On a donné bien des noms au dixneuvième siècle; on Ta appelé tour à tour le siècle de Thistoire, celui de la vapeur, celui de Télectricité. On pourrait le nommer aussi le siècle du piano, si l'on songe au développement qu'y a pris la culture de cet instrument. La Belgique, à la vérité, n'a point, à cet égard, Péquivalent d'un Liszt, d'un Chopin ou d'un Rubinstein, mais elle a à nous montrer des quantités de pianistes habiles et méritants. C'est presque au passé qu'appartiennent Messemackers, utile par son long enseignement ; Angelet, qui fut pianiste de la Cour, composa un trio, une symphonie et d'autres œuvres ; Jacques de Coninck qui accompagna, dans les deux sens du mot, la Malibran aux Etats-Unis; Du Bois de Tiennes, d'origine noble, qui reçut les conseils de Kalkbrenner et

subit l'influence de Thalberg; Ledenl; Solvay ; De Wuif; Alexis Ermel, lauréat du Conservatoire de Bruxelles, qui fut, pendant plusieurs années, le pianiste particulier du roi Léopold !•' ; Grégoir, qui accomplit une heureuse tournée en Allemagne avec Servais, et dont le frère, compositeur de mérite et littérateur érudit, s*est livré à de très intéressantes recherches sur les musiciens flamands et sur divers autres sujets. Nous mentionnerons Steveniers et Meynne; Auguste Dupont, frère de Joseph, auquel Me^erbeer procura l'honneur de jouer à Berlin devant le roi de Prusse, dont il dirigeait alors la Chapelle, a laissé une trace assez profonde dans l'enseignement ; Deutz, que nous avons connu à Paris sous le nom de Magnus, se fit, comme professeur

aussi bien que comme compositeur et critique, une position honorable.

Sa Méthode élémentaire de piano a été très appréciée. — L'organiste Alphonse Mailiy, qui a composé une sonate et de nombreuses pièces pour orgue et harmonium, et qui, durant de longues années, a tenu l'orgue à l'église des Carmes, est en possession d'une légitime réputation. Sa classe d'orgue au Conservatoire de Bruxelles est des plus renommées.

C'est à la famille Mocke, de Gand, qu'appartenait M"»» Pleyel, née à Saint-Josse-ten-Noode. Cette remarquable élève de Herz, de Moscheles, de Kalkbrehner, qui, de plus, avait reçu les conseils de Thalberg et de Liszt, a, de 1848 à 1872, professé avec distinction le piano au Conservatoire de Bruxelles.

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Nous nous sommes fait un devoir de ne jamais négliger les facteurs d'instruments, dont la coopération a si fort contribué, pratiquement, à Tavancement de la musique. La famille des Loret s'est signalée dans la construction des orgues. Jean-Joseph Loret, au siècle dernier, avait été un organiste et un carillonneur de valeur. Son fils Bernard, établi à Malines, a fabriqué plus de trois cents orgues pour la Belgique et la Hollande ; il n'est mort qu'en 1877. Son frère Hippolyte, fixé à Paris et lui-même constructeur d'un nombre d'orgues considérable, a eu un fils, Clément, professeur distingué à l'école Niedermejer. La famille flamande des Van Peteghem a été également fort réputée dans la construction des

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