FARCES ET SOTTIES
désordres et une exubérance de gaieté, même chez les clercs. A diverses reprises, des décisions de conciles, des ordonnances épiscopales furent nécessaires, et au quinzième siècle la Faculté de théologie de Paris condamna sévèrement ce qu'on appelait la Fête des Fous.
Le jour de la fête des Saints-Innocents et aussi le premier jour de l'année, fête de la Circoncision, il était d'usage de donner carte blanche aux jeunes clercs et d'organiser même une fête en leur honneur. 11 en était de môme le jour de la fête de saint Jean l'Evangéliste. Les enfants dansaient sous le porche de quelques églises, et de grands enfants, même des diacres, se laissaient entraîner par l'exemple. Ces coutumes bizarres étaient pratiquées également en Angleterre, dans la Souabe et la Franconie. Il reste encore des traces de ces danses semi-religieuses en Espagne, particulièrement à Tolède, pendant la Semaine Sainte.