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BOIELDIEU

breux opéras-comiques qui furent représentés aux théâtres Favard et Feydcau de 1798 à 1822. Mme Boulanger, élève de Garât et actrice pleine de verve et de finesse, enchanta pendant dix-huit ans les habitués de Feydeau.

Nommer les ouvrages de Boïeldieu, c'est évoquer les souvenirs d'une foule de morceaux, airs, duos, trios, romances, couplets, chœurs et même

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Elleviou (rôle de Jean île Paris)

accompagnements mélodieux : dans le Calife, le chœur des jeunes filles « C'est ici le séjour des Grâces », l'air de Késie « De tous les pays pour vous plaire », si ingénieux; dans Ma Tante Aurore, le duo « Quoi! vous avez connu l'amour? » et les couplets « Je ne vous vois jamais rêveuse » ; dans Jean de Paris : « C'est la princesse de Navarre » ; « Quel plaisir d'être en voyage! » dans le Nouveau Seigneur du village (1815); le duo du cham-

bertin ; cet autre duo « Je vais rester à celte place », les couplets « Ah! vous avez des droits superbes » ; dans la Fête du village voisin (4816), la fraîche romance « Simple, innocente et joliette » ; dans le Petit Chaperon rouge (1818), une des plus excellentes partitions du maître, « Robert disait à Claire », et la ronde « Depuis longtemps, gentille Annette », et les trois duos ; dans les Voitures versées, l'air chanté par Martin « Apollon toujours préside au choix de mes invités » et les variations sur « Au clair de la

Madame Gavaudan.

lune, ô dolce concento! ». Tous ces opéras sont un véritable délassement pour le spectateur qui a besoin de trouver dans les jouissances de l'oreille et dans un domaine autre que celui de la vie réelle une distraction aux graves occupations, aux soucis, aux travaux sérieux. Ce n'est pas Là assurément une raison pour lui offrir des œuvres d'art écrites avec négligence comme on en voit tant de nos jours. Qui oserait dire que les opéras de Grétry, de Monsigny, de Nicolo, de Berton, de Méhul, de Boïeldieu, aient

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