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ARTISTES DES CONCERTS

Mme Philidôr; en 1777, Mlle Gavaudan aînée; en 1778, Mme Saint-Huberty, Mme Todi, Mme Lebrun (Mlle Danzi) ; en 1780, Mme Candeille; en 1782, MmeMara; en 1785, Mlle Maillard; en 1786, Mmes Silbermann el Lemesle; les sopranisles Caffarelli, Guadagni, Albanèse chanlèrcnt en 1755, 1754 et 1755.

Les ténors les plus connus ont été : en 1725, Tribou; 1759, Jéliotte; 1759, l'abbé de la Croix; 1764, Legros, Duparc; 1765, Richer; 1778, Raff; 1785, Davide Giacomo ; 1787, Mengozzi, Lebrun; 1789, Gaveaux.

Je citerai les barytons Chassé, 1725; Larrivée, 1756; Lays, 1780; Chardini, 1787; et parmi les basses : 1725, Dun; 1757, Lesage, Person ; 1775, Beauvalet; 1775, Guichard, Chéron ; 1785, Fischer; 1785, Dufrénoy.

Violonistes : Guignon de Turin, Leclair, Dauvergne, Gaviniès, Pagin, Somis (Piémontais), Pugnani de Turin, Fridgeri de Vérone, Mondonvillc, Traversa (Piémontais), Navoigille, le chevalier de Saint-Georges (1 777), Fodor, père de la cantatrice, Viotti, Bruni, Rodolphe Kreutzer, Rode, Isabeyqui,âgé de quinzeans, joua en 178 l un concerto de Jarnowich, MmeSchlick, Boucher.

Violistes : Stamitz, Monin.

Violoncellistes : Batistin Struck de Florence, Bcrthault, Ferrari de Plaisance, Duport, Boccherini de Lucques (1768), Mara, mari de la cantatrice, Bombery, Levasseur.

Contrebassistes : 1728, Monteclair, Saggioni, Gianotti, Krempffer.

Fhitistes : Blavet, Wendling, Rault, Hugot, Devienne, Geiger, les frères T humer.

Hautboïstes : Philidôr, les frères Besozzi de Turin, Sallantin, Fischer de Fribourg, Lebrun.

Clarinettistes : en 1772, pour la première fois, Joseph Baer de Bohême; 1774, Meisner de Franconie ; 1781, Michel Yost de Paris, premier clarinettiste français connu ; Lefèvre, Romberg, Ludvig, Hoslier et Ligenschenck.

Bassonistes : 1728, Belleville ; 1755, Jérôme Besozzi de Turin, Blaizc, Jadin, Lejeune, Ritter, Ozi de Nîmes; 1779, Tulou ; 1782, Delcambre.

Cornistes : Ernest et Baron, pour le cor de chasse; Rodolphe de Strasbourg, auteur du solfège si connu; 1764, Molidor, Palsa et Punto, Dornans, Duvernoy.

Guitaristes : 1725, Jéliotte, Belagarde, Vidal.

Mandolinistes : 1766, Leone, Nonnini ; 1784, Gervasis.

Luthiste : 1765, Kohault; harmonica, Renaudin, 1787.

Harpistes : 1761, Meyer, Mlles Raur, Duverger, Candeille; 1782, Cousineau.

"m HISTOIRE DE LA MUSIQUE.

Orgue : 1748, Daquin; 1755, Balbastre; 1765, Séjan ; 1771, Charpentier.

Pianistes : Mlle Candeille, 1780; l'abbé Vogler, 1785 ; 1785, Hermann, professeur de la reine Marie-Àntoinetle ; Mlle Paradies, aveugle; 1789, Hyacinlhc Jadin.

En 1791, on donna encore six concerls spirituels, mais dans une salle de la rue Dauphine; en 1789, les artistes durent quitter le palais des Tuileries et se réfugier rue de Chartres, dans une salle dite du Panthéon.

Sébastien Erard a sa place marquée dans une histoire de la musique.

On remplirait un volume des descriptions de toutes les inventions de cet homme de génie, qui par l'application de ses connaissances en dessin, en géométrie et en mécanique au perfectionnement des instruments de musique, procura à des compositeurs et à des artistes, n'ayant à leur disposition qu'un lit de Procuste, le clavecin, les moyens de jouer de l'orchestre sur un piano, d'en tirer des effets absolument inconnus aux générations précédentes. Protégé par la duchesse de Yilleroy, qui lui lit exécuter son premier piano cà l'imitation de ceux d'Allemagne, défendu par Louis XVI contre les luthiers jaloux de ses succès et muni d'un brevet royal, son génie inventif se donna pleine carrière. 11 imagina pour la reine Marie-Antoinette un piano à clavier mobile, un orgue expressif; il construisit l'orgue de la chapelle du roi.

La harpe lui doit le mécanisme de la fourchette qui raccourcit la corde et la baisse d'un demi-ton, et aussi celui du double mouvement. Ce fut à Londres que pendant la période révolutionnaire Erard put se livrer à ses inventions et en obtenir des bénéfices légitimes.

On comprend avec quel empressement des artistes adoptèrent les procédés favorables à l'expression de leurs idées et à l'éclat de leur exécution. La sonorité est un effet relatif, et l'on ne peut dire que les pianos à cinq octaves et demie de Sébastien Erard avec leur sourdine en taffetas vert et leur pédale peu graduée puissent être comparés aux pianos à queue sortant des ateliers de la rue du Mail, à ceux des maisons Pleyel-Wolff, Henri Herz, Steinway et Chickering ; mais ces instruments se distinguaient des clavecins par l'attaque de la corde, la durée, la liaison des sons et une étendue croissante du clavier.

A des titres divers, Muzzio Clementi, Dussek, Cramer, Hummel peuvent être considérés comme les principaux représentants de la première période de l'histoire du piano.

L'art du pianiste s'est trouvé uni à celui d'un compositeur de premier ordre chez Muazio Clementi, né à Rome en 1752 et mort en 1852. Lié

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