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INDO-CHINE, BIRMANS, SIAMOIS, MALAIS, PERUVIENS

Si nous pénétrons dans l'Indo-Chine, nous retrouvons les mêmes traditions musicales dans le Cambodge, la Coehincliine et le Tonkin que dans la Chine.

Musiciens du Cambodge.

Le bouddhisme étant la religion de l'empire birman, l'analogie des usages avec ceux de l'Inde est manifeste. La musique sacrée y est en honneur; des artistes musiciens sont attachés au service des temples. Il y a aussi des collèges de danseuses, des processions, des sacrifices surtout en l'honneur d'une des incarnations de Yichnou, du héros du poème le Ramayana.

1. Catalogue descriptif et analytique du musée instrumental du Conservatoire royal de Bruxelles, par Victor-Charles Mahillou. Gand, Annoot-Tlraeckman, 1880.

Parmi les instruments en usage chez les Birmans, je signalerai : La patola, caisse sonore sur laquelle sont tendues sept cordes qui sont pincées avec le doigt ;

Patola.

Une harpe rectangulaire, sauf dans la partie supérieure, d'une l'orme très originale, d'un peu moins d'un mètre de haut, ayant vingt-cinq cordes;

Une autre harpe appelée soiirn, dont la forme est très courbée; les cordes sont métalliques et tendues à l'aide de cordons de coton.

Harpe.

Sou m.

Le rabab, instrument à archet, est aussi employé chez les Birmans.

Les violons birmans, burmese fiddle (c'est le nom que les Anglais ont donné à ces instruments), sont ornés de sculptures et de peintures, de perles, de petits miroirs; on les appelle dans le pays turr et saroh. La bizarrerie des contours et le mélange des cordes de boyau avec les cordes métalliques résonnant par sympathie harmonique caractérisent ces instruments à archet des Birmans.

fec

Ul

La trompette des Birmans a un pavillon évasé et résonne à l'aide d'une languette à deux anches ; le son en est très fort.

Une des preuves de l'existence universelle d'une succession diatonique des tons nous est encore fournie par le kampouk, l'instrument à percussion des Siamois et des Birmans, formé de dix-neuf lames de bambou, de vingt à trente-huit centimètres, qu'on frappe de chaque main avec un marteau. Il s'étend diatoniquement du la grave au-dessous des cinq lignes au mi sur la troisième ligne supplémentaire.

Kampouk en bois durci.

Rabab.

Turr, violon birman.

Gong.

Les cymbales, les gongs, les castagnettes ressemblent à ceux de la Chine.

Les gongs sont de dimensions variées; disposés selon leur diamètre, ih peuvent former deux octaves.

M. de la Loubère, envoyé par Louis XIV à Siam en 1687, résida deux ans dans ce pays. Il nous a transmis des observations sur la musique des Siamois et des mélodies populaires. Les récits des voyageurs n'ont pas modifié les impressions qui nous ont été léguées par M. de la Loubère, car rien ne change en ces pays. Les générations ont beau se succéder, les mœurs restent invariables, comme si elles étaient un produit fatal, nécessaire, inéluctable du climat, de la zone, de la flore, de la faune, de tout ce qui constitue la vie native.

Les airs notés par M. de la Loubère paraissent se rapporter à un motif

qui se répète avec quelques inflexions exigées par les paroles et divers ornements ajoutés par le chanteur. Yoici une chanson siamoise qui fera mieux comprendre que nos explications le caractère de ces broderies sur un thème unique, assez monotone.

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