Hyper-lydien
Au deuxième siècle, Claude Ptolémée a réduit ces quinze modes à sept et a changé arbitrairement les noms sous lesquels on les désignait. En prenant pour base chacun des degrés de la gamme diatonique, il était d'ailleurs dans la vérité et établissait théoriquement ce qu'on pratiquait en
réalité depuis des siècles. Ce classement des modes musicaux dura jusqu'à la constitution tonale fixée par saint Grégoire et déjà ébauchée par saint Ambroise .
Voici donc l'ordre des modes selon Plolémée :
Dorien
la.
Ilypolydien
si.
Hypophrygïen
ut.
Hypodoricn
ré.
Mixolydicn
mi
Lydien
fa.
Phrygien
sol.
El l'ordre grégorien
Étendue de l'échelle.
Dorien
ré
la
ré
Hypodorien
la
ré
la
Phrygien
mi
si
mi
Hypophrygien
si
mi
si
Lydien
fa
fa
Hypolydien
ut
fa
ut
Mixolydien
sol
ré
sol
Hypomixolydien
ré
sol
ré
On voit qu'il n'y a pas de coïncidence, ce qui déroute au sujet des attributions morales et expressives de ces échelles; mais cette division en huit modes avait été adoptée déjà en Orient, ainsi que le prouve le formulaire liturgique le plus ancien du rite grec et qui est appelé les Huit Tons? Oktwtj^oç.
Indépendamment de la grande autorité de ce recueil d'hymnes, on trouve encore le classement des huit échelles tonales dans YBfagiopolite, et au quatorzième siècle Manuel Bryenne en a parlé comme d'une tradition non interrompue.
Ces modes avaient leur caractère propre, ou du moins celui qui leur était attribué par l'usage qu'on en faisait.
« On doit conserver à chaque harmonie, dit Lucien, son caractère propre : à la mélodie phrygienne l'enthousiasme, à la lydienne le ton bachique, à la dorienne la gravité respectueuse, à l'ionienne la gaieté gracieuse. »
Koù ryjç âau.ovLctq, exxarnç àiocyvlàcxxetv xb ïiïiov, rriç (ppvyîov xb sv0£ûv? zïïç luàîov xb fia.y.%c/»bv , xfiç, doplov xb a^p-vôv, r/)ç mviYjfiq xo yltxfvpôv.