‹ Histoire de la musiqueChapitre 46 sur 222 · HYMNE A CALLIOPE · texte numérisé non relu

HYMNE A CALLIOPE

Nouvelle traduction

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«Chante, ô Muse que j'aime; guide mon inspiration; que l'air qu'on respire dans tes bois sacrés fortifie mon âme, sage Calliope, qui présides le chœur des Muses pleines de charmes; et vous aussi, sage fils de Latone, qui nous initiez à vos mystères, Apollon Délien, soyez-moi favorable. »

L'hymne à Némésis a pour auteur Mésomédès, citharède vivant à la cour

d'Adrien, et récompensé par cet empereur à cause des vers qu'il avait faits à la louange de son favori Antinous. Antonin le Pieux supprima la largesse dont ce poète avait été l'objet.

« 0 Némésis ailée, qui tracez l'orbe de notre vie, déesse aux yeux noirs, fille de la Justice, qui savez réprimer les excès des mortels par un frein aussi dur que le diamant, qui êtes l'ennemie de toute injure funeste, qui chassez de votre présence la noire Envie, votre roue, toujours mobile et invisible, entraîne avec elle la Fortune riante des hommes. Vous suivez, sans être vue, la trace de leurs pas ; vous inclinez leur tête orgueilleuse, et vous mesurez et réglez leurs jours à votre coudée ; vous tenez dans vos mains la balance, les sourcils toujours froncés ; soyez-nous propice, heureuse dispensatrice de la justice, ô Némésis ailée, qui tracez l'orbe de notre vie ; nous chantons Némésis, la divinité incorruptible et la Justice, qui siège auprès d'elle; la Justice, aux ailes rapides et puissantes, qui protège les hommes de grande vertu contre les fureurs de l'Envie et les esprits infernaux. »

L'hymne à Némésis n'est complet dans aucun manuscrit. Les traductions qui en ont été faites par Burette, Bellermann et Fétis offrent un chant si peu intéressant que je crois inutile de le donner ici, et je n'ai pas cru pouvoir en rien tirer de mélodieux en le ponctuant d'après l'arsis et la thésis. Je le regrette d'autant plus que le texte est superbe. Je me borne à noter ici le premier vers.

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