CHAPITRE XI
l'opéra, cherubini, rossini, donizetti, bellini, verdi
Desmarets.
Mouret.
Rameau.
Méhul.
Piccini.
Salieri.
Philidor.
Grétry.
Gossec.
Sacchini.
Nous avons quelque peu perdu de vue le mouvement théâtral, entraînés par la splendide éclosion de l'art symphonique. Il nous faut revenir sur nos pas et retrouver l'histoire de l'opéra que nous avons quitté lui-même pour nous occuper des origines de l'opéra comique.
Nous avons vu précédemment les noms de Desmarets et de Mouret^ prédécesseurs immédiats du célèbre i?rt;«^i2M; puis Gluck auquel succéda Méhul \ enfin Piccini, Salieri^ Philidor^ Grétry^ Gossec et enfin nous reprenons le cours de notre étude avec Sacchi?ii qui débuta à l'Opéra en 1783 par Reiiajid^ qui fut suivi d'// grand Cid^ œuvre jouée dix ans auparavant à Londres sous le nom de Chimène. Enfin Dardanns son chef-d'œuvre vit la scène
lOI
Salieri.
Païsiello.
Lemoyne.
Zingarelli.
Ghamplin.
en 1784, et Œdipe à Colone ne fut représenté qu'après la mort de Fauteur (1787).
Nous retrouvons sur les affiches de l'époque (1790) les Horaces de Salieri^ le Roi Théodore à Venise de Paisiello^ Jephtc de Lemoyne^ Antigone de Zingarelli^ Louis IX en Egypte de Lemoyne^ le Portrait ou la divinité du sauvage de Champlin.
Grétry n'eut à l'Opéra aucun succès mais nous connaissons ses triomphes de l'Opéra- Comique.
L'époque révolutionnaire offre une série de pièces de circonstance dont les noms seuls indiquent les tendances : V Offrande à la liberté^ le Triomphe de la république^ la Patrie reconnaissante^ la Montagne ou la fondation du temple de la liberté^ Miltiade à Marathon, etc. Tous ces beaux titres n'empêchèrent pas le. directeur de l'Opéra, Francœur, d'être arrêté comme suspect.
Les privilèges accordés à l'Opéra, au Théâtre Français et à la Comédie Italienne, ayant été abolis, au nom de la liberté, il en résulta un accroissement considérable du nombre de théâtres; on en compta bientôt soixante-trois dont dix-huit consacrés à la musique! Aucune œuvre de valeur ne fut entendue à l'Opéra.
Francœur.
Les musiciens italiens (bien plus avancés que leurs collègues français), les véritables créateurs de la forme opéra, ne furent connus à Paris qu assez tard. Dès 1608, alors que Fart théâtral lyrique n'en est encore en France qu'aux premiers bégaiements, nous voyons Monteverde. dans VOrfeo de Monteverde^ une partition "■ comportant des airs, récitatifs, ritournelles^ et une orchestration fort compliquée dont voici le curieux détail : deux clavecins, deux grandes violes à treize cordes, dix dessus de viole, deux contrebasses de viole, une harpe à deux rangs de cordes, deux petits violons français, deux grandes guitares, deux orgues à tuyaux en bois, quatre trombones, un jeu de régale (voix humaine de l'orgue actuel), deux cornets, une petite flûte, un clairon, trois sourdines (trompettes à son voilé) en tout quinze instruments différents nécessitant un orchestre de trente-huit musiciens.
L opéra italien fit son apparition à Paris, en 1645. Nous avons déjà constaté l'importance prise par l'autre genre de théâtre italien, la Comedia del arte. La première troupe italienne qui chanta les ?ioj({e di Teti e di Peleo Cavaili. de Cavalli, et pour laquelle on construisit la salle de spectacle des Tuileries inaugurée en