‹ Histoire de la musiqueChapitre 14 sur 25 · CHAPITRE XII l'opéra, auber, meyerbeer, halévy · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII l'opéra, auber, meyerbeer, halévy

Sur les soixante-trois salles de spectacle ouvertes en 1792, la moitié au moins avaient été fermées par les directeurs en faillite.

L'empereur décréta, en 1807 : « Tous les théâtres seront fermés dans un délai de quinze jours, huit seulement seront conservés, quatre grands et quatre d'ordre inférieur. »

A l'Opéra, on monta sur la demande du Le peintre peintre David, V Adrien de xMéhul, œuvre interdite en 1792 par la censure, « le triomphe d'un empereur étant incompatible avec la constitution ». La Seiniramis de Catel et le Tamcrlan de Winter avaient fait fiasco. En 1803, Cherubini avait donné avec succès VAnacréon ou V Amour fugitif. En 1804, on avait monté les Bardes ou Ossian.de Lesueur, auquel Napoléon fit présent d'une tabatière. Mozart. On s'initiait peu à peu aux ouvrages de Mozart,

David.

Méhul.

Gatel.

Winter.

Lesueur.

Spontini 1774-1851.

qui furent représentés petit à petit; on commença par les Mystères d'Isis, puis par la Prise de Jéricho.

Don Juan fut monté en 1805, mais agrémenté de morceaux nouveaux composés par Kalkbrenner (!). Trente ans après, Don Juan fut dépouillé de ses oripeaux, mais il fut encore modifié par Castil-BIaj^e.

La Vestale de Spontini fut donnée grâce à la protection de VImpératrice Joséphine et à un ordre de l'empereur^ expédié de Pologne (1807).

Spontini, âgé alors de trente-trois ans, avait déjà composé et fait représenter une quinzaine d'opéras italiens. Il étonna d^abord les musiciens par ses hardiesses, et eut à soutenir de nombreuses luttes, à vaincre des cabales ; protégé par l'Impératrice, il fit durer un an les études de son. opéra, qui eut finalement un succès éclatant. La Vestale fut suivie de l'opéra Fernand Corte^ (1809), qui fut considéré comme un chef-d'œuvre. Les autres œuvres de Spontini : Olympie et Agnès von Hohenstauffen (1837) furent représentées à Berlin.

La mort d'Adam et son Apothéose, par G H illar d eXLesueur fixèrent aussi l'attention du public (1809). En 181 5 seulement, nous

Guillard. Lesueur.

retrouvons une œuvre de valeur : les Aben- Cherubini. céragres de Clieruhini.

Le 13 février, l'Opéra, alors place Louvois, jouait le Carnaval de Venise, le Rossignol et le ballet les Noces de Gamachc ; la duchesse de Berri se retira pendant ce ballet. Le duc qui l'accompagnait fut assassiné en sortant.

En 1821 on donna Blanche de Provence^ ouvrage de circonstance commandé à Toccasion du baptême du duc de Bordeaux. Quatre excellents musiciens y avaient collaboré : Berton^ Boïeldien, Cherubini q\ Paër.

Bernard^ directeur de théâtre à Bruxelles, obtint l'autorisation (1824) de donner une série de représentations d'opéras étrangers à l'Odéon. On entendit successivement : le Barbier de Séville, la Pie voleuse, Othello, Tancrède^ la Dame du Lac^ de Rossini, Marguerite d" Anjou ^ de Meyerbeer, Don Juan, de Mozart, Robin des bois, de Weber. Le ténor Duprey fit ses début à l'Odéon.

L'Opéra donna le Siège de Corintlie^ en 1826. Le succès très grand fut dû en partie au talent de A/'"" Damorcau.

Une même administration gouvernait alors l'Opéra et l'Opéra italien. Les deux troupes se réunissaient parfois, et l'on put entendre, par

Duchesse de Berri.

Duc de Berri

Duc de Bordeaux

Berton.

Boïeldieu.

Cherubini.

Paër.

Rossini.

Meyerbeer.

Weber.

Duprez.

M"»» Damoreau.

Sontag.

Oamoreau.

Auber 1782-1871.

exemple, le trio du Matrimonio Segretto de Cimarosa. C/jnarosa, chanté par M""^' Malibran^ Sontag M"»«Malibran et Damoreau.

Au Siège de Corinthe succéda Moise^ puis enfin (en 1828), la Muette.

Daniel-François-Esprit Auber ^ est né à Caen le 29 janvier 1782 pendant un voyage que ses parents, habitants de Paris, firent en Normandie. Fils d'un marchand d'estampes, et destiné d'abord au commerce, il donna de bonne heure les signes d'une vraie vocation musicale. Il commença par d'heureux essais de musique instrumentale ; le violoniste Ma^as joua un concerto de lui au Conservatoire.

Après avoir complété ses études avec Cherubini, Auber affronta la scène en 1813 avec le Séjour Militaire^ opéra comique en un acte, joué au théâtre Feydeau. Il avait alors trente et un ans. S'il commença sa carrière un peu tard (pour l'époque) il regagna largement le temps perdu, car peu d'auteurs furent aussi féconds.

La vogue dont le compositeur a joui si longtemps ne commença qu'en 1820, avec la Bergère châtelaine et Emma ou la promesse imprudente.

A ^ette phase de son talent appartiennent

Mazas.

Gherubini.

encore : Leicester^ la Neige^ le Concert à la coîir, Léocadie^ le Maçon, le Timide, Fiorelîa, et enfin la Muette de Porttci, opéra en cinq actes, représenté à l'Académie royale le 29 février 1828.

Auber revint alors à TOpéra-Coniique et y donna la Fiancée, livret de 5^;^/^^. La seconde période du maître comprend ; fra Diavolo, le Dieu et la Bayadcre, le Philtre, le Serment, Gustave III, Lestocq, le Cheval de bronze, Actéon, les Chaperons blancs, VAmbassadrice, le Domino noir {2 décembre 1837), ^^ Lac des Fées^ Zanetta, les Diamants de la couronne (1841), le Duc d'Olonne.

Font partie de la troisième période : la Part du diable, la Sirène, la Barcarolle, et Haydée (Opéra-Comique, 28 décembre 1847). Auber fut moins heureux à l'Opéra avec V Enfant prodigue et Zerline ou la corbeille d'oranges (18^1), malgré le concours si précieux de M-^'Alboni. M""^ Alboni.

L'infatigable compositeur revint alors à ses premières amours, c'est-à-dire à l'Opéra- Comique, son théâtre favori, avec Marco Spada,Jenny Bell et Manon Lescaut.

De 186 1 à 1869, Auber composa encore, malgré son grand âge : la Circassienne^ la

Fiancée du roi de Garbe, le Premier jour de bonheur (1868) et un Rêve d'amour.

Cherubini. Auber succéda à Chérubin i comme directeur du Conservatoire; il était membre de l'Institut et commandeur de la Légion d'honneur. Pendant la guerre de 1870, il ne voulut pas quitter son poste, mais fort éprouvé moralement et physiquement par le siège, ses forces diminuèrent rapidement. Il rendit Tâme le 12 mai 1871, au son du canon ennemi. Son corps fut déposé secrètement dans les caveaux de l'église de la Trinité où ses obsèques furent célébrées le i^ juillet.

Une ère nouvelle avait commencé avec la Révolution de 1830. Pendant trente-quatre ans rOpéra dut ses principales manifestations artistiques à trois compositeurs : un Allemand Meyerbeer. Meyerbeer^ un Italien Doni^etti^ et un Français Donizetti. Halévy. Les nombreux ouvrages d'autres auteurs représentés pendant cette période ne manquent pas de valeur mais ils furent écrasés par le succès triomphal de : Robert le Diable, les Huguenots, le Prophète, V Africaine, Lucie, la Favorite, la Juive, Giiido, la Reine de Chypre, Charles VI, etc.

Auber ne retrouva plus le succès de la Muette malgré les sept ouvrages qui suivirent.

Halévy.

Il y eut pourtant encore de belles soirées Cherubini. avecYAlt Babade CJierubini [iS-)})', Stradella, Marie Stuart^ la Fronde de Niedermeyer (le grand auteur de musique sacrée, l'innovateur de l'accompagnement du plain-chant) ; avec Sapho et la Nonne sanglante de Gounod (18^4) avec le Moïse au Sinaï et YEden de Félicien David.

L'Ame en peine de Flotow ; le Maître chanteur de Limnander^ VHerculanum de Félicien David (1859) durent tour à tour affichés. Certains ouvrages tombèrent lourdement tels que le Benvenuto Cellinide Berlio:^^ la Vendetta de Ruol:{^ la Carmagnola d'Ambroise Thomas^ le Juif errant d'Halévy, etc.

Cependant le Freischuti de Wcber eut une influence très marquée, qui modifia certainement beaucoup l'esthétique musicale dans les œuvres qui suivirent (1841).

Jacob Béer, riche banquier israélite de Berlin, eut trois fils. Le premier : Wilhelm Béer, tout en s'occupant de la banque paternelle, fut en même temps un astronome distingué (il mourut en 1850) ; le second : Michel ^t\'r, qui mourut très jeune (en i833)laissa en Allemagne une réputation de poète dramatique. Il est l'auteur d\i Paria qX deStruensée. Le troisième:

Niedermeyer 1802-1861.

Gounod.

Félicien David.

Flotow.

Limnander.

Félicien

David.

Berlioz.

Ruolz.

Ambroise Thomas.

Halévy.

Jacob Béer.

Wilhelm Béer.

Michel Béer.

Jacoh-Liehmann Beer^ est le célèbre compositeur : il italianisa son prénom en Giacomo et fit précéder son nom de famille de celui du banquier Meyer, qui l'avait en quelque sorte adopté et qui lui laissa sa fortune.

Giacomo Meyerbeer est né à Berlin le 5 septembre 1794. Enfant prodige il eut pour professeur de piano Lanslia élève de Clémenti, qui le fit débuter à Berlin à l'âge de six ans, ■ Bernard Anselme Don Weber^ frère de l'auteur du Freischutz et VAbbé Vogler furent ses professeurs de composition. Ce dernier, célèbre contrepointiste le fit venir à Darmstadt où il eut pour condisciples Gansbacher le futur maître de chapelle de l'église Saint-Etienne de Vienne, et Charles-Marie von Weber.

Meyerbeer composa à cette époque un oratorio « Dieu et la nature », qui fut exécuté avec succès à la cour de Berlin. Pendant plusieurs années il mena la vie de virtuose. Moscheles a déclaré que si Meyerbeer était resté pianiste, il n'eût pas eu de rival ; cependant la composition le séduisait davantage. A Munich on représenta sa Fille de Jephté, mais comme c'était plutôt un oratorio qu'un opéra, l'accueil fut assez froid. Le jeune auteur ne réussit guère mieux à Vienne avec les Amours

Meyerbeer.

Lanska.

Bernard

Anselme

von Weber.

Abbé Vogler.

Gansbacher.

Ch. Marie von Weber.

de Théceli7ide, monodrame avec chœurs, et avec un opéra bouffe Abimeleck on les deux califes (1813). Meyerbeer se décida alors à passer quelques années en Italie poury apprendre l'art de bien traiter les voix.

Le 20 juillet 1817 succès complet avec La Pisaroni. Roniilda e Costa7t^a qu'il écrivit pour la /*/5^ro7n, et qui fut donné à Padoue. Après avoir passé par une première phase tout allemande, l'auteur entra dans la seconde, l'italienne ; les œuvres se suivent sans interruption : Seiniramide riconosciiita ; Margherita d'Anjou ; Emma di Resburgo; Esiilcdi Granata^ Alman- ^or ; il crociato in Egitto.

Marié en 1827, Meyerbeer eut la douleur de perdre successivement ses deux premiers enfants. En plusieurs années il ne fit paraître qu'un Stabat^ un Miserere^ un Te Deum^ des Psaumes et des Cantiques .

M. de la Ro- M. de la Rochefoucauld ^ ministre de

f*TlPTflllPfllll^

Charles X, fit à Meyerbeer des propositions qui

furent acceptées; il s'agissait d'un ouvrage pour

Eugène l'Opéra, en collaboration avec Eugène Scribe

Scribe ^^ Germain Delavigne : Robert le Diable.

Delavigne. La révolution de juillet, la mauvaise volonté

de quelques artistes, qui, constatant la grosse

fortune de l'auteur, exercèrent à ses dépens un

M""' Damoreau.

M'"^ Dorus.

Nourrit.

véritable chantage, entourèrent de nombreuses péripéties la première représentation de cette œuvre, qui eut lieu le 22 novembre 183 1, avec Af""^' Damorean^ Dorus, MM. Nourrit^ Levasseiir et Lafond comme interprètes. Cette première représentation fut elle-même pleine Levasseur. d'incidents qui auraient pu tourner au tragique. Lafond. Un portant avec douze lampes allumées tombe bruyamment sur la scène à l'entrée d'Alice ; un rideau de nuages se détache des frises et s'abat sur l'avant-scène auprès de la M"e Taglioni célèbre danseuse A/"^ Taglioni; enfin à la • suite du trio quisert de dénouement à l'ouvrage, ; Nourrit tombe dans la trappe restée ouverte après la disparition du Dieu des enfers. On le crut tué, mais il ne s'était fait aucun mal.

Malgré tous ces incidents, Robert le Diable obtint un succès colossal. A la suite de ce succès il fut convenu que l'auteur livrerait ■ dans un délai convenu l'opéra les Huguenots. \ sous peine d'avoir à payer un dédit de trente ■ mille francs.

La santé de M™*" Meyerbeer vint à s'altérer, son mari dut la conduire en Italie. Incapable dans ces conditions de terminer son travail à temps, Meyerbeer paya le dédit, mais Véro7i, directeur de l'Opéra, comprit le tort qu'il se

Véron.

ferait en renonçant à une partition annoncée et attendue, la somme du dédit fut rendue et les Huguenots représentés le 26 février 1836

M"« Falcon. avec Nourrit, Levasseur et M"° Falcon comme principaux interprètes.

Spontini. Spontini ayant pris sa retraite de premier maître de chapelle de la cour de Berlin, Meyerbeer fut appelé à lui succéder. Il resta à la cour du roi Frédéric-Guillaume, pendant treize ans. En 1844 il donna pour l'inauguration du nouveau théâtre royal un opéra allemand en trois actes : Elu Fehllager in Schlesien (un camp en Silésie) traitant d'une aventure de la vie militaire du grand Frédéric. Cette œuvre fut jouée ensuite à Vienne avec le concours

Jenny Lind. de la célèbre /^7/7/^ Lind. L'année 1847 vit la représentation de Struensce^ d'après la tragédie de Michel Béer, frère du compositeur.

Revenu à Paris, xMeyerbeer donna à l'Opéra Je Prophète (le 16 avril 1849), dont le rôle principal, celui de Fides, fut écrit spéciale- M'"" Pauline ment pour A/'"'' Pauline V'iaràot. Roger fit ses débuts à l'Opéra dans le rôle de Jean, et Af"*' Castellan dans celui de Bertha.

Après ce nouveau succès l'auteur retourna à Berlin où il écrivit principalementdes œuvres chorales.

Viardot.

Roger.

M»«Gastellan

Marie Cabel.

Faure.

Scribe.

Halévy 1799-1862.

Gazot.

Charles Lambert.

Cherubini.

Sérieusement malade, Meyerbeer quitta de nouveau l'Allemagne (185 1); il se rendit à Spa, mais Paris devint son principal point d'attache.

Le 16 février 1854 l'Opéra-Comique donna V Etoile du Nord qui n'eut qu'un maigre'succès et le 4 avril 1859 le Pardon de Ploërmel dont les deux principaux rôles étaient tenus par M^^ Marie Cabel et par Faure.

Meyerbeer mourut à Paris le 2 mai 1864; une imposante cérémonie eut lieu à l'ancienne gare du Nord, d'où ses restes devaient partir pour Berlin.

Il laissa une œuvre posthume ; V Africaine dont le livret souvent remanié avait été écrit par Scribe en 1840.

La première eut lieu à l'Opéra en 1865. Fétis en dirigea les répétitions et les représentations.

En 185^ un auteur nouveau entre en lice avec une œuvre sensationnelle : la Juive.

Né à Paris le 27 mai 1799 Jacqnes-François- Fromental-Elie Halévy entra à l'âge de dix ans au Conservatoire dans la classe de solfège de Caiot ; il étudia le piano avec Charles Lambert, l'harmonie avec Berton, et le contrepoint avec Cherubini. A l'âge de vingt ans, l'Institut lui décerna le prix de Rome, pour

une cantate intitulée : Herminie . Revenu en France Halévy fit des démarches infructueuses pour faire exécuter deux partitions : Pygmalion et les Deux pavillons. Le premier ouvrage qui le révéla au public fut V Artisan^ joué à la salle Feydeau en 1827. Cette pièce fut suivie de plusieurs autres, montées tant à la salle Feydeau qu'au théâtre Italien ; et à l'Opéra même (Manon Lescaut., ballet 1830), mais bien oubliées depuis.

La première représentation de la Juive eut lieu à l'Académie royale le 23 février 1835, avec un luxe de costume et de décors inusité jusqu'alors. Quelques envieux attribuèrent le grand succès de la pièce aux richesses de la mise en scène.

Halévy répondit à ces attaques par un nouveau succès : V Eclair représenté à l'Opéra- Comique le 30 décembre 1835.

Le 9 mars 1838 il donna à l'Opéra Gui do et Ginevra (ou la peste de Florence), poème de Scribe, lugubre plutôt que dramatique. Les Treize et le Schérif (iS}()) furent représentés à rOpéra-Comique sans succès. Ces deux ouvrages furent suivis du Drapier (1840) qui n'eut pas un meilleur sort. Le Guitarrero (1841) ne réussit pas davantage, mais la même

M-»* Stoltz.

Duprez.

Levasseur.

Barroilhet.

année Halévy se releva par un coup de maître avec la Reine de Chypre (22 décembre 1841). En 1843, l'Académie royale monta Charles V/, opéra en cinq actes qui eut plus de cent représentations, avec Odette Stoltz, Dupre^^ Levasseur et Barroilhet comme interprètes.

En 1844, rOpéra donna le Lanarone^ poème de M. de Saint-Georges, auteur également du livret des Mousquetaires de la Reine^ représentés à l'Opéra-Comique le 3 février 1846.

Ce fut le dernier véritable succès d'Halévy, malgré le nombre considérable d' œuvres qui suivent encore : le Val d'Ajtdorre {1S4S), la Fée aux roses (1849), ^^ Dame de pique (1850). L'opéra italien, la Tevi pesta ^ arrangé par Scribe d'après la tempête de Shakespear, eut en revanche le meilleur accueil à Londres. Balfe dirigea l'orchestre.

Deux autres insuccès à noter : le Juif errant (Opéra 1852) et le Nabab (Opéra-Comique 1853). Cependant en 1855 le théâtre lyrique obtint un réel succès avec Jaguar ita V Indienne. En 1856 rOpéra-Comique donna Valentine d'Aubigny qui fut suivie de la Magicienne (Opéra, mars 1858) dernière production du maître.

Halévy s'éteignit à Nice le 17 mars 1862.

Entré à l'Institut en 1836 il était secrétaire perpétuel de l'Académie des beaux-arts depuis

Nous avons parlé de Doni^etti dans le résumé rapide ayant rapport au théâtre italien. Puisqu'il est ici spécialement question de l'Opéra français citons simplement pour mémoire les œuvres de cet auteur qui y tinrent une place prépondérante : la Fille du régiment^ Lucie de Lammer-Moor (1840), la Favorite (2 décembre 1840), Don Pasqtiale^ Don Sébastien roi de Portugal (1845), enfin deux ouvragesposthumes : Elisabeth (théâtre Lyrique 1853) et Rit a on le mari battu (Opéra-Comique 1860).

Page 1