CHAPITRE XIII
l'opéra-comique, BOÏELDIEU, HÉROLD, ADAM, A. THOMAS, GOUNOD, ETC.
Méhul.
Kreutzer.
Cherubini.
Lesueur.
Berton.
Nicolo.
Boïeldieu.
Herold.
Auber.
Adam.
Nicolo.
Il nous reste à tracer rapidement l'historique de l'opéra comique que nous avons laissé avec Méhul, dont le grand succès, Joseph^ avait définitivement consacré la réputation. Il nous faut donc courageusement revenir encore une fois en arrière. Méhul fut suivi de Kreut- ^er^ Cherubini^ Lesueur^ Berton^ Nicolo^ Boïeldieu, Herold, Auber et Adam, presque tous déjà vus dans les chapitres précédents concernant l'opéra. Nous avons résumé les carrières de Kreutzer, de Cherubini, d' Auber, etc. Je ne m'arrêterai donc qu'aux compositeurs encore nouveaux pour nous.
Isouard Nicolo, né à Malte en 1777 d'un père d'origine française, fit des études en vue d'entrer dans la marine, il étaitaspirant lorsque la révolution changea ses idées et son avenir.
Placé par son père dans une maison de banque, ses goûts le portèrent vers les études musicales; contre le gré de son père il ferma le grand-livre et se rendit à Florence où il composa et fit jouer un opéra : Avviso ai Maritate (1794), ce début ne fut pas heureux; en revanche son Artaserse^ donné l'année suivante à Livourne, fut très remarqué et lui valut la M. de Rohan protection de M. de RoJian, grand maître des chevaliers de Malte, qui lui accorda la place d'organiste à la chapelle Saint-Jean de Jérusalem après l'avoir rapatrié et lui avoir conféré l'ordre de Saint-Donat. Nicolo conserva cette position jusqu'à l'occupation de l'île par les Français qui supprimèrent l'ordre. Après la capitulation de Malte, il fut amené à Paris par un nouveau protecteur, le Général Vauhois qui lui facilita ses débuts. Plusieurs œuvres ne réussirent pas, mais la représentation de Michel Ange à Feydeau (11 décembre 1802) fut le point de départ d'une longue suite de succès. En six années, de 1805 à 18 ci, Nicolo n'écrivit pas moins de dix-huit opéras, dont on peut citer : les Confidences, le Médecin turc, Léonce ou lefils adoptif, la Ruse inutile, T Intrigue aux fenêtres, et enfin Çendrillon et les Ren- Boïeldieu. de^-vous bourgeois. Le retour de Boïeldieu
Général Vaubois.
Boïeldieu 4775-1834.
Garât.
Cochet.
M-"» Saint- Aubin.
revenant de Pétersbourg, vint interrompre la série exclusive des œuvres de Nicolo; il donna cependant encore son chef-d'œuvre Joconde^ eïjeamiot et Collin (1814). Le dépit que lui causa l'élection de Boïeldieu au fauteuil de Méhul, découragea Nicolo qui cessa de composer et chercha des distractions parmi les plus dangereuses; il mourut prématurément, à quarante-deux ans, à Paris, le 23 mars 18 18.
François- Adrien Boïeldieu est né à Rouen le 15 décembre 1775, son père était secrétaire de l'archevêché, lui-même fut enfant de chœur à la métropole. La révolution et-la vente des biens du clergé ruina sa famille. Parti à pied pour Paris avec 30 francs dans sa poche, le jeune musicien gagna sa vie en accordant des pianos. Il composa à cette époque quelques romances qui, chantées par Garât, firent le tour des salons dé la capitale, sans Tenrichir toutefois, car l'éditeur Cochet ne paya jamais une romance de Boïeldieu plus de 12 francs. Enfin en 1795, l'Opéra-Comique lui joua une pièce en un acte, la Dot de Sujette qui réussit grâce au talent de l'interprète M^'' Saint- Aubin. En 1797, le même théâtre donna la Famille suisse. Deux œuvres qui suivirent furent moins bien accueillies, mais l'au-
teur prit sa revanche avec Zoraïme et Zulw^r^ (Théâtre Italien 1798).
Les Méprises espagnoles et Beniowshy furent reçus avec froideur. L'année suivante, Boïeldieu donna le Calife de Bagdad^ puis vint ma Tayite Aurore à Feydeau (1803). Appelé en Russie par le czar Alexandre, il obtint de suite le poste de maître de chapelle de la Cour, poste qu'il garda sept ans, pendant lesquels il écrivit : Rien de trop on les deux paravents^ Amour et mystère^ un Tour de soubrette^ Les voitufes versées^ la Jeune femme colère.
En 18 10 Boïeldieu obtint du czar un congé temporaire pour rentrer en France, les circonstances politiques le changèrent en congé définitif.
Nicolo. De retour à Paris, il trouva Nicolo régnant
seul sur la scène lyrique. La lutte s'engagea entre les deux auteurs, mais Boïeldieu gagna la victoire définitive 2i\Qc Jean de Paris (Feydeau 1812) et 2iWQc\Q Nouveau seigneur du village. Boïeldieu avait été nommé professeur de piano au Conservatoire, on créa pour lui une classe de composition.
A la mort de Méhul (1817) il fut appelé à lui succéder à l'Institut. En 181 8 il donna à l'Opéra-Comique le Petit Chaperon rouge.,
Ponchard.
Charles X,
Hérold 1791-1833.
Gh.-£mmanuel Bach.
en 1820 les Voitures z?^r5^'^5 composéesà Saint- Pétersbourg (Feydeau). Le 10 décembre 1825 eut lieu la première de la Dame blaftche avec Ponchard dans le rôle de Georges, œuvre à laquelle le public fit un accueil enthousiaste.
Boïeldieu souffrant affreusement d'une phtisie laryngée resta plusieurs années sans rien donner. Sa maladie l'obligea à se démettre de ses fonctions de professeur du Conservatoire. Il obtint une pension de retraite à laquelle Charles X ajouta les libéralités de sa cassette , mais la révolution de 1830 le privèrent de cette retraite ainsi que d'une rente de 1.200 francs que rOpéra-Comique servait par reconnaissance à l'auteur de tant de pièces de son répertoire. Des embarras d'argent achevèrent d'altérer la santé du compositeur qui fit cependant encore représenter les Deux nuits. Il mourut dans sa maison de campagne de Jarcy près Grosbois le 8 octobre 1834. Ses obsèques eurent lieu aux Invalides.
Loiiis-Joseph-Ferdinand Hérold était fils d'un professeur de piano, ancien élève de Charles-Emmanuel Bach. Le jeune Hérold remporta en 1810 le i" prix de piano avec une sonate de sa composition. En 18 12 il obtenait
Saliéri.
Prince de Talleyrand.
le prix de Rome avec une cantate intitulée « M"^ de la Vallière ». De Rome il se rendit à Naples où il fit représenter la Gioventu d'Enrico Qiiinto (18 15). Mais porté plutôt par goût vers la musique allemande, Hérold se rendit à Vienne 011 Salieri lui fit le meilleur accueil, et le fit protéger par notre chargé d'affaires, le Prince de Talleyrand. Après trois années de studieux loisirs, le jeune maître revint en France où il eut bien des difficultés à vaincre. 11 y parvint grâce à Boïeldieii qui lui offrit de collaborer à l'opéra Charles de France, pièce " de circonstance représentée à TOpéra-Comique le 18 juin 1816. Les Rosières furent données l'année suivante à Feydeau ainsi que la ClO' cliette. Le Premier venu (r8i8) et les Troqtietirs (1817) n'obtinrent qu'un demi-succès, quant à V Amour platonique et r Auteur mort et vivant : ce fut un fiasco complet. Dégoûté par une mauvaise fortune si persistante, Hérold accepta les fonctions de pianiste-accompagnateur au théâtre Italien. Cependant il se remit à composer et fit jouer à Feydeau le Muletier (mars PauldeKock 1823) livret de Paul de Kock\ la même année parut à l'Opéra Lasthenie qui futsifflée; le même sort fut résfervé au Lapin blanc (Opéra- Comique 1825).
Le compositeur prit sa revanche avec Marie (1826). Hérold avait quitté ses fonctions au théâtre Italien pour celle de directeur du chant à l'Opéra. Malgré ses nombreuses occupations il trouva moyen d'écrire la musique pour le Orzaneaux. drame dCOr^aneaux joué à l'Odéon : le Dernier jour de Missolonghi (1828), puis VIllusion et Emmeline (1829) et enfin son œuvre maîtresse Zampa (3 mai 183 1). Le 15 décembre 1832 eut lieu toujours à l'Opéra-Comique la première représentation du Pré aux clercs, Hérold très fatigué par un travail acharné et miné par une maladie de poitrine, vit son état s'aggraver rapidement, il mourut le 19 janvier 1833 laissant une partition inachevée : Ludovic, qui fut terminée -par Ha lévy.
Nous finirons cette liste des pourvoyeurs, attitrés de l'ancien répertoire de TOpéra-Comique par Charles-Adolphe Adam, fus du professeur de piano Louis Adam. Il naquit à Paris le 24 juillet 1803.
Son père s'opposa d'abord à sa vocation musicale ; privé d'argent, le jeune artiste entra comme triangle dans l'orchestre du Gymnase où il devint par la suite timbalier et chef des chœurs aux appointements de 600 francs par an. Concourant pour le prix de Rome, il
Halévy.
Adam.
Laporte.
Scribe.
Mélesville.
n'obtint que le second prix et ne se représenta plus.
Adam avait écrit la musique pour plusieurs vaudevilles. Son véritable début fut Topera Pierre et Catherine (Opéra-Comique, février 1829). Il épousa à cette époque la sœur de Laporte^ directeur du théâtre de Covent-Garden à Londres, pour lequel il écrivit : His first Campatg7t, et The Dark diamond.
Le Chalet, paroles de Scribe et Mélesville fut donné à Paris le 25 décembre 1834.
Avec le Chalet on doit mentionner parmi les succès incontestables d'Adam, le Postillon de Longjumeau (1836), le Fidèle berger (1838), Régine ou les deux nuits, la Reine d'un jour, la Rosé de Péronne.
Après un voyage à Saint-Pétersbourg et un arrêt à Berlin, où Adam fit représenter les Hamadryades, il revint à Paris où il donna la Main de fer (1841), le Roi d'Yvetot (1842), Cagliostro (1844).
Adam, brouillé avec TOpéra-Comique se fit imprésario et créa le Théâtre national, lequel disparut, après peu de mois d'existence, laissant son directeur patauger au milieu de cruels embarras financiers. Il ouvrit alors un nouveau théâtre dans la salle du cirque du boule-
vard du Temple (15 novembre 1847). On y entendit Castibel^a de Maillart, Aline de Bertoii^ Félix de Monsigny et les Monténégrins àe Limnander^ lorsqu'éclata la Révolution de 1848. Le théâtre ferma après une courte agonie.
Adam vendit son argenterie, eut recours au mont-de-piété, abandonna ses droits d'auteur, on mit même arrêt sur son traitement de membre de l'Institut.
En quelques années ses créanciers furent désintéressés. Il écrivit alors le feuilleton musical dans le Constitutionnel et dans VAssem- Général hJée nationale. Le général Cavaignac le tira Cavaignac. complètement d'affaire en lui faisant donner la place d'inspecteur des classesduConservatoire, ce qui lui permit de vivre tranquille. Adam fit sa rentrée à l'Opéra-Comique avec le Toréador (1849) ^^i ^^^ suivi la même année du Fanal, En 1850 il donna Giralda oji la nouvelle M»'« Miolan. Psyché^ interprétée par M""^ Miolan.^ Bussine^ B us sine . Sain te-Foy , A u dra n , R iq u ier . En 1 8 5 2 : /a Po tipée Sainte-FoY ^^ Nuremberg^ le Farfadet^ Si j'étais roi; en Riquier. 1853 \ le Sourd ou V auberge pleine, le Roi des halles (Théâtre lyrique); en 1854 le Muletier de Tolède (même théâtre) ; en 1855, le Homard de Berchini\ en 1856, Falstafj (théâtre Lyrique)
Grisar 1808-1869.
Félicien
David
Victor Massé
Henri Reber.
Maillart.
Flotow 1812-1883.
Reyer
et enfin la même année aux Bouflfes parisiens, îes Pantins de Violette. Le théâtre doit à Adam plusieurs ballets : Faust, la Fille du Danube^ G i selle et Orfa.
Le 3 mai 1856 Adam mourut subitement, sans que rien n'ait put faire prévoir cet événement.
Il ne nous reste plus, pour terminer Vhistoire de TOpéra-Comique, qu'à nous occuper d'une série de compositeurs qui forment la première phalange de l'art lyrique moderne. Citons les principaux : ^l/è^r/ Grisar^ compositeur d'origine belge, auteur de : Gilles le ravisseur, les Porcherons^ le Chien du jardinier \ Félicien David., auquel on doit la Perle du Brésil (iS^^i), plus tard Lalla-Roulih; Victor iV/a55<? (Félix-Marie), auteur de : Ga la t liée (iS'^i)^ les Noces de Jeannette (1853), la- Reine Topaze (1856) et enfin de Paul et Virginie, joué au théâtre Lyrique de la Gaîté en 1876; Henri Reber ^ charmant auteur trop oublié, dont les Pap il lottes de M. Benoit (1853) furent un réel succès; Maillart (Aimé) qui écrivit Les Dragons de Villars (1856) ; l'Allemand Flotow (Frédéric, comte de), qui fit représenter Aftîr///^ et r Ombre ; Reyer qui devait faire sa brillante carrière à l'Opéra, et qui fit jouer à l'Opéra-
Thomas 1811-1896.
Comique la Statue ; et enfin Ainhroise Thomas et Charles Goiinod.
Ambroise Ainhroise Thomas (Charte s -Louis) naquit à Metz le 5 août i8ii, son père était professeur de musique. Admis au Conservatoire en 1828, Zimmermann il eut comme professeurs Zimmermann pour
Dourlin. \q piano, Dourlin pour l'harmonie et Lesueur
Lesueur. , ...
pour la composition.
Il obtint le prix de Rome en 1832 avec une cantate intitulée Hermajin et Ketty.
En Italie, il écrivit une messe de Requiem.
Ses œuvres sont : la Double échelle (1837), le Perruquier de la régence. Il donna ensuite à l'Opéra un ballet, la Gypsy (1839). La i^ême année, il écrivit pour l'Opéra-Comique le panier fleuri, Carline, le Comte de Carmagnole ; à l'Opéra, le Guérillero; à l'Opéra- Comique, Angélique et Médor., Mina, le Caïd (1849) (^ont l'immense succès commença la réputation de l'auteur), le Songe d'une nuit d'été (20 avril 1850), Raymond ou le secret de la Reine (185 1). (Dans cette même année, Ambroise Thomas remplaça Spontini à l'Institut.) Tonelli, la Cour de Célimène, Psyché {i'è^())\ le Carnaval de Venise (1857), le Roman d'Elvire^ Mignon (17 novembre 1866) (l'œuvre la plus populaire du maître). Hamlet^ opéra en
Michel Carré
Jules Barbier.
Faure.
M-"» Gueymard.
M"« Nilsson.
Charles
Gounod
Halévy.
Paër.
Lesueur.
cinq actes de Michel Carré Qi Jules Barbier, a été représenté à l'Opéra le 9 mars 1868 avec Faure, M""" Gueymard et A/'"" Nilsson ; le même théâtre donna Françoise de Rimini et le ballet la Tempête d'après Shakespeare. Ambroise Thomas succéda à Auber comme directeur du Conservatoire en 1871, il garda ce poste jusqu'à sa mort (1896).
Charles-Fraiiçois Gounod, l'auteur le plus joué et le plus populaire du dernier demisiècle, est né à Paris le 17 juin 1818. Ses parents étaient tous deux bons musiciens. Sa mère comptait parmi les pianistes distingués. Il fit des études très soignées et entra au Conservatoire en 1837 avec son diplôme de bachelier es lettres dans la poche. Il étudia le contrepoint avec Halévy et la composition avec Paër et Lesueur. Après avoir obtenu le second grand prix de Rome avec la cantate Marie Stuart et Rii^io, il décrocha le premier prix deux ans après (184 1) avec la cantate intitulée Fernand. Ses premières œuvres marquantes furent deux ittesses, une à troix voix et chœurs, l'autre à trois voix sans accompagnement. De retour à Paris, Gounod accepta la place de maître de chapelle aux « missions étrangères ». Il suivit à cette époque un cours
de théologie, entra au séminaire et porta quelque temps le vêtement ecclésiastique.
En 185 1 le compositeur se trouve à Londres où l'on entendit à Saint-Martin's Hall dans la cité, la messe solennelle en sol qui fit une profonde impression.
Ce succès lui valut d'être joué à Paris à
Emile Augier r Opéra où l'on monta Sapho, livret d'Emile
Angier (16 avril 185 1). Le public ne fit pas un
accueil bien chaleureux à l'œuvre du jeune
compositeur.
Il est du reste à remarquer que les premières représentations des opéras de Gounod n'ont jamais obtenu un succès franc, l'engouement venait plus tard, de lui-même. En 1852, Gounod composa des chœurs pour la tragédie d' Ulysse de Ponsard, représentée à la Comédie française. Nommé directeur de V Orphéon^ il eut l'occasion d'écrire un certain nombre de chœurs et plusieurs w^s5^5. En 1854, le 18 octobre, l'Opéra donna la Nonne sanglante^ œuvre en cinq actes, livret de Scribe et Delavigne, qui n'eut qu'un succès d'estime; le maître passa alors au genre opéra-comique en écrivant pour le théâtre Lyrique, direction Çarvalho^ le Médecin malgré lui (15 janvier
Ponsard.
Scribe et Delavigne
Carvalho.
Jules Barbier.
Michel Carré
Mme Miolan- Garvdlho.
Gérard de Nerval.
F. Mistral.
Paul Poirson Louis Gallet.
Faust fut représenté à ce même théâtre, le 19 mars 1859. Ce ne fut que bien des années plus tard que Faust fut accueilli à TOpéra . Le livret inspiré de la première partie du Faust de Gœthe est de Jules Barbier et Michel Carré.
Le rôle de Marguerite fut un triomphe pour Af"'^ Miolan Carvallio. En 1860, Gounod donna Philémon et Baucis à l'Opéra-Comique (18 février), nouveau demi-succès, mêmes auteurs pour le livret.
La reine de Saba montée à l'Opéra, n'eut pas un meilleur sort. Le livret était du pauvre Gérard de Nerval. Mireille obtint enfin les faveurs du public au théâtre Lyrique le 19 mars 1864, F. Mistral voulut bien arranger son poème en français pour Gounod.
En 1866 le compositeur fit une infidélité au théâtre Lyrique, en faisant jouer /^ Colombe à rOpéra-Comique ; mais en 1867, le théâtre Lyrique donna Roméo et Juliette qui devint presque aussi populaire que Faust. Gounod écrivit encore une partie musicale importante pour la Jeanne d^ Arc de Jules Barbier, Le 5 avril 1877, rOpéra-Comique donna Cinq- Mars, drame lyrique en quatre actes de Paul Poirson et Louis Gallet^ et en 1878, TOpéra
monta Polyeiicte qui ne fut joué que peu de fois.
Outre ses œuvres théâtrales, Gounod a écrit de la jntisiqtie d'église, des symphonies^ des chœurs^ des cantates^ une quantité de mélodies. En 187 1, il écrivit Gallia sur une lamentation de Jérémie. Pendant la guerre, le maître habita l'Angleterre, il y séjourna même assez longtemps après, et fonda à Londres des sociétés de musique ; il donna de nombreux concerts à la Philharmonique, ad Clapisson. palais de Crystal, etc. A la mort de Clapisson il fut de l'Institut.
Ses dernières œuvres furent : Rédemption^ Mors et Vit a et la messe de Jeanne d'Arc, Gounod mourut dans sa propriété de Montretout, à Saint-Cloud. L'Etat lui fit des funérailles solennelles à la Madeleine (1893).