A GESTE DE GARIN DE MONGLANE
Aux approches de sa mort, Charlemagne couronne son fils Louis, et Guillaume promet de défendre l’enfant
envers et contre tous. Charlemagne meurt et Guillaume tient sa promesse {le Couronnement de Louis). Les années passent. Louis supporte avec peine qu’un vassal le protège et remplisse à sa place son devoir de roi; mais incapable de les remplir lui-même, irrémédiablement faible et lâche, il laisse les Sarrasins ravager la terre chrétienne. Alors Guillaume ’ lui demande, pour seul prix de ses services, un « don », celui de s’en aller, à la tête d’une troupe d’aventuriers qu’il lèvera, combattre les ennemis de Dieu ; il ne requiert du roi qu’un secours tous les sept ans. Il part, délivre Nîmes {le Charroi de Nîmes). Il conquiert Orange, repoussa au loin les Sarrasins vers Barcelone {la Prise d’Orange) . Ainsi la tâche de Charlemagne sera dignement continuée.
La donnée centrale reste donc celle d’une mission héroïque dévolue à la France; tout comme dans le Geste du roi, il s’agit toujours de défendre et « d’essaucier » la chré- , tienté ; mais désormais un camp de croisés unanimes n’est plus l’unique