‹ Histoire de la nation française (volume 4)Chapitre 36 sur 86 · ART MAGDALÉNIEN · texte numérisé non relu

ART MAGDALÉNIEN

ORIGINES DU PEUPLE DE FRANCE

Ils ont connu et pratiqué les arts de la parure (coquillages, colliers de dents percées, pagnes avec coquillages, résille de deux cents petits coquillages réunis trouvée à Menton ; vertèbres de poissons enfilées ; l'homme de Laugerie-Basse, sur les bords de la Vézère, porte une parure de coquilles méditerranéennes!)

Ils avaient des meules pour broyer les couleurs, des palettes et des godets, que l'on a retrouvés, notamment à la Madeleine, toujours sur les bords de la belle Vézère; les parois de la Madeleine étaient elles-mêmes la plus riche et la plus chaude des palettes, avec leurs tons naturels d'ocre vif et de noir intense. Les Magdaléniens connaissaient sept tons d'ocre du jaune au brun, et des sels de manganèse leur donnaient le noir. Ils se peignaient le corps ; ils peignaient même en rouge, en certains cas, les os de leurs morts. Pourquoi ces peintures de squelettes ? (Sacrifices humains... rites funéraires... ou cannibalisme?)

En tout état de cause, les admirables figurations d'animaux, comme tous les faits contrôlés qui se rapportent aux restes humains jusqu'ici mis au jour, nous amènent et nous obligent à concevoir les chasseurs de rennes de la fin du Paléolithique comme appartenant à une civilisation avancée. Civilisation de caractère matériel et intellectuel qui semble bien avoir été dominée et sans doute régie par de la magie, ou par des croyances superstitieuses, voire même religieuses, se traduisant par des rites.

FlG. 44. — RENNE BROUTANT

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