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MORS CELTES ET GAULOIS

HISTOIRE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

de table, qui se fit en série, mais elle se borna le plus souvent à copier les modèles italo-grecs. Dans la verrerie, les Gaulois, après avoir imité la production étrangère, cherchèrent, particuhèrement dans les vases de luxe, à faire preuve d’originahté.

Enfin, les industries de l’alimentation furent des plus prospères ; le vin, surtout le gros vin du Midi, jouissait d’une grande réputation, même en dehors de la Gaule ; on connaissait le vin falsifié, et les préparations à la poix étaient d’un usage courant.

Avec le vin, les diverses spéciahtés de jambons, les salaisons, les huiles, étaient des articles d’exportation fort appréciés.

Les productions de la Gaule soutenaient un commerce actif, soit à l’intérieur, soit au dehors. Les routes, étabhes par Rome dans im but principalement militaire, furent un moyen d’expansion commerciale puissant et l’on a pu dire qu’elles avaient produit, en Gaule, un changement analogue à celui que provoquèrent au dix-neuvième siècle, les chemins de fer (Levasseur) ; sur certains itinéraires, elles concurrencèrent les voies fluviales; notamment pour les communications entre la Gaule et la Bretagne, la voie de Boulogne fit du tort à nos grands fleuves. La voie du Rhône et de la Saône continuait à drainer une partie importante du trafic fluvial, et nous avons dit le rôle de premier plan joué par Lyon. La navigation maritime était particuhèrement active sur la Manche, entre la Grande-Bretagne et la Gaule. Sur l’Océan, Bordeaux était en relations commerciales suivies, avec les Iles Britanniques. Nantes devenait im centre très vivant. Dans la Méditerranée, ce furent Narbonne, puis Arles, qui recueillirent la succession de Marseille. Arles, principalement, port fluvial et port maritime, était une grande place de commerce.

Entre la Gaule et les pays voisins, il existait un courant d’échanges considérable. L’Itahe était, bien entendu, le fournisseur et le chent le plus important ; elle envoyait au delà des Alpes des produits ahmentaires, des matériaux comme le marbre, des objets fabriqués de tout ordre, objets de luxe et tissus précieux, aussi bien qu’articles de ménage. La Gaule, de son côté, nous le savons, s’était créé en Itahe des débouchés pour beaucoup de ses productions, notamment pour les articles d’alimentation et d’habillement. L’Espagne importait de l’huile et du vin. Les marchés de Germanie et de Bretagne s’étaient ouverts à l’industrie gauloise, particuhèrement pour les articles de qualité courante ; d’autre part, la Bretagne importait certains métaux, la ComouaiUe de l’étain. Enfin, la traite des esclaves constituait un commerce actif, particuhèrement à l’importation.

LES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES DE LA CONQUÊTE GALLO-ROMAINE

On peut noter déjà une certaine tendance du commerce à Torganisation. Des maisons de gros, établies dans les grands centres, avaient des représentants qui circulaient jusqu’en Orient, les commis voyageurs gaulois étaient réputés. Des maisons

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