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ÉVOLUTION DU COSTUME CIVIL, DEPUIS LES GAULOIS

I, Gaulois. — 2, 3, temps mérovingiens. — 4, x* siècle. — 5, xi* siècle. — 6, xii® siècle. — 7, xiii“ siècle. — 8, un enfant du peuple au xiii“ siècle. — 9, 10, bourgeois du xiv“ siècle. — ii, 12, 13, xv« siècle. — 14, au temps de Louis XII. — 15, sous François I". — 16, règne de Charles IX. — 17, un noble sous Henri III.

jusqu’au milieu du XIX® SIÈCLE

I, 2, époque Henri IV. — 3, 4, bourgeois et noble sous Louis XIII. — 5, 6, costumes de cour sous Louis XIV. — 7, époque Louis XV. — 8, ép>oque Louis XVI. — 9, un incroyable et une merveilleuse sous le Directoire. — 10, cos^ tume de ville premier Empire. — ii, période romantique. — 12, second Empire.

HISTOIRE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

particulier, une organisation ouvrière de combat contre le patronat. Des cabales s’établissent à travers tout le royaume qui aboutissent à de vastes mouvements grévistes ; la région parisienne joue un rôle prépondérant dans ces mouvements. A l’intérieur de l’atelier, on constate déjà des pratiques qui dénotent l’esprit nouveau : mise à l’index, damnations, c’est-à-dire amendes imposées à ceux qui ont commis une infraction aux règlements de l’association ouvrière; cessation concertée du travail, enfin recours à la violence, enlèvement des proches du directeur, voies de fait, etc.

Les idées de liberté qui se font jour dans la seconde moitié du siècle semblaient tendre à l’amélioration du sort de la classe ouvrière. L’édit de 1776, par lequel Turgot supprima toutes les associations de métiers, se réclamait du désir de protéger « cette classe d’hommes qui, n’ayant pas de propriété en dehors de leur travail et de leur industrie, ont d’autant plus le besoin et le droit d’employer toutes leurs ressources dans un régime de liberté pour leur permettre de subsister. » Le droit au travail est proclamé comme un droit naturel, et non un droit régalien relevant exclusivement du monarque. Les ouvriers demeurent dans une situation de dépendance absolue, « ils ne répondent point au public, mais aux maîtres pour le compte desquels ils travaillent ». Les conflits entre eux et les maîtres sont soumis au lieutenant général de police. Le régime de surveillance des associations professionnelles demeure en vigueur, de telle sorte que les salariés ne se voient attribuer qu’un droit théorique, sans valeur dans le régime du tête-à-tête qui est institué. D’ailleurs Turgot, en présence de l’opposition violente soulevée par l’édit de 1776, dut le rapporter et la Révolution accomplira cette réforme du régime professionnel en prohibant les corporations et les compagnonages.

Ainsi le dix-huitième siècle contient en germe tout ce qui fera la force et la faiblesse du dix-neuvième et du vingtième siècle. Il a hâté la rupture définitive de l’État avec l’organisation religieuse et morale qui édifia la société du moyen âge. Il s’est résolument rattaché à la doctrine utilitaire. Sous l’impulsion de l’essor des besoins, la technique industrielle fait de rapides progrès, aidée par les travaux accomplis dans les sciences. Cette technique entraînera à son tour la concentration des capitaux, source elle-même de dissociation profonde entre l’employeur et l’employé. Ainsi la lutte des classes, déjà latente sous l’ancien régime, deviendra inévitable avec l’épanouissement de l’industrialisme, depuis la Restauration jusqu’à la République de 1848.

SOIERIE DE LYON (XVIIie SIÈCLE)

D’après un dessin attribué à Philippe de la Salle (1723-1806) Musée des Arts décoratifs.

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