LISTE DE SOUSCRIPTION AUX ACTIONS DE LA BANQUE DE FRANCE
LE 23 PLUVIÔSE AN VIII, LE PREMIER CONSUL APPOSAIT SA SIGNATURE EN TÊTE DE LA LISTE DE SOUSCRIPTION AU CAPITAL DE LA BANQUE DE FRANCE (Autographes des premiers actionnaires.)
HISTOIRE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE
temps. Paris qui, en 1802, ne comptait que 547000 habitants en avait 620000 en 1811 et peut-être 650000 en 1814. La population de Lyon passe de 100000 habitants en 1802 J à 115 000 en 1814. C’était d’ailleurs avec Bordeaux et Marseille les deux cités qui paraissaient profiter le plus de l’exode des populations rurales vers les villes. Le fonds de la population restait surtout agricole. Napoléon était satisfait de cette situation car il n’envisageait surtout le problème démographique que par rapport aux avantages que pouvait donner la population dans la conduite des hostüités. Les réserves paysannes lui paraissaient bien supérieures aux forces humaines des villes. De leur côté les populations rurales éprouvaient bien un certain mécontentement contre les conscriptions continuelles, mais elles les subissaient sans révolte, car elles considéraient que l’Empereur garantissait les paysans contre le retour des dîmes, des cens et autres revenus seigneuriaux.
Tout compte fait, les trois dernières années de l’Empire accusent une régression dans tous les domaines. L’industrie est dans le marasme ; l’agriculteur ne vend plus ses produits que dans des conditions désastreuses. La chute du prix du blé est profonde. En finances, les embarras se multiplient. Il faut songer à de nouveaux impôts» En 1814, le duc de Gaëte, Gaudin, cédera la direction des finances au baron Louis» La royauté succède à l’Empire. L’œuvre de la Restauration est commencée.
CRETET, COMTE DE CHAMPMOL premier gouverneur de la Banque de France
G. Ripart.