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L ARCHITECTURE RELIGIEUSE

déambulatoire, 8ur lequel s'ouvrent des chapelles. Le transept est terminé fréquemment à chaque extrémité par des portails. Dans les premières cathédrales, les évêques ne se réservaient que le

sanctuaire et le chœur, et officiaient ea présence du public, sous ses yeux; plus tard, au treizième siècle, ils décorent le chœnr de slalles en bois richement ornées et le ferment par une clôture à laquelle est donné le nom de jubé, consistant en arcades surmontées d'une plate-forme destinée à la lecture des évangiles, qui remplace l'ancien ambon. Les fenêtres simples ou géminées, séparées par des trumeaux, les rosaces placées sur tes ienétres permettent à la lumière de pénétrer à grands flots dans les

églises. Pour tamiser celle clarlé qui aurait nui au recueillement, les nombreuses ouvertures sont garnies de vitraux peints ou verrières qui donoent à rintérieur de l'édifice sacré un caractère mystérieux. Les nefs sont beaucoup plus élancées qu'à l'époque romane ; les piliers qui soutiennent les voilles sont enrichis par radjonclîon d'un nombre plus ou moins grand de colonnettes aux formes gracieuses. Les figures bizarres des chapiteaux romans sont remplacées par des décors plus sobres, par des feuillages légers d'érable, de chêne, de houx, de lierre, de vigne ou de chardon.

L'architecture gothique a passé par trois phases que les dispositions des fenêtres ont servi à établir. Dans la première les baies allongées sont généralement accolées deux à deux et complétées au sommet par des ouvertures circulaires, c'est le style primaire ou à lancette. Dans la seconde, au quatorzième siècle, l'ogive devient équilatérale, parlant plus lourde, moins gracieuse ; des chapelles latérales sont établies le long des murs des nefs, c'est le style secondaire ou rayonnant, qui est beaucoup plus fleuri. Dans une troisième phase, celle de la décadence, la décoration des fenêtres est de plus en plus tourmentée, compliquée par des courbes et contre-courbes s'agitant comme des flammes, sans formes bien définies, c'est le style flamboyant du quinzième siècle. Le .souci du détail dans celte dernière période l'emporte; la préoccupation de l'ensemble et de l'harmonie passe au second plan, ce qui

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