ENTRÉE DE LDCERNE DANS LA CONFÉDÉRATION
cée par la branche atnée des Habsbourg. En 1291, l'abbé Bertbold de Mourbacb, à bout de ressources, vendit à l'empereur Rodolphe de Habsbourg la ville de Lucerne ainsi que les biens qu'il possédait dans son voisinage. La maison d'Autriche en faisant celte acquisition s'engagea envers les bourgeois de Lucerne à les maintenir dans les droits dont ils avaient joui sous l'abbaye de Mourbach. Malgré cette réserve, tes Lucernois perdaient au change, car leurs nouveaux, maîtres, moins besogneux, étaient moins enclins que les précédents à tolérer leurs empiétements. Les Habsbourg étaient représentés à Lucerne par un Schultheiss ou avoyer, qui relevait du bailli de fiaden. Mais cet avoyer en contact perpétuel avec le conseil de la ville ne sauvegardait pas suffisamment les prérogatives de l'Autriche, le bailli de Badeo était trop éloigné pour le soutenir, l'exemple des Waldstaetten était contagieux ; pour obvier à ces inconvénients, la maison d'Autriche enleva au bailli de Badeo l'administration de la ville de Lucerne et des possessions qu'elle avait dans le voisinage et la confia à un bailli résidant à Rothenbourg. Cette modification eut lieu durant l'époque de troubles qui précéda Morgarten.
Les succès remportés par les Confédérés à Morgarten firent une grande impression sur les Lucernois. Durant les années qui suivirent, les Habsbourg étant absorbés par leur lutte contre Louis de Bavière, les bourgeois de Lucerne s'efforcèrent de conquérir de nouvelles libertés et de restreindre les pouvoirs du bailli autrichien. Dans ce but, vingt-six membres du cooseîl formèrent, le 28 janvier 13â8, une association pour une durée de cinq ans. Peu à peu, cette association reçut de nouveaux adhérents et, le 13 octobre 1330, le conseil de la ville tout entier, avoyer en tête, constitua pour une durée de deux ans une nouvelle association dans le but de défendre les droits de Lucerne. La première de ces ligues était dirigée contre le bailli de Rothenbourg, la seconde, faisant un pas de plus, était dirigée contre la maison d'.\utriche elle-même.
Les sujets de contestation sur lesquels les ligueurs cherchaient à obtenir des concessions étaient la nomination de l'avoyer, et l'élection du conseil. Jean de McUters et trois autres bourgeois furent chargés de la négociation. Dans la pensée qu'en se montrant conciliant, il pourrait arrêter le mouvement, le duc Othon d'Autriche maintint son droit de nommer l'avoyer, mais s'engagea à ne le choisir que parmi les bourgeois. Quant au conseil, il devait se recruter par lui-même, mais le duc réservait à son bailli de
lel des listes écrites devaient être présentées, le les bourgeois qui ne lui paraîtraient pas aptes
qui suivirent montrent que cet arrangement ne émois. Jean de Maltei*s et ses trois collègues n\ie. Le bailli de Rotheabourg exigea la dissolu- (1331). Le conseil refusa d'obéir à cette injoncnt pas prendre rinitiative d'une attaque contre toute sortie hostile des bourgeois, et, d'autre uiconque agirait contre l'association le payerait iens ; il défendit expressément à tout bourgeois un tribuDal étranger.
, le conseil fit un pas décisir. Considérant que les Tobstacle au développement des libertés luceralliance avec les Waldslœtten. Le 7 novembre uatrième canton entre dans la ligue helvétique, me date capitale. Les termes du traité d'alliance s déterminante sur l'avenir de la Confédération is ultérieures de son droit public durant des les Waldstœtten, émancipés de l'Autriche, se mouvance directe de l'empire, Lucerne au re dans cette alliance était sous la souverai- ■g et réserva leurs droits. Il résulta de celte re de Lucerne qu'elle ne put être mise purel au bénéfice des dispositions du pacte de Brun- :ette nouvelle confédération, les membres se des pactes différents et n'avaient pas tous des « Il s'agissait plutôt, à l'origine, remarque ectorat exercé par la Confédération proprement lire qui ne se prêtait pas à une incorporation ant les usages qui prévalurent plus tard, n'aurait ité d'allié. Cette circonstance empêcha la Suisse fédératif, et dès lors c'est sous la forme d'une ts qu'elle devra normalement se développer, s connexion avec le premier, devait, ainsi que auteur, contribuer pour sa part à empêcher le ilier du droit public fédéral, ce fut l'admission deux villages autrichiens, Gersau et Waeggis, ne temps. Wseggis fut, quarante-huit ans plus icerne ; Gersau, sans être jamais élevée au rang