‹ Histoire de la nation suisseChapitre 26 sur 82 · ENTRÉE DE L0CERNE DANS LA. CONFÉDÉRATION · texte numérisé non relu

ENTRÉE DE L0CERNE DANS LA. CONFÉDÉRATION

de canton, resta république iadépendante alliée des Suisses jusqu'en 1798 el fut réunie en 1803 à l'état de Schwyz. La réserve faite des droits de l'Autriche était au reste purement illusoire, car en cas de guerre contre les Waldstsetten, les Lucernois étaient placés dans l'alternative ou de manquer à la foi jurée aux Watdstîetten ou à la fidélité envers les ducs d'Autriche, stipulée dans la Schtcôrmbmf de 1252. Il faut reconnaître avec M. Hilty que la conduite que tinrent en cette occurence nos aïeux fut inspirée plutôt par la politique que par le respect du droit strict. L'on peut objecter à cela qu'il sera toujours difficile de fixer le point précis où le salut public permet de s'émanciper et de rompre les liens de la fidélité et de l'obéissance.

En dehors des considérations d'ordre politique, des motifs de diverses natures plaidaient en faveur de l'entrée de Lucerne dans l'alliance des Waldstsetten. Ceux-ci faisaient partie du décanat de Lucerne qui se rattachait à l'évêché de Constance ; reliés les uns aux autres par un même lac, ces cantons avaient entre eux des rapports fréquents. Vers le milieu du treizième siècle, au moment où le passage du Gothard commence à prendre de l'importance, Lucerne avait déjà conclu des alliances avec les cantons forestiers, auxquelles ils durent renoncer par serment, en 1252, à teneur de la convention qu'ils firent avec l'avoué de Rothenbourg et dont il a été question plus haut. Lors de la guerre de Morgarten, les Lucernois avaient fait campagne avec les Autrichiens. Dans la trêve qui suivit, en 1318, Lucerne était expressément mentionnée au nombre des villes autrichiennes avec lesquelles les Waldstxtten pouvaient soutenir des relations commerciales. L'année suivante, au renouvellement de cette trêve, les Lucernois s'en portent garants, ils apposent leur sceau sur le document et sont désignés comme arbitres dans le cas où les hostilités éclateraient de nouveau entre les Waldslaetten et l'abbaye d'EinsiedeIn,

L'importance de Lucerne, en tant que ville et métropole commerciale des Quatre-Cantons, ne devait pas tarder à lui assigner le premier rang dans l'alliance helvétique et à en faire l'état dirigeant.

Aux termes de l'alliance de 1332 chacun de ses membres était tenu de prêter main forte en cas d'attaque extérieure ou de péril à l'intérieur. Mais, et ceci est un principe nouveau, pour que le secours soit accordé il faut une requête positive (Mahnung). Chaque fois donc qu'un Etat était menacé, il devait, après délibé-

PÉRIODE HÉRO'iQDB

3ser à ses confédérés un appel accompagné d'un sentant le danger auquel il était exposé.

s conflit entre Lucerne et les trois Waldstaetleo, les les plus sages mettront fin à la querelle, à Tamiable it, et les confédérés devront prendre parti contre celui ra à l'exécution de la sentence. En cas de différend entre Idstaetten, si deux se mettent d'accord, Lucerne doit ti contre le troisième. Ce système d'arbitrage était, voit, encore fort primitif, et faisait à Lucerne une posite de celle de ses confédérés. Les autres articles de 1332 ont trait au maintien de Tordre établi sur le la Confédération. Les arrestations arbitraires étaient quiconque, ayant commis quelque crime, avait été ) droits dans un des cantons devait, une fois le juge- Tement prononcé, être également privé de ses droits pes cantons.

s dispositions firent l'objet d'un serment et d'un acte e; malheureusement l'original de ce document s'est texte a été publié dans les Abschiede d'après une itant à l'année 1454 qui se trouve aux archives de Gersau .

i cantons unis par le traité du 7 novembre 133â ne pas un Etat muni d'une organisation propre, c'était défensive, destinée seulement à protéger ses membres lient leur autonomie, leurs frontières, leurs tribunaux, les et continuaient à faire partie de l'empire. La concernois fut considérée par les partisans des Habsbourg cte de félonie. Immédiatement après leur entrée dans ition, les bostilités recommencèrent avec l'Autriche, cependant de courte durée, car cette maison, épuisée e compétition avec l'empire, de guerre lasse, abanle contre les Hauts-Pays. Le duc Olhon conclut avec 'e, en 1334, et fit aux Lucemois de nouvelles conut convenu que dorénavant le bailli de Rothenbourg lit plus lui-même le schultheiss ou avoyer. mais se aire une quadruple présentation, qu'il renoncerait au ner à sa guise les membres du conseil, qu'il serait ver ses éliminations et que si le conseil reconnaissait la justesse de ces motifs, il remplacerait ces conseilitres.

Page 1