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ENTRÉE DE ZURICH DANS LA CONFÉDÉRATION

qu'il avait suivi jusqu'alors, le bourgmestre Broun recherche l'alliance avec l'Autriche. Au mois d'aoât il élabore un projet de traité par lequel Zurich se serait engagée pendant six ans à ne conclure aucune alliance sans le consentement de FAutriche qui, de son côté, aurait promis de prendre sous sa protection la nouvelle conslitution de Zurich. Le duc Albert ne pouvait accepter un arran;;emeDt qui lésait ses parents, les Habsbourg-Rapperscfawit, et abandonner la cause du patriciat; il déclina ces offres. Le parti de la violence l'emporte alors à Zurich, et Broun probablement à coDtre-cœur se décida à rechercher ralliance des Waldstaîtten, événement capital sans lequel, dit Vulliemio, la Gonrédératioa ne serait peut-être jamais sortie des vallées des Alpes. Le 1" septembre 1350, les hostilités recommencèrent. Broun conquit, à la léte des Zuricois, la Marche dont les habitants, sujets du comlg de Habsbourg, inquiétaient Zurich ; il assiégea et détruisit le château d'Ait-Rapperschwil. Une tentative de rapprochement eut lieu cependant, elle échoua encore. Lors d'une nouvelle sortie des Zuricois, vers la Noël, le château de Rapperschwil fut détruit et une grande partie de la ville réduite en cendres ; les habitants furent emmenés prisonniers à Zurich, tandis que des femmes, des enfants, des vieillards, privés d'abris, étaient obligés de fuir leurs demeures au cœur de l'hiver (20 au 25 décembre 1350). Ce fait d'armes et les cruautés qui l'accompagnèrent soulevèrent l'indignalion de la noblesse et déterminèrent le duc d'Autriche à entrer en campagne.

Ce fut dans ces circonstances, quatre mois après le sac de Rapperschwil, que fut conclue l'alliance perpétuelle de Zurich avec Lucerne et les Waldstsetten. Ce nouveau pacte, qui porte la date du î"^ mai i35i, diffère des traités de 1315 et de 1332 sur beaucoup de points. Il fut le type de ceux que les Confédérés conclurent dans la suite. On y remarque une clause qui déroge aux principes précédemment admis entre les Confédérés. Tandis que la convention de 1332, avec Lucerne, leur interdisait de conclure de leur chef des aUiances, les deux parties contractantes, la ville de Zurich et les Waldslœtlen, se réservèrent le droit de pouvoir s'allier séparément avec d'autres villes ou seigneurs, tout en s'engageant d'ailleurs à maintenir intacte, à perpétuité, leur commune alliance de préférence â toute autre. Cette clause, qu'on retrouve dans l'alliance de Berne, devait priver la Confédération de la cohésion qui eût été désirable pour son développement ulté-

îlte laisse percer l'arrière-pensée qu'avait conservée Zurich liance avec l'Autriche ; on peut y voir le fçerme des dis- I qui devaient s'élever plus tard entre les cantons villes et ons campagnards. Le champ d'activité de la nouvelle alst précisé ; les Confédérés ne se bornent pas à garantir ritoire, ils prévoyent de nouvelles extensions et se prosecours pour les luttes auxquelles pourrait donner lieu la on du territoire compris entre les Alpes et le Rhin, et des de l'Aar à son embouchure dans le cours du Rhin. On re- ^a que cette limitation a un caractère non seulement polilais encore commercial ; elle était destinée à assurer le Zurich avec la Suisse occidentale par l'acquisition de Berne, la Rhctie, l'Italie et le Valais par les cols du Gothard, ?:ralp et de la Furca. L'alliance de 1351 garantit à Zurich titution. Il était encore stipulé dans le pacte qu'aucun lient ne pourrait être apporté à sa teneur par la simple : des parties contractantes ; il Tallait l'unanimité pour le , c'était un principe fondamental de l'ancien droit puhlic jes quatre Waldstaetten s'engagent à secourir sans délai m cas d'appel de son conseil ou même de son bourgsans qu'il soit nécessaire de passer par la formalité de lation (Maknung) prévue dans l'alliance de 133â avec Lu- |ui n'était obligatoire que dans les cas d'expéditions plus s lointaines ou de siège. Les frais de la campagne incomcelui qui demanda le secours. La procédure en cas de i entre Confédérés est perfectionnée ; si un litige surgit irich et l'un des Confédérés, il doit être tranché par quatre dont deux sont élus par les Waldstœtten et deux par si les quatre arbitres ne peuvent s'entendre, ils choisismi les Confédéri'S un surarbitre.

onfédérés doivent, de dix en dix ans, renouveler leur serjlliance.

cte de 1351 n'avait plus le cachet de naïveté et d'intimité es précédents, il donne à Zurich une position en évidence à elle que va appartenir désormais l'hégémonie.

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