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ENTRÉE DE CLARIS ET DE ZOUG DANS LA CONFÉDÉRATION

tassins, il avait l'intention de frapper un coup décisif. Le 21 juillet il établit son camp à Hôngg, et commença le blocus de Zurich.

Mais les événements ne répondirent pas à l'attente du duc. Tandis que les Zuricois, grâce aux renforts que leur avaient fournis les Confédérés, repoussaient bravement ses attaques, la discorde s'était mise dans son camp. Le duc de Wurtemberg qui en avait le commandement, apprenant que des négociations pour la paix avaient été entamées à son insu, abandonna le camp. Ce fut le commencement d'une débandade de l'armée, et le duc Albert qui, étant souffrant, se trouvait réduit à l'impuissance, fut contraint à traiter.

Le margrave Louis de Brandebourg fut chargé des négociations. Le 6 août, deux conseillers du margrave entrèrent en pourparlers avec les Zuricois ; leurs conditions furent mises par écrit et, d'accord avec les Waldstaetten, les Zuricois acceptèrent la médiation du margrave de Brandebourg. Les deux délégués du margrave ayant rendu compte de leur mission, le duc donna immédiatement à ses troupes l'ordre de se retirer, et les Zuricois, de leur côté, abandonnèrent leurs positions avancées de défense, qu'ils avaient occupées pendant seize jours sans interruption, ainsi que le fait remarquer fièrement un chroniqueur zuricois. Des conférences eurent lieu à Lucerne ; le i^^ septembre, les Confédérés donnent leur acquiescement à leurs résolutions et le duc fit parvenir la sienne le 14 du même mois ; enfin, le 23 septembre, le margrave signifiait à chacun des cinq cantons séparément par une lettre revêtue de son sceau, les conditions de la paix consenties par l'Autriche, ensorte que les prisonniers faits de part et d'autre purent être échangés.

Ce traité du 1®' septembre 1352, connu sous le nom de paix de Brandebourg^ marque une étape importante dans l'histoire de la Confédération. Quoique les conditions en soient dures, du moins il affirmait l'existence de la Ligue des cinq cantons et reconnaissait formellement l'alliance de Lucerne.

Les cinq cantons s'obligèrent à rendre au duc les biens-fonds dont ils s'étaient emparés durant la guerre et à ne plus inquiéter désormais cette puissance ; le duc prit le même engagement ; des indemnités furent allouées de part et d'autre en raison des dommages subis pendant la guerre. Lucerne promit de respecter les droits souverains des Habsbourg ; Schwyz et Unterwald recon-

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it les fiers que TAutriche possédait chez eux. Zurich et •ne s'eugagèreni à retirer le droit de bourgeoisie aux sujets ;hiens établis dans leurs murs. Les cantons promirent de faire cter par leurs alliés les droits des Habsbourg, de les y con- Ire au besoin, et de ne pas conclure de nouvelles alliances des pays ou villes soumises à l'Autriche, i clauses étaient évidemment de nature à amener des dîssenentre Confédérés et c'était bien probablement ce que désirait ■iche; elle espérait arriver par ce moyen à brouiller les stsetten et Zurich, grâce à l'attitude vacillante du bourgmestre

i prétentions des Habsbourg au landgraviat sur les Waldstaetlentionnées dans l'arbitrage de la reine Agnès furent passées silence dans la paix de Brandebourg. 11 ne fut pas question, ce document, de Glaris et de Zoug, d'où il faut conclure que liances avec ces deux pays tombaient en déchéance; ce qui luve, du reste, c'est que ces deux cantons ne sont pas traités Iligérants, ils ne reçoivent pas d'exemplaires du traité. Quoinomentanémcnt abolies, ces deux alliances devaient renaître i force des choses, mais dès lors jusqu'à la bataille de Sempach iitioD de ces deux cantons resta douteuse. Ice à la paix de Brandebourg, la Confédération échappa à ■edoulable crise. Zurich rendit la liberté au comte Jean de )ourg, restitua ses conquêtes de Rapperschwil et de la Marche, autre part, le duc se porta garant des dispositions paciBques s avoués à l'égard de Zurich.

te paix, comme c'était souvent le cas dans ces temps, ne fut e longue durée ; nous verrons les hostilités reprendre dès ■e 1353, mais avant de parler de la suite de cette guerre, vient d'exposer les circonstances qui devaient amener l'enle la ville impériale de Berne dans l'alliance perpétuelle et ' à huit le nombre des cantons confédérés.

BATAILLE DE LAUPEN.

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