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CHAPITRE IX

Bataille de Laupen. — Entrée de Berne dans la Confédération (6 mars 1353).

Orig'iDe de la ville de Berne. — Domination de la maison de Savoie. — LuUe contre Rodolphe de Habsbourg. — Evolution politique. — Lutte contre TAu- Iriche et les Kibourg. — Bataille de Laupen. — Alliance avec les Waldstaetten.

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^happer à ce daoger, les Bernois invoquèrent, ainsi qu'on l'a 'u plus haut, la protection de Pierre de Savoie et reconnurent « souveraioeté. Sous la domioatioD de ce prince, une ère de pros- )érité commença pour Berne, la ville s'étendit si bien que Pierre a >u être considéré comme son second fondateur. En s'attacbant à .a fortune pour un temps, les Bernois donnèrent une preuve de ce ;ens politique qui devait plus tard leur assurer le premier rang lans la ConfMération suisse. Nous avons déjà parlé de la rivalité lu Petit Charlemagne avec Rodolphe de Habsbourg. Les Bernois ivaient vaillamment soutenu le comte Pierre dans cette lutte; tn se souvient que comme récompense de l'aide qu'ils lui avaient ournie, ils lui demandèrent de leur restituer la charte par laquelle Is s'étaient reconnus ses sujets. C'est ainsi qu'après avoir échappé lu joug des Kibourg, et subi pendant un temps relativement court a domination de la maison de Savoie, les Bernois reconquirent eur indépendance (1267). Pierre de Savoie mourut l'année suivante, avec lui disparut le prestige de la Savoie ; les Bernois conclurent cependant une alliance avec son successeur, le comte Phiippe. Tandis que pâlissait l'étoile des Savoie, celle des Habsbourg jrillait d'un plus vif éclat. A la nouvelle de l'élection de Rodolphe, es Bernois renoncèrent à l'alliance savoyarde et s'empressèrent l'envoyer à Bâle une délégation auprès de l'empereur qui, de son ^té, confirma leur charte municipale (Handfeste) le 15 janvier 1274.

Ce rapprochement ne devait pas être de longue durée ; comme lous l'avons déjà dit, Rodolphe était un monarque avide et cupide, I cherchait à constituer à sa famille une grande principauté en leivétie, et, pressé d'argent, il levait sur les villes des impôts écralanls, Berne alors se détacha de lui et se rapprocha de nouveau de a Savoie. En 1288, l'empereur marcha contre elle avec une armée îonsidérable et mit le siège devant la fière cité de l'Aar. Le 4 juin, es Bernois repoussent avec succès un premier assaut. Au mois l'août, les impériaux livrent un second assaut qui fut également repoussé et entraîna l'abandon du siège. Plus heureux, l'année suivante, les impériaux réussissent à entrer par surprise dans Berne ^ui ne put alors se refuser à payer la taxe impériale, mais conserva son indépendance. La défaite des Bernois ne précède que le deux ans le décès de Rodolphe.

Vers la fin du treizième siècle, les corps de métiers réclament à Berne une participation aux atfaires publiques. Mieux inspirés

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