‹ Histoire de la Normandie sous le règne de Guillaume-le-Conquérant et de ses successeurs, depuis la conquête de l'Angleterre jusqua la réunion de la Normandie au royaume de FranceChapitre 137 sur 255 · SIÈGE DE MAYET · texte numérisé non relu

SIÈGE DE MAYET

pour les détruire. L'armée royale pénétra assez tôt dans le château de Vaux pour le sauver de la ruine. La place de Mayet fit une vive résistance ; le roi faillit même être frappé d'un coup de pierre lancée par les assiégés : elle brisa la tête d'un soldat auprès de lui. En même temps les assiégés poussèrent des cris de joie féroce en disant : « Voilà delà chair fraîche pour la cuisine du roi.'))

Guillaume fut attéré de l'idée du danger auquel il venait d'échapper, et de l'animosité des habitans du Maine. Il ne se crut plus en sûreté dans le pays, et tint conseil avec ses barons. Voyant sa frayeur, ils furent d'avis qu'il fallait lever le siège , et se retirer en dévastant tout sur le passage de l'armée. Ce conseil fut suivi en tout point, et Guillaume se retira, en changeant en désert la contrée fertile qu'il traversait. "

La frayeur dont Guillaume fut saisi au siège de Mayet paraît étrange de la part d'un prince qui avait montré une si grande intrépidité pour tra-

Order. Vital, lib. 10.

Ibid.

Viles ardent , preies acoillent ,

Borgeiz pcrncnt , vilainz dcspoillcnt , etc.

Roman (leRou, tome u , v. i5o92 et suiv. I. 18

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