LES ANGEVINS ATTAQUENT
parti angevin avait fait trop de progrès pour qu'ils fussent capables de rétablir la tranquillité , d'autant plus que Geoffroy Plantagenet s'était établi au milieu du pays, ayant été introduit par son beau-frère Robert de Glocester dans Caen et dans d'autres places fortes ; ils appelèrent sous leurs drapeaux des guerriers éprouvés , entre autres Raoul de Péronne, qui leur amena deux cents cavaliers. '
Avec ces secours ils marchèrent contre les Angevins ; à l'approche des royaux , ceux-ci se retirèrent, laissant une garnison à Caen, qui sut défendre la ville ; il y eut un combat entre elle et les royaux ; plusieurs personnes y furent tuées ou blessées , sans qu'aucun des deux partis s'avouât vaincu. Au i^*^ octobre, les Angevins, avec leur comte à leur tête , reprirent l'offensive , en investissant Falaise , qui était défendu avec beaucoup d'intrépidité par Richard de Lucé. Après avoir ravagé les environs , ils abandonnèrent subitement leur camp, probablement par suite d'une fausse alarme ; mais ils ne tardèrent pas à reparaître devant Falaise , et ne pouvant prendre
■ Ordcric Vital , lib. 13.