‹ Histoire de la Normandie sous le règne de Guillaume-le-Conquérant et de ses successeurs, depuis la conquête de l'Angleterre jusqua la réunion de la Normandie au royaume de FranceChapitre 234 sur 255 · MONTREUIL-BELLAY · texte numérisé non relu

MONTREUIL-BELLAY

se fiant à l'amitié de Louis-le-Jeune, qui aimait sa société, avait continué d'exercer des actes de violence dans le voisinage de son château. C'est ainsi qu'il avait imposé un cens de trois sous par semaine au bourg de Méron, qui dépendait de l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers. Les paysans opprimés adressèrent leurs réclamations au chapitre, et celui-ci implora pour eux la protection du comte d'Anjou leur maître. Geoffroy, après avoir demandé en vain que le seigneur de Berlay redressât le grief dont on se plaignait, résolut de punir l'audace de ce vassal , et vint mettre le siège devant Mon treuil-Bellay. Ce lieu, qui tirait son nom d'un prieuré ou petit monastère, avait une position extrêmement forte, le château étant bâti solidement sur une roche , au bord du Thouet ; il parait que par des souterrains il communiquait avec la Motte-Bourbon, qui esta quelque distance'. Il n'était guère possible de prendre ce fort d'assaut : aussi Geoffroy se borna-t-il à le bloquer étroitement. Le siège commença en 1149? et dura jusqu'en ii5i. Ce fait parut si extraordi-

' Botlin , Recherches historiques sur Saiiniui: Sauimir, 1812, t. »> chap. 31 .

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