‹ Histoire de la Normandie sous le règne de Guillaume-le-Conquérant et de ses successeurs, depuis la conquête de l'Angleterre jusqua la réunion de la Normandie au royaume de FranceChapitre 235 sur 255 · LOUIS VII · texte numérisé non relu

LOUIS VII

naire dans le moyen âge qu'un chroniqueur fait la remarque que depuis Jules César on ne vit de siège semblable. '

Ayant épuisé toutes ses ressources , Montreuil- Bellay fut obligé enfin de se rendre au comte d'Anjou. Giraud Berlay fut enfermé au château de Saumur, et le donjon de son propre château fut à moitié démoli ; on en voit encore aujourd'hui la partie inférieure telle que la laissa le vainqueur. '

Louis-le-Jeune n'était pas venu au secours de Montreuil ; mais il adressa de vifs reproches à Geoffroy lorsque celui-ci, usant de son droit, eut mis en prison son vassal désobéissant. Cependant le roi ne prit les armes que lorsque Geoffroy eut déclaré son fils duc de Normandie , sans avoir obtenu la sanction de la France. Une armée fut conduite par le roi dans cette province , et vint investir le château d'Arqués. Eustache, le prétendant, marchait avec le roi ; Geoffroy, occupé, dans ce temps, du siège de Torigny, eut

' « Everso castro Monasteriolo a D. Gaufrido obsesso castellis lapideis per très annos, quod ioauditum est jiost Jul. Caesarcm. w Robert deM.on\,e , y^ppcnd. adSigebert., ad anr. 1151.

^ Bodin, Recherches , etc., toin. i, chap. 31.

ENTRE EN WORMAWWIE. 4^9

bientôt réuni sous ses bannières assez de Normands , d'Angevins et de Bretons pour arrêter les Français. Le jeune Henri voulut combattre dans cette armée contre Louis-le-Jeune; des conseillers sages lui firent comprendre pourtant que la querelle étant entre le roi de France et le comte d'Anjou , lui , duc de Normandie , qui pour cette possession relevait de Louis-le-Jeune, devait s'abstenir d'intervenir. '

Les troupes françaises , ne pouvant prendre Arques , se retirèrent , et bientôt après Louis-le- Jeune tenta de pénétrer dans la Normandie du côté de Mantes , en longeant la Seine. Cependant là il tl'ouva encore les Normands et Angevins prêts à le repousser; il prit néanmoins Vernon et Neufmarché ; mais comme il tomba malade , il fut obligé de se retirer à Paris. Une trêve fut conclue entre les deux armées. Des religieux et d'autres personnes considérées intervinrent pour négocier la paix ; elle fut conclue en effet quelque temps après ; Geoffroy Plantagenet promit de rendie la liberté à son prisonnier Giraud Ber-

■ « Non permiserunt ut cum rcge domino suo congrederelur. « Rob. de Monte , Apperul.

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